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BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2014 !

publié le 30 déc. 2013 à 04:37 par Françoise Traverso   [ mis à jour : 15 janv. 2014 à 11:48 ]

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En cette veille de l’Année Nouvelle, l’état du monde est chaotique en matière de Droits de l’Homme.  

De l’Égypte à la Syrie en passant par l’Irak, le Congo démocratique, la Thaïlande, le Soudan,  Israël et la Centrafrique pour ne citer que ceux-là, les violations des Droits de l’Homme ne connaissent pas de répit. La PAIX ? Les Droits de l’Homme ? Quel déficit en cette fin d’année !

 Pourtant, les États du monde ont pour mission de protéger leur population en vertu d’instruments juridiques nationaux  qu’internationaux  voire régionaux. J’ajouterai  le bon sens pour ma part,  protection ô combien  légitime.

L’absence d’une notion d’intérêt général dans la gestion des États fait défaut à la plupart des  dirigeants de notre planète, chacun privilégiant ses intérêts personnels au détriment de ceux du plus grand nombre. Nous avons tendance à oublier que c’est cette frustration, cette révolte des  peuples qui est  à l’origine des différentes Déclarations des Droits de l’Homme tant américaine que française du 18ème siècle.

Bien sur d’autres textes ont précédé ces Déclarations « moderne », en l’occurrence «  la  grande Charte du Mandé »  (Empire du Mali) du 13 siècle. La Charte proclamait déjà les Droits de l’Homme avant les  Américains en 1776 et les Français en 1789. Cette grande d’histoire africaine n’a pas empêché la traite  négrière  outre atlantique ni d’autres catastrophes humaines qu’a connu le continent africain et le Mali en particulier.

Revenons à notre époque, que fait l’ONU pourtant garant de la Paix mondiale ? C’est pourtant  là son rôle essentiel  et le sens même de la Charte de 1945 ? Force est d’admettre que rien ne fonctionne comme initialement prévu lors de la rédaction et de l’adoption de ces textes fondamentaux que sont la Charte des nations Unies de 1945 et la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948. A qui incombe la faute ? Elle incombe bien évidemment aux grands de ce monde qui composent l’ONU et notamment le Conseil de Sécurité qui se prononce en fonction des intérêts géostratégiques de ses membres, ce que je déplore.

Aujourd’hui, la Centrafrique m’interpelle, nous interpelle ! Les massacres  de populations entendus et lus ici et là sont devenus récurrents, et que faisons-nous ?  Ces femmes réduites au silence, en esclaves sexuelles  alors que les hommes, les vieillards et les enfants sont massacrés ? Que font les grandes puissances  face à ce drame humain ?

Et la présence française diriez-vous ? Oui mais ce n’est pas l’ONU…

 

Ou est cette part d’humanité que tout individu  est censé  posséder ?  Nettoyer une ethnie en vue de la remplacer par une autre, il s’agit bel et bien d’un nettoyage ethnique, n’ayons pas peur des mots. Une honte pour l’humain que je suis.

La femme est et demeure ce que l’Homme a de plus fondamental, d’essentiel  dans notre société. Comment imaginer qu’elle soit réduite en objet sexuel… ? Que devient l’être humain dans son acception? La dignité humaine, le droit à la vie… ne sont que des mots  dénués de tout sens? Indignons-nous donc, révoltons-nous  face à cette ignominie incommensurable.

Stéphane Hessel (ce grand humaniste  disparu trop tôt pour moi 2013) disait, « indignez-vous … et engagez-vous  dans des actions non violentes… ».

Oui, l’ A.I.D.H. est indignée par l’état du monde,  et vous Mesdames ? Messieurs ?

Indignons-nous et engageons-nous en faisant entendre nos voix. Chaque femme, ou elle se trouve, se doit de réagir, à sa manière, face à cette abnégation de l’humain. Le respect de la  vie même doit transcender les religions et non servir de prétextes pour justifier de telles atrocités.

Pour être conforme à l’esprit du grand Hessel, l’ A.I.D.H. s’engage  aux côtés de ces femmes centrafricaines,  par  une conférence internationale qu’elle organisera  dans les prochains mois à Paris, afin de dénoncer  le sort  des femmes  centrafricaines  en zones de conflits. Ce sera aussi l’occasion d’interpeller les grandes puissances  à qui incombe  la  responsabilité si l’on se réfère aux textes fondamentaux qui  nous régissent, je veux parler de la Charte des nations Unies de 1945, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948  et des textes subséquents.

Vecteur  de nos  sociétés,   la  femme a besoin d’amour, de respect, de dignité, de sécurité, d’autonomie, de liberté et de paix dans toutes les sphères de la vie.

Malgré ce pessimisme, j’espère que les peuples du monde connaîtront une Douce et Heureuse Année 2014.


JOYEUSES FÊTES

 

 


 F.G.T.

 

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