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- ACTU 223 : Mobilisation générale pour les Droits des enfants !

publié le 25 juin 2013 à 13:48 par Françoise Traverso   [ mis à jour : 15 janv. 2014 à 11:48 ]

En direct du Mali par Idrissa KEITA

Le Président Dioncounda Traoré  et les Ministres concernés ont organisé une grande cérémonie à laquelle a pris part le fameux " Parlement des Enfants". Des engagements ont été pris à la fin des travaux de cette rencontre symbolique, la semaine passée.


Le Mali, à l’instar des pays de la Communauté africaine a célébré le 16 Juin dernier , la  journée de l’enfant africain en souvenir des massacres de Soweto sous le régime de l’Apartheid qui reste quand même omniprésent en Afrique du Sud. Ce sont  les chefs d’Etats de l’OUA lors de la 26e session en 1990 qui ont proclamé la journée dédiée à l’enfant africain. Ce, en souvenir des massacres du 16 juin 1976 de Soweto lors d’une manifestation des écoliers et des étudiants noirs. Ces derniers avaient protesté contre l’obligation qui leur était faite de suivre leurs cours en «  afrikaans »,  langue de la principale communauté blanche du pays et identifiée à l’apartheid.  Ce jour là, 176 morts, 1135 blessés tombèrent sous les balles du régime de l’apartheid, en grande majorité des enfants.

La journée de l'enfant est aussi l’occasion de jeter un regard rétrospectif sur le sort des enfants africains pour garder en mémoire le souvenir de ceux qui ont payé de leur vie pour le triomphe des droits de l’enfant en Afrique.

C'est ainsi qu'à Bamako, une grande cérémonie présidée par le Président de la République par intérim, le Professeur  Dioncounda Traoré fut organisée à       l'ex-Palais des Congrès pour ce 37ème anniversaire . C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le Ministre en charge de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant, Mme Alwata Ichata Sahi. 

 

Etaient aussi présents, la représentante de l’Unicef dans notre pays, Mme Françoise Ackermans, le président de la Coalition malienne des droits de l’enfant (Comade), Mouhamadou Lamine Cissé, les présidents des institutions, les ambassadeurs et les chefs de missions diplomatiques accrédités au Mali sans oublier de nombreux enfants. Ces derniers avaient à leur tête leur parlement qui existe depuis plus de 5 ans maintenant. Le thème retenu a été : « Crise sécuritaire et violences faites aux enfants ».

Ce thème interpellateur s’inscrit en droite ligne avec celui de l’Union africaine à savoir : « Eliminer
» les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants : une responsabilité collective ». Le Mali cherche  ainsi à renforcer la mobilisation sociale en faveur de la protection des enfants contre toutes les formes de violences. Car, de la crise sécuritaire sont nées de nouvelles formes de vulnérabilités des enfants d'où leur enrôlement au sein des groupes islamistes qui occupaient le pays. En dehors de ces enfants associés aux groupes armées, il y'en a d'autres séparés ou sans accompagnements parentaux, des filles victimes du mariage précoce ou forcé. A ceux-ci s’ajoutent les lots des filles flagellées, les enfants victimes des restes d’explosifs de guerre et ceux traumatisés par l’assassinat de leurs parents en leur présence.

Pour commencer, Mme Françoise Ackermans fut la 1ère face à la tribune « juvénile ». La Représentante de l’Unicef au Mali, a rappelé  qu’avant la crise polico-humanitaire, l’engagement multiforme du Mali en faveur des droits des enfants s’était traduit par des avancées non négligeables dans les domaines de l’abandon de l’excision, de la lutte contre la traite des enfants, de la justice juvénile et même de l’enregistrement des enfants à la naissance.


Cependant, « les défis sont  encore énormes pour éradiquer les pratiques sociales et culturelles néfastes aux enfants » précisera t-elle. Les défis mentionnés ne sont autre que les châtiments corporels, le mariage précoce ou forcé etc. Pour faire face à ces challenges, Mme Françoise Ackermans en appelle à la paix car à ses yeux un Mali uni sera le principal facteur de mise en œuvre des politiques allant dans ce sens.

 

En réponse à cette extrême situation de vulnérabilité des enfants, a expliqué Mme Alwata Ichata Sahi, le Gouvernement  Malien prévoit dans un élan de solidarité nationale jeter les bases de la promotion intégrale des enfants maliens. Ce chantier à court  terme a lancé  le ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant devra « rehausser » le niveau d’intervention de son département en la matière. Il permettra donc de « relever des défis prioritaires à savoir le renforcement du système national de protection de l’enfant à travers le développement de politiques, la prévention de vulnérabilité et des risques et l’application effective des instruments internationaux de protection des enfants et des femmes ratifiés par le Mali ».


La vision des hauts responsables Maliens consiste au renforcement du système national de protection de l’enfant à travers le développement de politique, la prévention de vulnérabilité et des risques et l’application effective des instruments internationaux de protection des enfants et des femmes ratifiés par le Mali. Une place de choix sera donnée à la réduction des causes structurelles de vulnérabilités (économiques et l’insécurité alimentaire chronique) à travers le développement de mécanisme d’autonomisation des ménages vulnérables.


Mme Alwata Ichata Sahi a plaidé pour une fédération des énergies afin d’apporter une réponse adaptée à la prise en charge intégrale des femmes et les enfants victimes des atrocités des bandits armés. Aussi a-t-elle ajouté, la transversalité du domaine de la protection exige une synergie dans les stratégies de réponse pour une réhabilitation de ces victimes.

L’on comprendra que le récent Comité de Réconciliation Nationale aura fort a faire  quand à la dite réhabilitation. Même si elle reste contestée par les Maliens pour diverses raisons , reste qu’elle sera au cœur des pourparler inclusifs prévus pour début Octobre afin de tourner de façon définitive la problématique Touarègue !

KEITA IDRISSA
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