Préceptes de base

Précepte N° 1

Le stoïcien cultive ses facultés intellectuelles et cognitives.


Nos connaissances sont à la base de nos actions et des possibilités qui s’offrent à nous.

Les actions façonnent le monde, les connaissances le fait évoluer.

Précepte N° 2

Le stoïcien est capable de se remettre en question.

Se remettre en question lui-même, ses connaissances et ses croyances.

Garder en tête que :

-Notre cerveau a tendance à croire plus facilement ce qui va dans le sens de nos croyances et de nos envies.

-Plus un apprentissage est long, laborieux ou acquis depuis longtemps, plus il sera difficile de remettre en question ce qui a été appris.

Pour cela le stoïcien doit entretenir ses connaissances, ses facultés cognitives et intellectuelles.

Précepte N° 3

Le stoïcien a conscience de lui-même.

Le stoïcien définit ses valeurs, ses principes et agit toujours en ce sens.

Il a conscience de l’origine de ses pensées et ses émotions.

Pour cela il doit être capable de se remettre en question.

Précepte N° 4

Le Stoïcien définit lui-même son idéal de vie et les objectifs pour atteindre cet idéal.

Des objectifs clairement définis facilitent la prise de décision et nous mènent plus efficacement à la destination voulue.

Pour cela le stoïcien doit d’abord se comprendre lui-même.

Précepte N° 5

Le stoïcien défini et hiérarchise ses objectifs, ses principes, ses valeurs, et ce qui a de l’importance.


Afin de pouvoir faire le tri entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas.

Bien sûr le stoïcien agit toujours dans le sens de ses valeurs, ses principes et ses objectifs.


Pour cela il doit commencer pas définir ce qu’il veut et définir son idéal.

Précepte N° 6

Le stoïcien maîtrise ses désirs et ses émotions.

Le stoïcien a conscience de lui-même et maîtrise son égo. Il maîtrise ses désirs, ses peurs, ses passions néfastes, ses colères et ses excès.

L’idée n’est pas de renier ses désirs et ses émotions mais de faire le tri entre ce qui est utile ou non, néfaste ou non, constructif ou non.

Pour cela il doit commencer par définir son idéal et savoir ce qui est enviable ou non pour l’idéal qu’il s’est fixé.

Précepte N° 7

Le Stoïcien sait différencier :

L’utile de l’inutile ;

Les faits des opinions ;

Le réel de l’imaginaire ;

Le concret de l’abstrait ;

Les actes des pensées ;

Les constatations des suppositions.

Pour cela il doit maîtriser ses émotions et cultiver ses facultés intellectuelles.

Précepte N° 8

Le stoïcien ne s’attarde pas sur ce qui est immuable ou invérifiable.

Il n’y a aucune connaissance possible de ce qui n’est ni perceptible ni vérifiable. Il n’y a que des hypothèses.

« Ce qui est affirmé sans preuve peut être réfuté sans preuve » Euclide

Il est important de les identifier pour mieux les ignorer, vivre avec, les éviter et passer à autre chose.

Pour cela il faut savoir reconnaitre le réel, les faits et cultiver ses facultés intellectuelles.

Précepte N° 9

Le stoïcien ne se soucie pas de ce qui ne dépend pas de lui.


Il se concentre uniquement sur ce qui compte pour lui et qu’il peut influencer.

Pour cela il doit être capable de reconnaitre ce qui est à sa portée et définir clairement ce qui est important.

Précepte N° 10

Le stoïcien a toujours un plan avant d’agir et le respecte.

Il définit un objectif précis, plusieurs moyens d’y parvenir et surtout les limites à ne pas franchir (nous parlons ici de ce qui est important, car dans certains domaines il est bon d'improviser ou se laisser aller dans l'inconnue).

Le stoïcien se souvient du passé, planifie pour l’avenir, mais vie dans le présent.

Pour cela il doit garder en tête ce qui compte et qu’il peut influencer.

Précepte N° 11

Le stoïcien connaît les biais cognitifs et psychologiques.

Afin de comprendre la mécanique des sentiments et de la réflexion, pour ensuite éviter les pièges de la pensée.

Précepte N° 12

Le stoïcien a conscience de la sémantique et de la sémiologie.

La signification des mots et des images. La communication verbale et non verbale.

Les mots et les images agissent sur notre inconscient à un degré ou à un autre. En avoir conscience c’est avoir une meilleure compréhension de notre environnement, des signaux envoyés ou des intentions.

Les comprendre c’est aussi comprendre les images que nous produisons mais aussi les préjugés que les autres peuvent se faire de nous. L’apparence est un message envoyé à ceux qui nous voient. Le stoïcien a conscience du message qu’il produit.


Précepte N° 13

Le stoïcien a conscience de l’idiosyncrasie.

Car c’est ce qui influence la façon dont nous voyons monde. L’idiosyncrasie, selon Nietzsche, sont les éléments qui composent notre identité : bagage génétique, sexe, culture, expérience, ethnie, éducation...

Des éléments en grande partie non choisis, qui instaurent une norme dans notre façon de voir le monde qui nous entoure.

En avoir conscience c’est se rendre compte qu’il est naturel d’avoir des goûts, des références, ou des avis différents. Mais aussi que le bien, le mal, le bon, le mauvais, le normal, l’anormal sont relatifs à chaque personne, chaque culture, chaque époque.

Précepte N° 14

Le stoïcien limite au maximum toutes formes de dépendance.

Le stoïcien ne donne à personne le contrôle sur lui ou sur sa vie.

Dépendre de quelqu’un ou être redevable c’est donner le pouvoir d’influencer nos faits et gestes.

Pour cela le stoïcien cultive ses connaissances et ses facultés intellectuelles, planifie ce qu’il doit faire et comment le faire.



Affiches des préceptes du stoïcisme disponible en téléchargement

Affiche pdf 60x80cm (CMJN prêt à imprimer) en libre téléchargement ici.