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Coronavirus / Sars / Covid

In China, traditional Chinese medicine (TCM) has already played an important role treating SARS‐CoV and SARS- CoV2 infections. During the first SARS epidemic in Guangdong, allpatients received Chinese medicine treatments over different stages of the disease in addition to biomedical treatments. The most commonly used formulations were San Ren Tang, Yin Qiao San, Ma Xing Shi Gan Tang, Gan Lu Xiao Du Dan, and Qing Ying Tang, containing mixtures of many different herbs. In Hong Kong, a combination of Sang Ju Yin and Yu Ping Feng San, plus two other botanicals, Isatidis folium (Isatis tinctoria L.) and Scutellariae radix (Scutellaria spp.), have been used with success to protect high-risk
hospital workers against Sars-CoV infection [40]. According to a survey from 2007 [41], during the first SARS‐CoV crisis in China, 40 to 60% of the infected patients received Chinese medicine treatment on top of standard modern medicine treatment at some stages of the disease. The results indicate positive but in- conclusive indications about the efficacy of the combined treatments using Chinese medicine as an adjuvant [41]. 

Evaluation of the published literature within this study for the observed positive effects point to better control of fever, quicker clearance of chest infection, lesser consumption of steroids, and relief of other symptoms [41]. On the other side, many more clinical studies have to be performed with Chinese medicinal preparations as an adjuvant to provide adequate evidence-based therapeutic con- cepts.
During the recent SARS‐CoV‐2 infections, TCM has been again widely applied in China. According to a recent report, more than 85% of SARS‐CoV‐2 infected patients have received TCM treatment in China [42]. The used formulations and natural products have been recently reviewed [42]. In one survey, Luo et al. [43] found that Astragalus membranaceus (Astragalus mongholicus Bunge), Glycyrrhizae uralensis Fisch. ex DC., Saposhnikovia divaricata (Turcz. ex Ledeb.) Schischk., Atractylodis macrocephalae Koidz.(rhizome), Lonicerae japonica Thunb. (flower), Forsythia suspensa (Thunb.) Vahl (fruit), Atractylodes lancea (Thunb.) DC. (rhizome), Platycodon grandiflorus (Jacq.) A.DC. (root), Agastache rugosa (Fisch. & C. A.Mey.) Kuntze, and Cyrtomium fortunei J. Sm. were the ten most commonly used Chinese medicinal plants in the
treatment of COVID-19. Yang et al. [42] concluded that more and better controlled clinical studies are needed to evaluate theefficacy of TCM in the treatment of SARS‐CoV. In addition, stan- dardised products should be used rather than self-prepared formulations. They also recommended that the safety of TCM treatment should be evaluated. It shows that there is huge potential, but a lot of basic and clinical research is still needed to understandthe mechanisms of action in order to end up in evidence-based medicine. Importantly, the underlying philosophical concepts differ [44] and it is certainly difficult to assess many of these approaches in bioscientific terms. At the same time, it would be negligent to just ignore this large body of scholarship and, more importantly, the widespread use of preparations derived from, in
this case, TCM. There is a tremendous research agenda with which we need to engage, and this will be a core task for research to develop novel therapeutic approaches.

[41] Leung PC. The efficacy of Chinese medicine for SARS: a review of Chinese publications after the crisis. Am J Chin Med 2007; 35: 575–581
[42] Yang Y, Islam MS, Wang J, Li Y, Chen X. Traditional Chinese medicine in the treatment of patients infected with 2019-new Coronavirus
(SARS‐CoV‐2): A review and perspective. Int J Biol Sci 2020; 16: 1708–1717
[43] Luo Y, Wang CZ, Hesse-Fong J, Lin JG, Yuan CS. Application of Chinesemedicine in acute and critical medical conditions. Am J Chin Med 2019; 47: 1223–1235
44. Ang L, Lee HW, Choi JY, Zhang J, Soo Lee M. Herbal medicine and pattern identification for treating COVID‐19: a rapid review of guidelines. Integr Med Res 2020; 9: 100407
 45.  Li SY, Chen C, Zhang HQ, Guo HY, Wang H, Wang L, Zhang X, Hua SN, Yu J, Xiao PG, Li RS, Tan X. Identification of natural compounds with antiviral activities against SARS-associated coronavirus. Antiviral Res 2005; 67:18–23


Dans la course aux vaccins et aux médicaments anti-coronavirus, le Québec se démarque avec sa recherche sur une substance naturelle utilisée en Nutrithérapie pour protéger du vieillissement, des dégâts sur l’ADN, et en prévention des maladies cardio-vasculaires et du cancer.

L’institut de Recherches Cliniques de Montréal étudie en ce moment même sur 1000 patients chinois à Wuhan, l’efficacité de la Quercétine pour traiter et prévenir le Coronavirus.


 
Une substance naturelle et déjà éprouvée
La quercétine ou quercétol est un flavonoïde de type flavonol présent chez les plantes comme métabolite secondaire. On le trouve notamment en quantité dans l’oignons rouge, la peau des pommes, les fruits rouges, le thé vert et les choux (surtout le brocoli cru). Le quercétol est le plus actif des flavonoïdes et de nombreuses plantes médicinales doivent leur efficacité à leur fort taux en quercétol.

En effet, des études récentes ont déjà établi l’effet des flavonoïdes sur l’inhibition de la réplication des virus tels que le SRAS ou la Dengue, protecteur de l’ADN, et leur potentiel antiviral[1].
L’étude a porté sur Houttuynia cordata (H. cordata) Thunb. (Saururaceae) une plante herbacée vivace originaire de Chine qui comme le pourpier, a tendance à être envahissante. Cette plante est en effet très riche en flavonoïdes, aux pouvoirs anti-inflammatoires et anti-oxydants, et a été également étudiée pour son action contre certains biofilms dans le cas des maladies nosocomiales par exemple[2].
La quercétine est surtout un puissant anti-oxydant, anti-histaminique et bronchodilatateur que l’on utilise avec succès dans le traitement des rhinites allergiques et les asthmes.

La puissance des molécules naturelles
Pas étonnant qu’elle ait été sélectionnée comme candidate dans la famille des molécules naturelles contre le coronavirus (et donc pas chères!) pour fabriquer des médicaments rapidement, en quantité et à bas coût! L’IRCM et le Dr Chrétien, médecin et chercheur de l’institut qui supervise l’étude en question et les recherches, sont également connu pour leurs travaux sur les effets de la même substance végétale contre le virus Ebola et le Zika.
En attendant les résultats de cette étude qui devrait arriver dans les prochains jours (si l’OMS le permet…), nous comprenons qu’il est intéressant d’utiliser, outre la Quercétine, un ensemble de flavonoïdes protecteurs pour prévenir mais également traiter les virus dont le coronavirus, comme la lutéoline ou l’EGCC du thé vert.

Toutefois, ne cédons pas à la panique car comme je le disais dans mon article précédent, les plus grands risques concernent surtout les personnes immunodéprimées et les personnes âgées! On veillera particulièrement sur l’environnement et la santé de ces personnes. Bien sûr, comme pour tout virus ou grippe, on préfèrera ne pas être infecté.
Et en cas d’infection, je vous propose donc d’utiliser les remèdes naturels ci-dessous que sont les huiles essentielles qui n’ont plus à être présentées, en plus de la quercétine et des compléments boostant de l’immunité :

Les procotoles naturelles contre les virus et le coronavirus

Traitement préventif
Huiles essentielles de Ravintsara ou de Saro : à appliquer en massage sur le thorax 3 à 4 fois/j et dans le haut du dos, ou que l’on peut trouver déjà mélangées chez Pranârom dans le complexe Résistance et Défenses Naturelles. Utilisables également en diffusion pour assainir l’air et en appliquant qqs gouttes sur un petit galet poreux ou un mouchoir à emmener avec soi la journée.
Quercétine à raison de 500mg/j

Traitement curatif
Huiles essentielles de Ravintsara, de Saro, de Cannelle et d’Origan. On trouvera le mélange de ces deux dernières dans la composition en gélules Santé Intestinale de Pranârom. On pourra prendre l’huile essentielle de Ravintsara ou de Tea Tree en plus à raison de 2 gouttes 3 fois /j sur un support neutre, dans un peu de miel ou d’huile d’Olive pendant 7 jours puis 2 fois /j pendant 15j

Gemo-Vir (macérat de bourgeons de Cassis, Aulne, Argousier) 5 gouttes 3x/j pendant 10jours

Quercétine à raison de 1g/jour

Et toujours, en préventif comme en curatif, la vitamine D autour de 3000UI/j, la vitamine C autour de 500 à 1000mg/j et les plantes qui boostent l’immunité.

D’autre part, il sera intéressant de prendre des tisanes de thym, romarin, avec du citron, du gingembre, du miel de thym et de la cannelle. Elles seront de très bons alliés pour vous remonter rapidement également.

Et je rajouterai en plus la consommation de :
2 gousses d’ail cru par jour entière ou écrasée, à laisser plusieurs secondes dans la bouche, puis mâcher avant d’avaler.
tous les aliments qui sont riches en quercétine et autres flavonoïdes comme les plantes mentionnées en haut de l’article.

Nadia Rasamoely
Passionnée de médecines naturelles depuis 20 ans, Nadia est naturopathe, conférencière et formatrice spécialisée et certifiée en Nutrithérapie et Nutrition

[1] Evaluation of antiviral activities of Houttuynia cordata Thunb. extract, quercetin, quercetrin and cinanserin on murine coronavirus and dengue virus infection. Chiow KH1, Phoon MC1, Putti T1, Tan BK1, Chow VT2. Asian Pac J Trop Med. 2016 Jan;9(1):1-7. doi: 10.1016/j.apjtm.2015.12.002. Epub 2015 Dec 19.
Quercetin as an Antiviral Agent Inhibits Influenza A Virus (IAV) Entry.
Wu, W., Li, R., Li, X., He, J., Jiang, S., Liu, S., & Yang, J. (2015).  Viruses, 8(1), 6. https://doi.org/10.3390/v8010006

[2] Antibiofilm and Anti-Inflammatory Activities of Houttuynia cordata Decoction for Oral Care. Evid Based Complement Alternat Med. 2017;2017:2850947. doi: 10.1155/2017/2850947. Epub 2017 Oct 16. Sekita Y1, Murakami K2, Yumoto H3, Hirao K3, Amoh T2, Fujiwara N2, Hirota K2, Fujii H2, Matsuo T3, Miyake Y2, Kashiwada Y1.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1538011/quercetine-coronavirus-michel-chretien-ircm-montreal-patrice-roy
https://www.macleans.ca/news/canada/a-made-in-canada-solution-to-the-coronavirus-outbreak/
https://www.cbc.ca/radio/thecurrent/the-current-for-feb-28-2020-1.5479561/as-coronavirus-spread-speeds-up-montreal-researchers-will-trial-an-anti-viral-treatment-for-covid-19-in-china-1.5480134



Potentiel antiviral d’Artemisia annua

Plusieurs espèces d’Artemisia présentent des propriétés antivirales. Ce phénomène a été décrit pour la première fois par une équipe de chercheurs indiens en 1991 :
M.M. Abid Ali Khan, D.C. Jain, R.S. Bhakuni, Mohd. Zaim and R.S. Thakur
Occurrence of some antiviral sterols in Artemisia annua
Plant Science (Ireland) 75, 161-165., 1991
L’équipe de recherche a évalué l’activité inhibitrice de 21 plantes contre le tobamovirus. Parmi les extraits de plantes testés, les extrait de Lawsonia alba, Artemisia annua et Cornus capitata ont montré une forte activité inhibitrice.
Les auteurs commentent les résultats de leurs recherches de la manière suivante :
« Le dépistage antiviral des plantes a montré qu’elles présentent des degrés d’inhibition variables, que certaines d’entre elles contiennent des inhibiteurs de virus très puissants. Le programme de dépistage a ainsi mis en évidence que les plantes A. annua, L. alba et C. capitata possèdent des inhibiteurs de virus.

Seuls quelques rares inhibiteurs ont été entièrement caractérisés, et ceux-ci présentent des variations de composition chimique frappantes. Certains inhibiteurs ont été caractérisés comme étant des glycoprotéines, des protéines et des polypeptides naturels, tandis que d’autres inhibiteurs présentaient les caractéristiques des hydrates de carbone ou des polysaccharides.

L’inhibition du virus par l’extrait de feuilles de fraise et de framboise s’est avérée due à la présence de tanins phénoliques et l’inhibiteur de Begonia tuberhybrida a été identifié comme étant l’acide oxalique. Dans les plantes de fruits à noyau, par exemple Prunus sp., l’inhibiteur était de type flavonoïde et apparenté à la quercitine.
De même, les glycosides stéroïdiens, triterpénoïdes et les constituants volatiles d’origine végétale se sont révélés posséder une activité inhibitrice des virus. La gamme de leurs poids moléculaires varie considérablement. La nature de l’inhibiteur de virus actif dans Artemisia annua a été identifiée comme un mélange de stérols de faible poids moléculaire qui a été séparé et identifié comme étant du sitostérol et du stigmastérol.
L’hypothèse selon laquelle ces stérols antiviraux exercent leur action sur les hôtes plutôt que sur les virus est étayée par le fait que le nombre de lésions produites est réduit lorsque le composé est appliqué en premier, suivi d’une inoculation de virus, et des données ont indiqué une réduction de la taille de la lésion, à savoir son diamètre. Il s’agit du premier rapport sur les stérols présents dans la plante A. annua montrant une activité inhibitrice des virus. » [1]
Cette recherche suggère que les agents antiviraux d’Artemisia annua sont des stérols. L’effet antiviral est lié à leur action protectrice des hôtes des virus.

En comparant l’effet antiviral de 7 espèces d’Artemisia [2], une étude de 2011 a montré que parmi les armoise testées, l’effet d’Artemisia annua était toujours le plus fort et que l’extrait de celle-ci était souvent plus puissant que celui de l’antiviral de synthèse Acyclovir contre le virus Herpes Simplex type 1 (HSV1) in vitro.

MK Karamoddini, SA Emami, MS Ghannad, A Sahebcar.
Antiviral activities of aerial subsets of Artemisia species against Herpes Simplex virus type 1 (HSV1) in vitro
Asian Biomedicine vol 5-1, 2011, 63-6

Après le criblage de plus de 200 extraits de plantes médicinales chinoises pour leurs activités antivirales contre le coronavirus associé au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV), les extraits de quatre de ces plantes, Lycoris radiata, Artemisia annua, Pyrrosia lingua et Lindera aggregata ont montré des effets d’inhibition significatifs sur le virus lorsque la souche BJ001 du SRAS-CoV a été utilisée pour le criblage. La dépendance à la dose administrée des activités antivirales a été déterminée par des dilutions en série des composés. L’extrait de Lycoris radiata s’est avéré le plus puissant, suivi par l’extrait d’Artemisia annua.

Shi-you Li, Cong Chen, Hai-qing Zhang, Hai-yan Guo, Hui Wang, Lin Wang a,b , Xiang Zhang c , Shi-neng Hua, Jun Yu, Pei-gen Xiao, Rong-song Li, Xuehai Tan,Identification of natural compounds with antiviral activities against SARS-associated coronavirus, Antiviral Research 67 (2005) 18-23, © 2005 Elsevier B.V

Vincent Cheng & al (2007), citent également Artemisia annua comme l’un des agents antiviraux et immunomodulateurs prometteur testé contre SRAS-CoV chez les animaux et in vitro :
Vincent C. C. Cheng, Susanna K. P. Lau, Patrick C. Y. Woo, et Kwok Yung Yuen
Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus as an Agent of Emerging and Reemerging Infection, Clinical Microbiology Reviews, Oct. 2007, p. 660-694 Vol. 20, No. 4

Des chercheurs de l’Université de Leyde ont fourni en 2012 une mesure quantitative de l’activité anti-VIH in vitro d’Artemisia annua et d’Artemisia afra.
« L’objectif de cette étude était de fournir des preuves scientifiques quantitatives que l’infusion d’Artemisia annua présente une activité anti-VIH grâce à des études in vitro.
Un deuxième objectif était de déterminer si l’artémisinine joue un rôle direct ou indirect (synergie) dans l’activité observée.
Pour ce faire, nous avons inclus dans nos études une espèce chimiquement très proche, Artemisia afra, dont on sait qu’elle ne contient pas d’artémisinine.

Matériels et méthodes : Des systèmes cellulaires validés ont été utilisés pour tester l’activité anti-VIH d’échantillons d’infusion d’Artemisia annua. Deux tests indépendants de formats différents (un format d’infection et un format de co-culture) ont été utilisés. Les échantillons ont également été testés pour leur toxicité cellulaire par rapport aux cellules humaines utilisées dans les tests.

Résultats : L’infusion d’Artemisia annua s’est avérée très active avec des valeurs de CI 50 aussi faibles que 2,0 μg/mL. En outre, nous avons constaté que l’artémisinine était inactive à 25 μg/mL et que l’espèce chimiquement apparentée, Artemisia afra (ne contenant pas d’artémisinine), présentait un niveau d’activité similaire. Cela indique que le rôle de l’artémisinine, directement ou indirectement (synergie), dans l’activité observée est plutôt limité. En outre, aucune toxicité cellulaire n’a été observée pour l’infusion d’Artemisia aux concentrations les plus élevées testées.

Conclusion : Cette étude fournit la première preuve in vitro de l’activité anti-VIH de l’infusion d’Artemisia annua. Nous rapportons également pour la première fois l’activité anti-VIH de l’Artemisia afra, bien que cela n’était pas un objectif de cette étude. Ces résultats ouvrent la voie à l’identification de nouveaux composés pharmaceutiques actifs dans l’Artemisia annua qui permettraient de réduire potentiellement le coût de production important du composé antipaludique qu’est l’artémisinine. » [3]

Andrea Lubbe, Isabell Seibert, Thomas Klimkait, Frank van der Kooy.
Ethnopharmacology in overdrive : The remarkable anti-HIV activity of Artemisia annua.
Journal of Ethnopharmacology (2012) JEP-7371

Composés actifs antiviraux des Artemisia annua et afra

⇒ Stérols

Une étude chinoise, publiée en 2003, étaye la découverte faite une décennie plus tôt du potentiel antiviral des stérols d’Artemisia annua. Selon les auteurs de la publication, les stérols de l’Artemisia annua ont des propriétés antivirales supérieures à celles des autres molécules de cette plante, comme l’artémisinine ou l’artéannuine-B. Les chercheurs affirment également que l’Artemisia annua a une activité antivirale supérieure à celle de 20 autres plantes médicinales testées.


Xiangjie Sun and Gary R. Whittaker,
Role for Influenza Virus Envelope Cholesterol in Virus Entry and Infection
Journal of Virologie. 2003 Dec ; 77(23) : 12543–12551

⇒ Artémisinine
Si les stérols s’avèrent être identifiés comme les agents antiviraux les plus actifs de la plante, ils ne sont pas les seuls composés actifs inhibiteurs des virus.
Une étude publiée en 2008 montre que la bioactivité de l’artémisinine et de son dérivé semi-synthétique, l’artésunate, ne se réduit pas à son action antimalarienne mais comprend l’inhibition de certains virus, tels que le cytomégalovirus humain et d’autres membres de la famille des herpesviridae (par exemple le virus de l’herpès simplex de type 1 et le virus d’Epstein-Barr), le virus de l’hépatite B, le virus de l’hépatite C et le virus de la diarrhée virale bovine.

« La médecine traditionnelle chinoise occupe une position unique parmi toutes les médecines traditionnelles en raison de ses 5000 ans d’histoire. Notre intérêt pour les produits naturels issus de la médecine traditionnelle chinoise a été déclenché dans les années 1990, par les lactones sesquiterpènes de type artémisinine de l’Artemisia annua L.

Comme cela a été démontré ces dernières années, cette classe de composés a une activité contre la malaria, les cellules cancéreuses et la schistosomiase. Il est intéressant de noter que la bioactivité de l’artémisinine et de son dérivé semi-synthétique, l’artésunate, est bien plus large et comprend l’inhibition de certains virus, tels que le cytomégalovirus humain et d’autres membres de la famille des herpèsviridés (par exemple, le virus de l’herpès simplex de type 1 et le virus d’Epstein-Barr), le virus de l’hépatite B, le virus de l’hépatite C et le virus de la diarrhée virale bovine.

L’analyse du profil complet des activités pharmacologiques et des modes d’action moléculaires de l’artémisinine et de l’artésunate et de leurs performances dans les essais cliniques permettra d’élucider davantage le plein potentiel antimicrobien de ces outils pharmacologiques polyvalents naturels. » [4]

Efferth T, Romero MR, Wolf DG, Stamminger T, Marin. JJG, Marschall M.,
The antiviral activities of artemisinin and artesunate
Clin Infect Dis. 2008 ; 47:804-11

Le potentiel antiviral de l’artémisinine contenue dans Artemisia annua a été également mis en évidence par les études suivantes :

Romero Marta, Serrano Maria, Vallejo Marta, Efferth Thomas ; Alvarez, Marcelino ; Marin, Jose, Antiviral Effect of Artemisinin from Artemisia annua against a Model Member of the Flaviviridae Family, the Bovine Viral Diarrhoea Virus (BVDV),
Planta Medica 72(13):1169-74, November 2006

Marta R. Romero, Thomas Efferth, Maria A. Serrano, Beatriz Castaño, Rocio I.R. Macias, Oscar Briz, Jose J.G. Marin, Effect of artemisinin/artesunate as inhibitors of hepatitis B virus production in an “in vitro” replicative system,
Antiviral Research 68 (2005) 75–83

⇒ Quercétine
Un autre composé actif présent dans différentes espèces d’Artemisia, dont Artemisa annua et Artemisia afra se révèle également avoir une action antivirale. Il s’agit de la quercétine qui s’avère être un antiviral à large spectre :

J.F.S. Ferreira, Dave Luthria, Tomikazu Sasaki, Arne Heyerick,
Flavonoids from Artemisia annua L. as Antioxidants and Their Potential Synergism with Artemisinin against Malaria and Cancer
Molecules 2010, 15, 3135-3170

Yang GE, Bao L, Zhang XQ, Wang Y, Li Q, Zhang WK, Ye WC,
Studies on flavonoids and their antioxidant activities of Artemisia annua
Zhong Yao Cai. 2009 Nov ; 32(11) : 1683-6

James T. Mukindaa, James A. Sycea, David Fisher, Mervin Meyer
Effect of the Plant Matrix on the Uptake of Luteolin Derivatives-containing Artemisia afra Aqueous-extract in Caco-2 cells
Journal of Ethnopharmacology 130 (2010) 439–449

La propriété antivirale de ce flavonoïde a été identifiée dès 1985 :
Tej N. Kaul, Elliott Middleton, Jr., and Pearay L. Ogra, Antiviral Effect of Flavonoids on Human Viruses
Journal of Medical Virology l5:71-79 (1985)

Une équipe de recherche chinoise a étudié le mécanisme inhibiteur de la quercétine qui s’avère être à large spectre :
« Les virus de la grippe A [Influenza A viruses (IAVs)] provoquent des pandémies et des épidémies saisonnières avec une morbidité et une mortalité élevées, ce qui nécessite des agents anti-IAV efficaces. La glycoprotéine hémagglutinine du virus de la grippe joue un rôle crucial dans la phase initiale de l’infection virale, ce qui en fait une cible potentielle pour le développement de thérapeutiques antigrippales. Nous avons constaté ici que la quercétine inhibe l’infection grippale pour un large spectre de souches, notamment A/Puerto Rico/8/34 (H1N1), A/FM-1/47/1 (H1N1) et A/Aichi/2/68 (H3N2) avec une concentration inhibitrice semi maximale (CI50) de 7,756 ± 1,097, 6,225 ± 0,467 et 2,738 ± 1,931 μg/mL, respectivement.
Des études sur les mécanismes ont montré que la quercétine interagissait avec la sous-unité HA2. De plus, la quercétine pourrait inhiber l’entrée du virus H5N1 en utilisant le système de dépistage des médicaments basé sur les pseudovirus. Cette étude indique que la quercétine qui présente une activité inhibitrice au stade précoce de l’infection grippale constitue une option thérapeutique future pour développer des produits naturels efficaces, sûrs et abordables pour le traitement et la prophylaxie des infections induites par les virus de la grippe A. » [5]




The extracts, Lycoris radiata, Artemisia annua, Pyrrosia lingua, and Lindera aggregata exhibited significant inhibition effects on virus-induced CPE when SARS-CoV strain BJ001 was used in screening. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7114104/



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