- Stop au scandale des "enfants soldats"

publié le 6 nov. 2012 à 12:39 par Françoise Traverso   [ mis à jour : 7 nov. 2012 à 07:06 ]

A l’attention de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères

Il est temps de dire STOP au phénomène des « enfants soldats » !


La situation réservée aux jeunes enfants en période de conflit est tout simplement choquante, et insupportable. Plus de 300 000 « enfants soldats » dans le monde utilisent les armes, principalement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.

Voici le TOP 4 des plus gros exportateurs d’armes au monde :

1°.- Les États-Unis avec 52,4%

2°.- Le Royaume-Uni avec 13,4%

3°.- La Russie avec 8,4%

4°.- La France avec 7,2%

Comme ces chiffres le montrent, les armes sont principalement fabriquées par les pays occidentaux en direction des pays souvent très pauvres.

Ont-ils un réel besoin d’armement ? Il est permis d’en douter.  En revanche, ces pays ont besoin d’infrastructures, de développement économique, d’une coopération, d’un partenariat d’égal à égal dans lequel chacun y trouverait ses intérêts.

La place de ces enfants, enrôlés de force à partir de huit ans, est sur les bancs de l’école et non dans un conflit armé pour combattre ou massacrer les populations.

Utiliser ces enfants en période de conflits armés est tout simplement criminel.

C’est donc sans hésitation que nous avons dit OUI à la Fondation WWSF – Section Enfant / Jeunesse et à la Campagne de 19 Jours d’Activisme sur la Prévention d’abus et violence envers les enfants et les jeunes.

L’A.I.D.H a par conséquent décidé de mener une campagne « choc » de 2 jours d’activisme.

L’A.I.D.H propose une approche complémentaire à celle proposée par les institutions internationales.

  Par le biais de plusieurs affiches et flyers présentant des photos d’enfants armés avec leurs illustrations, notre objectif est de sensibiliser l’opinion publique à ce phénomène de « l’enfant-soldat » sous plusieurs angles:

1)       Montrer l’implication des pays occidentaux, premiers exportateurs mondiaux, dans le commerce d’armes. Une des affiches de l’ A.I.D.H démontre en ce sens un parallèle choquant : lorsque les enfants occidentaux « jouent à la guerre », d’autres la vivent de façon réelle, avec des armes dont les fournisseurs ne sont autres que … les pays occidentaux.

2)        Établir un parallèle entre l’argent réellement investi dans le commerce d’armes (environ 409 milliards de dollars par an) et l’argent qui suffirait à rendre l’accès à l’éducation primaire et au premier cycle de l’enseignement secondaire universel à tous les jeunes des pays en voie de développement (environ 24 milliards de dollars seulement, soit 1/17ème de la somme utilisée pour le commerce d’armes). Il est évident qu’une scolarisation plus importante dans ces pays aiderait à éradiquer le phénomène de « l’enfant-soldat ».

3)       Poser une question simple qui amène le public à réfléchir, en lui permettant de s’assimiler à la thématique : et si ces enfants étaient les vôtres ?

Les jeunes enfants sont  notre avenir, toute partie à un conflit qui utiliserait  sa jeunesse à de telle fin devrait être mise au ban des Nations. C’est le souhait de l’ A.I.D.H car, l’homme est au cœur de nos actions et encore plus, l’enfant.

C’est pourquoi, nous vous sollicitons  Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères, afin que  la France revoie sa politique de coopération avec les pays concernés.

La France peut infléchir cette situation mais à condition qu’elle le veuille vraiment.

Monsieur le Ministre, nous sollicitions votre contribution à l’échelon international afin de mettre fin à ce phénomène de l’ «enfant soldat ».


Françoise TRAVERSO


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Françoise Traverso,
6 nov. 2012 à 12:43
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