Blog‎ > ‎

- Communiqué !

publié le 21 mars 2013 à 03:56 par Françoise Traverso   [ mis à jour : 15 janv. 2014 à 11:48 ]

Association Internationale des Droits de l'Homme

 Par Miche Lachartre


Après une parenthèse de quelques années due à une expatriation professionnelle, Françoise Traverso, fondatrice de l'AIDH,  a ranimé l'association en 2011.

Et ce sont, à ce jour, essentiellement des thèmes qui concernent la condition des femmes qui ont été explorés par cette association.

Cela autorise qu'on s'interroge et qu'on réfléchisse au poids des mots et à leur sens.

Quand on dit "les femmes", on pourrait dire "la femme".

Et quand on dit "la femme", on pourrait dire "l'homme".

Curieusement, ce simple constat  nous amène instinctivement à faire tomber la majuscule générique. En les mettant au même niveau, en les associant dans une espèce unique, "l'Homme" devient  "l'homme" parce que "la Femme" est généralement privée de majuscule.

Et si ce n'était que cela !

Quand les hommes se battent, les femmes deviennent trop souvent les victimes d'un agresseur sans scrupule et sans humanité qui, en violant chacune d'entre elles, commet deux fois plus de crimes que s'il tuait son ennemi. Blessée dans sa chair, meurtrie dans son âme, chacune des victimes de cette barbarie se trouve souvent répudiée par sa famille et par son mari s'il existe.

C'est la triple peine !

Quand un mari ou un compagnon, quand un père ou un frère, se livre à des violences physiques sur sa femme, sa compagne, sa fille ou sa sœur, voire sur sa mère, il le fait encore trop souvent impunément, parce que nos sociétés n'ont pas encore su se prémunir de ces abominations, parce que nous ne savons pas suffisamment protéger celles qui y sont exposées, et parce que nous sommes coupablement passifs à l'égard de ceux qui se croient autorisés à commettre ces actes.

 

Regardons quelques instants ce qui se passe en France.

Quelles que soient les volontés politiques, les dispositions qui sont prises sont étonnamment insuffisantes. Ainsi, les textes de loi, les associations, les dispositifs d'alerte ne sont-ils aujourd'hui orientés que contre les violences conjugales, comme si les filles et les sœurs n'avaient pas à craindre des pères et des frères.

 

Et que dire des disparités salariales dont les femmes continuent d'être les perdantes à fonction et qualification égales ?

 

Alors oui, les Droits de l'Homme sont indiscutables, irréductibles, mais où qu'on porte le regard,  ils sont quotidiennement méprisés, piétinés, outragés, et ils le sont davantage encore quand l'Homme en question est une femme ou un enfant. Et l'on ne saurait ignorer les droits de l'enfant.

Que l'AIDH consacre ses premières actions aux femmes n'est que justice. Et les consacrerait-elle définitivement aux femmes, et avec elles aux enfants, comme un acte de foi essentiel, que ce serait chose juste tant la cause est cruciale et douloureuse.

Ne serait-ce pas une belle intention qu'une association qui porte le nom de l'Homme dans son acte de naissance se consacre exclusivement à la Femme ?

Est-on en train de parler de fraternité ? Ce serait mieux qu'une histoire de fraternité, et le mot lui-même n'est pas approprié, viril qu'il est dans sa signification. On bute sur notre vocabulaire, pourtant si riche, quand on veut fondre en un seul être, en un seul adjectif, en une unicité conceptuelle la femme et l'homme. Du moins en termes descriptifs.

Il nous reste le seul mot qui vaille et qui devrait dominer universellement  les rapports que nous avons les uns ou les unes avec les autres, l'Amour.

 

Ce n'est qu'une réflexion, et elle n'engage que celui qui l'exprime, mais il serait un ardent défenseur de cette idée que l'Association Internationales des  Droits de l'Homme soit celle qui parle des femmes. Toujours.

 

ML

Comments