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Prix BiilinkWomen !

publié le 8 mars 2014 à 17:09 par Françoise Traverso


Intervention de Françoise Traverso

Madame la Ministre,
Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs,
Depuis trop longtemps, les femmes se battent pour exister au sein de la société. Les seuls rôles qui leur étaient reconnus pendant des siècles: celui de mère et celui d’épouse. Il a donc fallu lutter pacifiquement et parfois violemment pour revendiquer et arracher l’octroi de quelques droits.

Au Dix huitième siècle, Olympes De Gouges, féministe et humaniste, rédigea la 1ère Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne. En effet, il n’était pas question que les femmes restent en marge de la société alors même qu’elles étaient une composante active et incontournable de la révolution dans cette société d’Hommes.

La Journée Internationale des droits des Femme s’inscrit logiquement dans ce mouvement de conquêtes et de revendications féministes (droit de vote – droit au travail – égalité dans le travail…)
Née dans la mouvance socialiste, (l’Internationale socialiste 1910 ) la journée Internationale de la femme est issue de l’histoire des luttes féministes menées en Europe et en Amérique.

En 1975, la première conférence des droits des femmes est organisée par les Nations Unies à Mexico…
Mais ce n'est qu'en 1977 que la journée est officialisée par les Nations unies, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

C’est l’occasion de revendiquer l'égalité, d’améliorer la condition féminine, de fêter les victoires et les avancées. En somme, c’est l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société.
Les revendications des femmes se situent dans trois sphères de vie :
la sphère Politique – la sphère Sociale et la sphère Familiale.
Aujourd’hui, c’est la sphère sociale en l’occurrence, l’entrepreneuriat au féminin, qui est le principal objet de notre rencontre.

II.- Entrepreneuriat au Féminin

Il faut reconnaitre que la France n’a pas une culture entrepreneuriale féminine. Les comparaisons internationales montrent que la France est en retard par rapport à ses voisins. Ainsi, en 2011, moins de 3% des françaises (sur la tranche d’âge 18 - 64 ans) ont créé une entreprise ou étaient propriétaires d’une entreprise récemment créée contre 4,5% en Allemagne, 5,2% au Royaume-Uni et plus de 10% aux Etats-Unis. (Chiffre OSEO, 2011 )↩

Le plan gouvernemental décidé en 2012 encourage et favorise l’entrepreneuriat des femmes et nous devons nous en réjouir !
Le Réseau Biilink Women, d’initiative privée est complémentaire à ce plan. Il s’agit d’un réseau de femmes pour les femmes. Il est porté par Madame, Stéphanie Cassin, cheffe d’entreprise et mécène de surcroit.
Le concours Biilink s’appuie sur une procédure simplifiée avec mise à disposition immédiate des fonds.

Biilink Women par cette action, contribue non seulement à promouvoir l’égalité de droits et de surcroit, favorise la création de la richesse nationale. Madame Stéphanie Cassin est en cela une référente pour les femmes en général et les entrepreneures en particulier.

II.- Conclusion :
En guise de conclusion, je dirai qu’un immense chemin a été parcouru par les femmes depuis le début du XXème siècle vers les postes de décision et d’influence, tant en politique qu’en affaires.
Si l’accès des femmes au monde du travail s’ouvre plus largement, si leur rôle politique s’affirme, les inégalités demeurent nombreuses (écarts de salaires, postes de travail sous qualifiés, travail précaire, déficit des postes de direction et ce fameux plafond de verre…).

- Les droits à conquérir : – l’égalité salariale à compétence égale
- Participation aux C.A. – Haute administration – Centre du pouvoir décisionnel

Ces acquis restent fragiles et certaines sphères d’activités résistent à la féminisation. Il appartient aux jeunes générations de préserver ces acquis en continuant le combat.
« Au XXIème siècle, la femme EST. La femme S'EXPRIME. La femme EXISTE ».

Merci pour votre attention.

F.T.
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