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Ce 20 Juin, journée mondiale des Réfugiés !

publié le 20 juin 2014 à 05:21 par Françoise Traverso

L' urgence demeure pour tous les Réfugiés du monde entier !
50 millions (!) de Réfugiés à travers le monde selon l'ONU.
F.T.

© Pierre Terdjman / Cosmos pour UNICEF France :

Centrafrique : "Les réfugiés ont traversé les enfers"

Pour se réfugier dans les pays voisins, notamment au Cameroun, les enfants centrafricains et leurs familles ont pris le chemin du désespoir, parsemé de guet-apens violents et de risques comme la soif, la malnutrition, la fatigue. Plusieurs sont morts dès leur arrivée.

Pour échapper aux tueries, les enfants réfugiés doivent braver la peur, le froid, la soif, la faim…

Le 20 juin est une date importante pour des millions de personnes à travers le monde. C’est la Journée mondiale des réfugiés, une date qui permet de faire connaitre la situation très difficile de ces millions de personnes contraintes à l’exil, et de rappeler l’urgence dans laquelle elles se trouvent.
Urgence des plus préoccupantes, l’urgence en Centrafrique ne connait aucun répit et apporte son lot quotidien de tués et de blessés. Depuis le début du conflit en décembre 2013, des dizaines de milliers de réfugiés centrafricains affluent dans les pays voisins, essentiellement au Cameroun et au Tchad.

Récemment, leur situation s’est aggravée, devenant dramatique. À peine arrivés au Cameroun, 29 petits et jeunes enfants ayant fui les tueries sont morts de soif, de malnutrition ou de fatigue en l’espace d’un mois.
Plus de la moitié des réfugiés au Cameroun sont des enfants

Les réfugiés font le voyage à pied, pendant des semaines, dans la brousse, un lieu quasiment impossible d'accès pour les travailleurs humanitaires. Pire encore, ces Centrafricains apeurés et traumatisés sont fréquemment victimes d’attaques sur leur route du désespoir. « Les réfugiés ont traversé les enfers pour venir au Cameroun, raconte Félicité Tchibindat, la représentante de l’UNICEF au Cameroun. Lorsqu’ils arrivent de l’autre côté de la frontière, ils nous racontent les attaques, les exactions, les violences physiques et sexuelles dont ils ont été victimes sur le chemin. La priorité de l’UNICEF est donc de répondre à leurs besoins vitaux : leur apporter nourriture et eau, les soigner, les soutenir psychologiquement. »

Le Cameroun compte 80 000 réfugiés centrafricains, dont plus de la moitié sont des enfants, accompagnés de leurs mères pour les plus chanceux car beaucoup se trouvent séparés en cours de route. En revanche, beaucoup d’hommes sont restés au pays pour tenter de préserver leurs biens, leur bétail, malgré la violence continue des conflits.
L’UNICEF démultiplie son action pour les réfugiés

Avec un afflux grandissant de réfugiés au Cameroun, il est difficile de se projeter sur le long terme tant les priorités sont immédiates et vitales. D’autant que les fonds manquent pour soutenir les programmes d’urgence de l’UNICEF.

Le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) a ouvert 4 camps de réfugiés pouvant accueillir 34 000 personnes. Mais la grande majorité des réfugiés se fond au sein de la population camerounaise. « Notre action est double, explique Félicité Tchibindat. Aider les réfugiés directement dans les camps et développer une politique globale d’intégration des réfugiés dans les communautés locales. En renforçant notamment les infrastructures et les systèmes de santé et d’éducation du Cameroun. »

Au niveau éducatif, moins de 20 % des enfants refugiés étaient scolarisés en Centrafrique. Aux yeux de l’UNICEF, il est donc primordial de favoriser leur retour et leur entrée à l’école en prévoyant des programmes accélérés dans les espaces d’éducation temporaires. L’objectif à terme est que ces milliers d’enfants centrafricains puissent entrer dans les écoles camerounaises.
L’espoir dans le regard des Centrafricains

En dépit de l’enlisement de la situation conflictuelle en Centrafrique, la violence et le danger planant sur les réfugiés en exil, il demeure un sentiment partagé : l’espoir. « Ils ont pu échapper aux violences et aux massacres dans des conditions extrêmement difficiles, raconte Félicité Tchibindat, malgré tout il y a un espoir dans le regard des gens. Imaginez qu’un jour, vous vous trouvez seuls, que vous devez fuir votre maison et ne plus pouvoir faire demi-tour. Alors la première main tendue est la plus importante ! Et c’est cette main que l’UNICEF tend à ces réfugiés. Après avoir survécu, et maintenant qu’ils sont aidés, les Centrafricains peuvent entretenir un espoir de paix… »

Un espoir symbolisé par quelques merveilleuses anecdotes tout de même, à l’image de cette femme enceinte arrivée dans un camp de réfugiés au Cameroun. Avec le soutien des professionnels de l’UNICEF, elle a pu mettre au monde son enfant dans de bonnes conditions. Bien qu’elle soit sans nouvelles de son mari, ni de ses proches, cette maman a connu une parenthèse de bonheur en donnant naissance à l’enfant de l’espoir.

© Pierre Terdjman / Cosmos pour UNICEF France

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