unité en christianisme

2022.

ACTUALITÉ DE LA REPRÉSENTATION DE L’UNITÉ AU CŒUR DU CHRISTIANISME


Comme chaque année revient le temps voué à l’Unité dans le christianisme, ce qui me porte à méditer sa situation actuelle. Depuis janvier dernier, à plusieurs reprises, l’actualité dramatique que vit une grande partie des Chrétiens d’Orient a fait irruption dans nos vies quotidiennes[1]. Je voudrais donc, contrairement aux années précédentes, m’intéresser de plus près aux représentations de l’unité entre Orient et Occident plutôt qu’à celles qui concernent les mondes catholique et protestant. Personne ne reste indifférent aux très grandes difficultés consécutives à la guerre ou à l’après-guerre qui caractérisent les régions où ils vivent. Et, à l’exode qu’elles engendrent pour survivre. Plus encore que par l’actualité médiatisée, c’est par la voix de certains dignitaires visitant les Eglises d’Europe ou venus y reprendre des forces, que cette réalité fut décrite. On pourrait se dire que cette situation est bien éloignée de la vie d’ici. Et que l’écoute bienveillante, mais impuissante, est la seule attitude possible. Et pour certains, la prière et le soutien financier. Après tout qu’a donc à voir avec cela, le christianisme pratiqué ici… se disent certains. La source de leurs problèmes est politique, la religion n’est pas en cause. La différence culturelle actuelle et la donne historique comportent tant d’aspects contrastés entre ces deux formes de christianisme que l’idée d’unité semble très évanescente, voire obsolète. A chacun de gérer sa propre réalité et ses limites particulières. Seulement voilà au moins une fois par année, on se souvient que, plus profondément, la même source a généré ces communautés, ces églises qui constituent le christianisme aujourd’hui : Jésus-Christ. C’est de là que l’élément unité se faufile encore à travers tant de diversité ! Appartenant à l’un ou l’autre des éléments qui le constituent, on sera conduit à se représenter le christianisme comme une seule macro-forme parmi d’autres (autres religions, philosophies, spiritualités, politiques, etc.). A se préoccuper de temps en temps de la vie qu’y mènent les autres. A se référer à des représentations de l’unité existantes ou à en créer de nouvelles.

La première représentation de l’unité d’une forme de laquelle on pourrait s’inspirer pour

se représenter aussi sa diversité et ses « blessures » à réparer, fut élaborée ailleurs. Elle est le fait de personnes qui s’occupaient de réparer la maltraitance de l’enfance. Celle-ci prit des formes variées d’un pays à l’autre, mais la jeune personne humaine qui a subi de la violence s’en trouve longtemps endommagée. Il était donc important de trouver un moyen d’autoréparation au moins partiel car d’une part le personnel pour l’accompagner dans cette réparation, était en nombre plutôt restreint et de l’autre, il ne fallait pas non plus engendrer trop de dépendance des autres, pouvoir continuer à se considérer avec estime, par exemple se voir comme « blessé mais pas vaincu ». Le Bureau International Catholique de l’enfance (BICE), les aumôneries du monde protestant qui s’en occupent aussi et certains milieux scientifiques (dont le représentant le plus connu, B. Cyrulnik) ont joint leurs forces pour explorer le modèle de la résilience, son fonctionnement en diverses circonstances et en divers groupes. Avec un certain succès, il faut le dire ! Bien sûr tout n’est pas réparable. Mais malgré tout, le plus souvent, une part de ce type de situation occasionnant des dégâts sur les êtres humains, l’est. Des recherches se sont poursuivies portant sur cette force de réparation qui fonctionne à partir des interactions entre les êtres et les atteint dans leur fonctionnement personnel, lui-même influencé par le contexte où ils vivent.

On pourrait transposer ce modèle à l’intérieur de la vie communautaire ou ecclésiale. Et également envisager de la voir fonctionner entre les parties de la macro-forme « christianisme ». Faire connaître cet appui à la reconstruction comportait aussi le défi de trouver un langage pour en parler et atteindre les personnes les moins formées (Cela passa parfois par le dessin. Moyen qui pouvait traverser les langues et parler à tout un chacun. Le dessin de soi comme une petite maison). Cela conduisit chaque enfant à se considérer comme un tout dont une partie seulement avait été endommagée. Un tout, une unité qui comportait des parties non touchées par le mal. Ces dernières pourraient momentanément servir d’appui pour réparer le dommage et retrouver un équilibre général. De la personne à la communauté, de celle-ci à l’ensemble des communautés, ne pourrait-on envisager de se servir de cette manière de comprendre pour appréhender la situation du christianisme actuel, dont une partie est partiellement en ruines mais qui, au-delà des différences évoquées ci-dessus, devrait pouvoir s’appuyer sur les autres parties demeurées solides pour se reconstruire. Dont le fait de ressentir, par l’empathie et la solidarité, cette appartenance à une unité qui peut offrir un soutien devant les ravages du présent.

Voyons maintenant une deuxième situation où repérer une représentation de l’unité en tension avec la diversité auxquelles s’ajoute ici le devenir, l’avancée vers un accomplissement. Partant de la vie individuelle pour porter le regard sur l’ensemble de la forme, j’ai lu et aimé la proposition du théologien orthodoxe J.-Y. Leloup lorsqu’il réfléchit à cela à partir de la Transfiguration de Jésus pour laquelle, rappelons-nous, ce dernier avait choisi trois témoins parmi ses apôtres : Jacques qui représente [pour ce théologien] le corps, Pierre qui représente le cœur, le sentiment et Jean qui représente l’esprit. Manière de dire que par chacun de ces éléments et par les trois ensembles, une personne pourrait comprendre et/ou connaître cet accomplissement de la vie de Jésus-Christ. Une telle vision de la personne en relation avec J.-C. conduit à ne pas en privilégier un élément ou l’autre mais à la considérer comme un tout différencié en éléments à l’intérieur : corps, cœur, esprit pouvant s’épauler en cas de difficulté et aussi trouver un équilibre entre eux. Pourquoi ne pas se la représenter aussi comme une forme de maison (avec différentes parties ou pièces).

Cette perspective théologique et culturelle offre un point de vue intéressant sur ce qu’a longtemps été l’anthropologie dans la partie occidentale du Christianisme, dominée par les pensées de St Augustin et de T. d’Aquin qui ont discriminé l’être humain féminin en ce qui concerne l’accès à la vie spirituelle. Rappelons que c’est grâce aux travaux critiques développés par des théologiennes depuis bientôt cinquante ans (ainsi que par l’évolution culturelle générale à l’égard des femmes) que cette manière de considérer la différence entre les hommes et les femmes au détriment des femmes dans l’accès à la vie spirituelle, s’est atténuée en certaines églises (en particulier celles du Protestantisme). Peut-être que ce point de vue orthodoxe, bien qu’il s’exprime par trois hommes, conduira à ouvrir cette situation à tout être humain (et donc aux femmes aussi). Et elle aussi concerne l’ensemble de la macro-forme « Christianisme » parce que la plupart des communautés et des églises sont constituées d’une population mixte. Mais tant du côté des formes de l’Orthodoxie dont vivent les Chrétiens orientaux que de celui du Catholicisme, les progrès de l’inclusion sont encore lents et la réparation des personnes blessées prend du temps. L’Unité sur ce point se construit peu à peu…

On voit donc que par différents aspects de cet ensemble comportant des difficultés, les uns pourraient servir de points de solidité pour les autres (et réciproquement) afin que les parties endommagées ou encore nécessitant une déconstruction et une nouvelle construction, puissent être rebâties. Comme on le voit par cette réflexion portant sur la tension entre unité et diversité, la notion d’unité n’exclut nullement que des parties différentes la constituent et jouent entre elles pour maintenir la vie à l’intérieur de l’ensemble. La notion d’équilibre s’est modifiée elle aussi dans les représentations culturelles actuelles. Comme la vie interplanétaire (que nous contemplons de plus en plus souvent par les images satellitaires), elle pourra comporter de la mobilité et des champs magnétiques polarisés, chaque étoile ayant un rapport particulier à la lumière qui lui parvient. Puisse la vie en unité au sein du christianisme s’en inspirer dans son propre rapport à la Lumière divine !

Lausanne, janvier 2022 – Michèle Bolli-Voélin –Théologienne (Dr)


[1] Par exemple pour une synthèse de la situation l’interview du Patriarche Ignace Ephrem II (Syriaque-Orthodoxe) sur la chaîne française Antenne 2, en décembre dernier.

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Pour participer à la semaine de janvier consacrée à la prière pour l'unité dans le christianisme et à la réflexion sur ce thème.

2021

Féminités : pommes de discorde ou chances pour l’unité

L’année qui vient de se terminer a vu émerger, du côté de l’Eglise catholique française, une candidature féminine à un poste d’évêque1. Quelle qu’en soit la réponse (qui dépend de nombreux facteurs) une telle possibilité n’aurait pas même pu être formulée auparavant. Il y a là un signe indubitable que bon gré mal gré des fissures se forment dans le mur opposé à l’insertion des femmes dans les structures ecclésiales supérieures.

Un tel fait me conduit à me remémorer ce qui, bien des années auparavant, m’a éloignée de la préoccupation pour l’unité dans le christianisme. Placée par les circonstances dans la mouvance du Mouvement oecuménique, j’envisageais de me mettre à son service en tant que théologienne. Je pris quelques contacts, expliquai mon projet mais on me rétorqua : « Vous n’y pensez pas… Madame ! Ne voyez-vous pas que la femme est une pomme de discorde entre catholicisme et protestantisme… ou pire un obstacle majeur… » me faisant comprendre par là que si je voulais soutenir l’unité en reconstruction, c’était bien le pire à faire que de m’en mêler. A cause de mon genre, il valait mieux éteindre ce désir. M’abstenir, m’effacer, me fondre dans le fond du fond. Au mieux, devenir un motif dans le tapis, une présence muette et intégré à un ensemble, sans rien de spécifiquement personnel. Et c’était irrémédiable puisqu’un fait de nature. Il est vrai que la question des ministères séparait ces deux voies du christianisme. La prêtrise étant réputée être définitivement confiée aux hommes par conformité corporelle avec Jésus-Christ. Bien ! Je prends note. Une fois encore…

Mais l’unité n’avait-elle pas d’autres thématiques à envisager… Pour mieux en comprendre les enjeux, il fallait connaître les deux théologies, leur logique respective, et fréquenter de près celle que je ne connaissais que très peu jusque-là, le protestantisme.

Ici, quelques femmes avaient déjà accès aux études de théologie. La féminité ne semblait pas être un obstacle irrémédiable. La tension entre création et salut ne semblait pas être aussi tragique que de l’autre côté. L’accès au ministère ne requérait pas d’être en conformité corporelle avec Jésus-Christ, par contre la conformité d’esprit était indispensable, bien sûr. Le baptême – accepté de part et d’autre2 – assurait l’appartenance au même Dieu. Les essais de répondre à la même invitation du christ à partager la table de communion restaient le fait d’une minorité et se pratiquait sans l’aval des autorités, par pure conviction ou par amour pour le christ et pour les autres chrétiens. L’accès aux ministères demeurait radicalement différent de part et d’autre. Les lois ecclésiales restaient très spécifiques, elles aussi. Y avait-il d’autres points de partage possibles, restés dans l’ombre ?

Poursuivant mon exploration de cette théologie, je rencontrai bien évidemment l’attachement aux textes bibliques. Leur étude aussi. Je constatai que sans faire grand bruit à ce propos, les plus savants en ce domaine collaboraient aisément entre eux, se situant en scientifiques d’abord3. Leur appartenance à l’une ou à l’autre confession interférait dans une moindre mesure avec leurs études. Cette partie de la différence entre eux avait moins d’importance que dans la gestion ecclésiale directe ou dans l’étude des dogmes. Là aussi, peu à peu, certaines femmes, qui avaient acquis les compétences requises, se mêlèrent aux exégètes masculins. Par leurs études, elles mirent en lumière la participation plus ou moins importante de personnages féminins. Ce monde, qui servait de référence aux deux confessions, au moins en sa partie néotestamentaire, n’était pas unisexué ! Une participation féminine à cette histoire de salut existait… Elle mettait en abyme la partie discriminante des pratiques courantes dans une grande partie du christianisme (catholicisme, orthodoxie) à l’égard des femmes. Savoir que Dieu a fait confiance à plusieurs d’entre elles, qu’il y a eu des prophétesses aussi, que Jésus est né d’une femme – et non d’un « vase » ou d’une matrice hors personne féminine – procure aux femmes d’abord (et aux hommes par rapport à elles) une autre représentation de leur dignité, de leur statut et de leurs possibilités de participation à la vie spirituelle.

Bien heureusement, aujourd’hui (ainsi que dit au début de cet article) une place commence à exister pour elles aussi. Depuis bien des années du côté du protestantisme. Et du côté du catholicisme, quelques signes d’ouverture se repèrent, comme en 20164 l’importante reconnaissance de Marie de Magdala. (envoyée par le Ressuscité, dire aux autres apôtres. Jean 20,17). Elle qui montre que, comme pour les autres, c’est par l’écoute et la suivance de Jésus, découvrant pas à pas sa dimension christique, que s’opère en elle, en eux, la formation à la parole de témoin. Alors, la source biblique, cette partie de l’héritage spirituel qui nourrit le christianisme jusqu’à aujourd’hui, n’offre-t-elle pas aussi un espace commun qui pourra renforcer l’unité ?

Michèle Bolli-Voélin

1. Diocèse de Lyon, mai 2020.

2. Le document sur la reconnaissance mutuelle du baptême ratifié par la commission ad hoc(CDPC) date de juillet 1973. Elle fut relue et élargie en avril 2014.

3. Il est indéniable que le conflit herméneutique existe, mais il ne semble pas détruire toute possibilité de collaborer dans ce domaine.

4. Le 10 juin 2016, par décision du pape François, la sainte Marie-Madeleine [Marie de Magdala] fêtée le 22 juillet ne sera plus une simple « mémoire obligatoire » mais deviendra une « fête liturgique ». Dans le contexte du Jubilé de la miséricorde, Mgr Roche dira dans un article de L’Osservatore Romano du 11 juin : « Elle fut, selon les Evangiles, le premier témoin de la résurrection du Seigneur et la première à la rapporter aux apôtres ». « Il est juste que la célébration liturgique de cette femme ait le même rang de fête que les apôtres dans le calendrier romain général ». La Croix du 27/3/2018 : « Une décision liturgique et théologique, aussi importante que celle de Paul VI, en 1970, qui confère le titre de docteur de l’Eglise à Thérèse d’Avila et Catherine de Sienne » dit L. Scaraffia (théologienne et rédactrice du défunt supplément féminin de L’Osservatore Romano).

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2019

Désir d’unité et statut de la différence

Du désir d’unité dans le christianisme est né le mouvement œcuménique. En ses premiers développements, il fut porté par de nombreux essais d’unification des confessions, en particulier d’abord entre protestantisme et catholicisme (Taizé, le groupe des Dombes, etc.). Puis, en une deuxième phase, on assista à une re/confessionnalisation des parties en présence. La différence fut à nouveau valorisée contre un œcuménisme trop vite consensuel à tous niveaux, aux yeux de certains et certaines. En fait, uniformité se confondait avec unité. Il fallut remettre l’ouvrage sur le métier ! Cependant, le partage des tâches ministérielles et des prières continua en certains registres (couples mixtes, aumôneries par exemple).

Aujourd’hui, prenant acte de ce vaste réseau de différences que constituent les églises et chapelles du christianisme[1], l’idée d’unité s’est transformée en celle de communion (souvent indiqué par le terme koinônia). Cela permet de rester différent tout en honorant l’idée de bien commun, de partage, d’appartenance à un seul peuple. En une heureuse formule, « La différence est légitime à l’intérieur de la communion », dira Br. Chenu [2].

Une chance supplémentaire donnée à la possibilité de la communion sera de « ne pas se baser seulement sur les prises de position officielles des Eglises mais d’être attentif à la foi vécue des fidèles de ces Eglises. Il peut y avoir une distance significative entre la foi formulée et la foi témoignée »[3]. S’y ajoute l’idée du groupe des Dombes de « distinguer trois dimensions dans l’identité : chrétienne, ecclésiale, confessionnelle [4]. Les trois niveaux doivent être revisités et travaillés.

Comme un chemin vers une communion plus grande

Suivant Br. Chenu, je dirai que « l’expérience ecclésiale actuelle invite à vivre diversité et unité, différence et communion en tension. […] Il nous faut supporter la tension comme le chemin vers une communion plus grande, rendre la tension féconde au prix des conversions nécessaires »[5]. Certes, mais sans exclure que parfois l’amour l’emporte sur la règle momentanément en vigueur, ainsi que l’ont montré certaines expériences ecclésiales limitées mais réelles au cours de l’histoire[6]. Ce chemin ouvert est aussi une invitation à expérimenter sa propre ouverture à l’altérité, à se placer dans la perspective de l’autre à des fins de compréhension. Cela conduit parfois à remettre en question ses propres positions, voir à les moduler, à les modifier ; à opérer d’autres choix ; à regarder ces questionnements comme parties d’un ensemble plus vaste. Plus ample par son insertion en des situations historiques particulières ; plus ample encore par son insertion géographique et donc culturelle aussi ; plus ample enfin par la conscience de cette vie de l’œcuménisme en un réseau aux multiples négociations bilatérales, d’avancées différentes dans le dialogue et la communion. Ce type de regard « œcuménique » me semble aidant, par exemple, en ce qui concerne l’intégration des femmes et de leur point de vue, qui traverse, tant bien que mal ce champ de réflexions et de pratiques (les Eglises étant toujours et encore, la plupart du temps, dirigées par des hommes). Sachant aussi que l’avancée de la réflexion, laïque, ou venant des autres croyants, peut questionner utilement les représentations théologiques des uns et des autres et favoriser – il faut l’espérer – certaines ouvertures. Par exemple, la pratique de ministères féminins. Ainsi, dans ce vaste champ, de très nombreux dialogues bilatéraux se sont mis en place. Chacun doit trouver son chemin vers la communion en s’aidant d’une part des expériences de débats et de dialogues laïques, qui sont nombreuses aussi dans le type de culture multidirectionnelle dans laquelle nous évoluons ici, en Europe, en Suisse. De plus, en profondeur : « La seule façon de négocier la tension est de toujours faire passer la recherche du Christ et de sa volonté avant la légitimation des positions historiques de notre propre Eglise » dira Br. Chenu [7]. En définitive, au cœur des efforts concrets déployés pour se comprendre les uns les autres, surmontant bien des obstacles, l’unité espérée se manifeste comme une grâce.

Michèle Bolli ©

[1] J.-P. Willaime, « L’ultramodernité sonne-t-elle la fin de l’œcuménisme ? », RSR, 2001, p. 177 « L’œcuménisme se décline au pluriel ». Et le suivant on rencontre un œcuménisme doctrinal, pastoral, des appareils ecclésiastiques et de leurs représentants, des mouvements ( tel le renouveau charismatique), local des paroisses, des foyers mixtes, induit par les autorités séculières, des acteurs économiques, politiques et sociaux, de chaque individu.

[2] Br. Chenu, « L’unité sous forme de communion », RSR, 2001, 269.

[3] Op.cit., 269.

[4] ibid., 267.

[5] ibid.,269.

[6] Ici, localement au début des années 70, « une paroisse œcuménique des jeunes » a existé quelque temps ; voir aussi les débuts de la communauté de Taizé.

[7] Ibid., 270.