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- Compte rendu des cérémonies du 10 Mai - Lyon !

publié le 12 mai 2013 à 07:50 par Françoise Traverso   [ mis à jour : 15 janv. 2014 à 11:48 ]

A nos communautés et soutiens, bonjour,

 

 Malgré un long viaduc, le programme mis au point par les associations afro caribéennes motivées de l’agglomération lyonnaise autour de la dimension politique historique et culturelle de la journée annuelle du 10 Mai, remporta un succès conséquent sur tous les plans, avec un public répondant nombreux à l’invitation de l’Organisation qui a surpris par son ampleur.

 

Un public avide de savoir sur une problématique trop longtemps occultée qui n’a pas livré tous ses dessous loin s’en faut, laissant donc un boulevard aux historiens, à la condition sine qua none que  pour certaines villes, les familles descendant des négriers ouvrent leurs archives pour connaître tous les contours notamment en nombre des déportés et esclaves du commerce triangulaire de la Traite négrière transatlantique de l’Occident, ayant touché le Continent africain.

 

Après mon introduction de 20 minutes mettant en lumière brièvement les aspects historiques humains juridiques et politiques de la loi Taubira du 10 Mai 2001 , son origine incontestable de la marche massive à Paris du 23 Mai 1998, les débats suivants riches de contenus, ont clairement fait ressortir, toutes catégories confondues, que si ce texte avait le mérite d’exister, vidé de son contenu initial, tout en posant des principes, n’avait pas résolu les incohérences que traîne la société, dont les membres baignés par le pseudo dogme de la patrie droits de l’homme qui génère une supériorité universelle et morale sur les autres Nations, donc usurpée, admettent encore difficilement que leur Histoire n’est pas tapissée de gloire et de roses, dressant ainsi un sérieux barrage à ce bizarre concept de vivre ensemble…

 

Prochainement mon éditorial portera sur un compte rendu revenant en particulier et sans ménagement sur les différents empoisonnant les relations des communautés caribéennes et africaines, basés sur des rumeurs non fondées historiquement, scientifiquement et donc incompréhensibles intolérables et inadmissibles, dans un 21è siècle dominé par une large vulgarisation  et diffusion des connaissances et des cultures.

 

En clair nous caribéens devrons chercher ailleurs les raisons de nos turpitudes qui empêchent la route d’une solidarité raisonnable et assumée en toute connaissance de cause.

 

 Bonne semaine

 

 Léonce LEBRUN

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