Historique du refuge

Refuge des Souffles, 1975m

 

 

Après 2 ans de fermeture et des travaux très importants, en 2007 c'est un tout nouveau refuge qui offre une capacité de 30 places. La qualité de l'hébergement est au rendez-vous avec des petits dortoirs équipés de lits individuels, des sanitaires et une salle à manger très agréable.

 

Dès 1955 un premier aménagement avait été réalisé dans ce vallon qui domine la vallée au niveau de Villard-Loubière. La Beaume de Saint-Etienne était une grotte que les eaux et forêts de l’époque avaient aménagée sur une idée du Club Alpin Français. Equipée d’un bat-flanc, elle pouvait accueillir 6 personnes. Cet abri permettait de desservir les faces sud du pic des Souffles et de la cime d’Orgières dans lesquelles des voies avaient été ouvertes. L’humidité spartiate de l’abri naturel amélioré et le début de l’essor de la randonnée ont conduit le CAF à construire en 1971un vrai refuge aux solides murs de pierre. Situé à 1975 mètres d’altitude il permettait d’héberger 20 personnes. Gardé en 1972 par un ancien porteur du pigeonnier qui fait sa première saison sans héliportage, c’est le début d’une augmentation de la fréquentation quasi jamais démentie.

Le boum de la rando le met en valeur  et son succès va rapidement montrer qu’il est trop petit et déjà vieillot. Ouvert du 15 juin au 15 septembre, il faut rapidement ajouter un marabout de 16 places pour accueillir ces nouveaux marcheurs qui parcourent le GR°54. Les gardiens aussi sont à l’étroit dans leur cuisine cabine de bateau où la largeur correspond à la couchette et la longueur… Un « bungalow » déposé sur le toit vient apporter un peu d’air. Amélioré, agrandi, rabiboché, le refuge pousse ses murs dans tout les sens, terrasses sur le toit, appartement des gardiens contre le talus, terrasses accueillantes sur le côté est, murs en pierre sèches, fontaine, douches solaires, jeu de boules !  Espace barbecue… Les gardiens successifs chacun avec leur passion, leur sensibilité apportent leur empreinte, leur caractère et leur âme à la réputation du lieu. La proximité du lac Lautier, le GR54, l’accès facile au pic de Turbat 3000m, la forêt, les fleurs et quelques animaux font la célébrité de cet écrin de verdure à la limite supérieure de la forêt en bordure immédiate du Parc national des Ecrins.