Nombrilisme étudiant


"C'est vraiment pas compliqué de faire le con. C'est souvent après que ça se gâte".






La condition de stagiaire hospitalier, y compris apprenant la médecine, n'est vraiment pas terrible.  
Les études de médecine sont "gratuites", comme certain.es aiment  à le répéter. "Ne te plains pas. Aux States, les étudiant.es ont toutes et tous des dettes de milliers de dollars.." 

Le prix de la gratuité "à la française" est bien cher payé. 
Mais cette situation n'a rien d'original, ou de spécifique aux études médicales. 

 "En chier" a tout l'air du rite initiatique pour accéder au monde du travail. La résignation face à cette injonction est promue par un discours qui justifie la souffrance au nom d'un déterminisme économique. Afin de mieux tolérer les problèmes liés à la charge de travail 
( contraintes d'efficacité, précarité, rythme soutenu) qui peut constituer de véritables souffrances, les individus peuvent tomber dans le déni et fabriquer des mécanismes défensifs et reprendre à leur compte l'idéologie économique dominante. 


Ce pourrait être nous, nous pourrions être elles et eux. Voici un article qui dépeint bien ce sordide état des lieux.
Des Damné.es des hôpitaux aux damné.es des restos, il n'y a qu'un clic.





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