"PRANAYAMA"

de Swami Kuvalayânanda

Première édition en 1931 en Hindi.




Traduit en anglais
par OP. Tiwari






Traduit en français par Nathalie Antony









"YOGA MIMAMSA"
Le journal de Yoga scientifique

Fondateur de Kaivalyadhama, Swami Kuvalayananda est aussi à l'initiative de cette revue. Première édition en 1924, il y publie les résultats de ses recherches qu'il menait depuis 1917. Les recherches sur l'ensemble des techniques yoguiques n'ont jamais cessé et les résultats sont publiés chaque trimestre depuis plus de 80 ans. A ce jour, une quarantaine de volume de "Yoga Mimamsa" regroupent l'ensemble des revues trimestrielles et sont à la disposition de tous, tel était le souhait du Swami.














Hatha Pradîpikâ ch.2-2

"Chale vâte chalam chittam nischale nischalambhavet yoghî sthânutvamâpnoti tato vâyum nirodhayet"

La respiration étant dérangée, l'esprit devient dérangé. En restreingnant la respiration, le Yogi obtient la stabilité d'esprit.


 

Valeur physiologique du Prânâyâma

Seul quelques points importants sont mentionnés ci-dessous. Vous trouverez une étude plus détaillée
et plus complète dans
le livre "Prânâyâma" de S. Kuvalayânanda.


Les exercices de Prânâyâma ont la capacité d’apporter la bonne santé du corps.

Très bref rappel : Une bonne santé est un fonctionnement harmonieux des différents systèmes du corps humain. Les 5 systèmes principaux sont : le système nerveux, endocrinien, respiratoire, circulatoire et digestif. Ils sont dépendants les uns des autres, et sont tous indispensables à la survie.

Un sang de bonne qualité doit transporter une quantité suffisante d’oxygène, contenir des éléments nutritifs pour les tissus et être nettoyé des impuretés (toxines) par les organes prévus à cet effet (les intestins, les reins, la peau, les poumons).

La totalité de notre corps est dépendante du sang par son approvisionnement en oxygène et en éléments nutritifs, et le sang lui-même est dépendant de tous les autres systèmes pour qu’il puisse faire son travail d’approvisionnement.


 Les exercices entrainent et rééduquent les organes à travailler efficacement : tous les points ci-dessous ont été scientifiquement prouvés par le laboratoire de Kaivalyadhama et les résultats des expériences ont été publiés en détails dans les revues "Yoga Mimamsa".

 - Les muscles respiratoires se renforcent et l’élasticité des poumons s’améliore. L'ouverture des alvéoles pulmonaires est grandement favorisée, on respire mieux tout au long de la journée. Le Prânâyâma améliore efficacement l’apport d’oxygène dans le sang.

- Les nerfs et les muscles qui contrôlent les fonctions des intestins et des reins sont tous tonifiés et peuvent accomplir plus efficacement leurs fonctions d’élimination des déchets.

- Le massage des organes abdominaux par le mouvement du diaphragme est grandement accentué et la pression exercée soulage toute congestion. Le pancréas reçoit de très bons stimuli qui corrigent son fonctionnement si besoin. L'ensemble du système digestif est amélioré et l’absorption des nutriments dans le sang est meilleure. L’expérience clinique a montré un grand nombre de cas de personnes soulagées de leurs problèmes gastriques principalement grâce au Prânâyâma.

- Le cœur, principal organe du système circulatoire, est rendu plus sain. Il est reconnu, y compris par les scientifiques occidentaux, que les respirations profondes exercent un massage doux pour le cœur. Les expériences faites par Kaivalyadhama démontrent que la technique de Prânâyâma assure à ce massage des conditions beaucoup plus favorables que celles amenées par une respiration profonde de type occidental.

Maintenant que le système digestif, respiratoire et circulatoire fonctionne de façon optimale, le sang plus riche et plus abondant va assurer la bonne santé de tout l’organisme même après les exercices. Le sang enrichi va rendre plus sains les glandes endocrines et le système nerveux tout entier (cerveau, moelle épinière, nerfs crâniens et rachidiens, et le système sympathique).

Le Prânâyâma et le système nerveux

Les chercheurs de Kaivalyadhama estiment davantage la valeur du Prânâyâma sur le plan nerveux, que sa valeur sur le plan de l’oxygénation qu’ils définissent comme accessoire. Le sujet est tellement complexe qu’il est difficile de l’expliquer brièvement. Les lecteurs intéressés pourront trouver des explications complètes et détaillées dans les revues scientifiques « Yoga Mimamsa ».

Il faut savoir tout de même, que la pratique des exercices entraîne admirablement le système nerveux tout entier. En agissant sur l’excitabilité du tronc cérébral, le Prânâyâma a la capacité d’améliorer la gestion du stress et des émotions. Même en cas de stress post traumatiques comme l’a démontré le Professeur Bessel Van Der Kolk, chercheur américain réputé en neuroscience.