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- ACTU 223 : Amnesty international s'inquiète du respect des Droits Humains.

publié le 19 juin 2013 à 12:13 par Françoise Traverso   [ mis à jour : 15 janv. 2014 à 11:48 ]

Dans le logique de la publication du rapport des Nations Unies sur l'humanitaire au Mali le mois passé, Amnesty International effectuait le même exercice la semaine dernière. Le rapport annuel sur la situation des Droits de l’Homme au Mali a été communiqué lors d’une conférence de presse.

 

Le  siège de l’institution à Kalaban Coura fut le théâtre de la Conférence animée par Mme Kéita Mariam Touré, Abba Touré et Salif Fofana. Ils sont respectivement,  présidente nationale et  coordinateurs chargés des questions militaires, sécuritaires et de la lutte contre la prolifération des armes légères et campagne de mobilisation d’Amnesty international Mali. Le ministère de la Justice a été convié à l’évènement se faisant représenter par Mme Sylla Fatoumata Cissé.

Les conférenciers ont d’abord  présenté le rapport annuel de l’Organisation de défense des droits de l’Homme « Un monde de plus en plus dangereux pour les réfugiés et les migrants » , de plus de 400 pages. Il récapitule toutes ses activités de janvier à décembre 2012 en apportant un éclairage particulier sur la question des millions de réfugiés, migrants et des populations déplacées mis au banc de l’Humanité. On y trouve une vision complète et détaillée de la situation des droits Humains dans le monde et une liste des cas de tortures ou d’autres mauvais traitements infligés souvent à des personnes en raison de leur participation à des manifestations. Pourtant l’ A.I.D.H. a milité pour la liberté d’expression et fera tout pour qu’il soit respecté.C’est dans cette logique qu’un combat est présentement engagé dans le cadre des violences conjugales.

Mme Kéita Mariam Touré , présidente nationale d’Amnesty International Mali, a ensuite évoqué la situation sociopolitique et  l’état du respect des droits de l’Homme depuis le  putsch de Mars au Sud  du pays et le conflit armé imposé par des bandits armés au Nord. Au Mali, le rapport 2013 d’Amnesty International Mali indique que les groupes armés ont occupé les régions nord ( Gao , Tombouctou Mopti et Kidal) se sont livrés à des exactions, des violences sexuelles, des homicides délibérés, arbitraires, des châtiments corporels et l’utilisation d’enfants soldats.

Cela a même été dénoncé par l’ONU le jeudi 13 Juin 2013 dans son rapport annuel où les Bandits armés du Nord Malien auraient
exploité et recruté des centaines d’enfants durant le conflit dans le nord malien.

Ces mêmes rebelles ont également séquestré et  abattu froidement les militaires maliens faits prisonniers dans la ville d'Aguelhok en janvier 2012.On a tous en mémoire l'image des hommes en uniformes égorgés qui ont provoqué l'indignation de la population malienne et la grogne des épouses des militaires qui avaient demandé des comptes au président déchu Amadou Toumani Touré. L’image en question a été publiée sur le net et a fait le tour du pays .

 Mme Kéita a tenu à rappeler que son ONG n’est pas une juridiction, mais dénonce plutôt les atrocités en attirant l’attention des autorités pour que le crime ne soit pas impuni.

De son côté ,le coordinateur chargé de la campagne de mobilisation à Amnesty international, Salif  Fofana, a affirmé  que le nombre de places de réinstallation offertes par les gouvernements est estimé d’environ 80.000 par an, alors que le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) estime que 172 196 personnes avaient besoin de réinstallation en 2012.

Les 3/4 des réfugiés dans le monde sont hébergés par les pays en développement qui doivent ainsi partager leur misère avec ces sinistrés qu’ils accueillent. Selon Salif Fofana, les 25 pays développés qui acceptent la réinstallation des réfugiés n’accueillent que 10 % des quelque 800.000 réfugiés recensés par le HCR ayant besoin d’une protection. Plus de 12 millions d’apatrides sont dispersés de par le monde.


Toutefois grâce à l’intervention de « Amnesty International » des dizaines de milliers de prisonniers ont été libérés. Le seul fait inquiétant, est que 6 journalistes ont été tués au cours de l’année pour des raisons liées à l’exercice de leur travail. Les enquêtes sur ces assassinats n’ont guère progressé. Comme quoi le "Droit d’ Informer" reste un tabou en cette période d’exception au Mali.


Heureusement que ces derniers mois  avec l’affaire «  Boukary Daou » que nous avons évoquée sur le blog, les choses commencent à rentrer dans l’ordre .Aussi , nous pouvons constater que des journaux ont été créés par la Junte ainsi que certains politiques afin de se faire une propagande  fortement basée sur l’intox.


Vu que la Pré campagne est entamée dans le pays du fait du ballet d’investitures des candidats aux présidentielles, certains non-dits ne tarderont pas à voir le jour du fait qu’il n’y ait plus d’entrave à la liberté de presse et que les putschistes soient muselés du fait de la présence de l’armée française.

 

 KEITA IDRISSA

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