Comparative Civilizations

Comparative nahua & ukrainian sex and gender roles:


in the motifs of the vagina dentata and ghost pursuit” (85), it also discusses, in a more general way, the issue of sexuality in Nahua culture.  

This conceptual framework depicts conflict in symbolic interactions within theoretical contexts.  Multicultural perspectives may shed light on emerging youth identities and leadership phenomena.


CHILD ENDANGERMENT POWERPOINTS BELOW HELP MEET Emotionally & Behaviorally Disabled children across multicultural perspectives of awareness and action, theory and practice----PRAXIS



3 civilisations

  Premièrement, parlons des Incas.La civilisation inca est une civilisation précolombienne du groupe andin.
 
                                                              Origine Inca
 
À l'heure actuelle, l'origine géographique des premiers Incas reste discutée, l'hypothèse communément admise étant qu'ils provenaient des rives du lac Titicaca, à la frontière du Pérou et de la Bolivie. Le rapprochement est souvent évoqué avec la civilisation méconnue de Tiahuanaco (en Bolivie). Les Incas seraient donc un groupe d'hommes menés par Manco Capac ; après une migration vers le Nord, celui-ci s'allie avec quelques communautés quechuas pour déloger les habitants de la vallée de Cuzco. Ce sont dès lors tous les descendants de ces premiers colons ainsi que leurs alliés qui sont considérés comme Incas.
 
 Elle est à l'origine de l'empire inca, l'un des trois grands empires de l'Amérique précolombienne, qui avait pour chef suprême le Sapa Inca. L'empire inca fut conquis par les conquistador espagnols sous les ordres de Francisco Pizarro à partir de 1532.

Sapa Inca:Le terme Sapa Inca (qui signifie « Inca principal » en quechua), désigne les empereurscuzquéniens d'origine quechua durant la période précolombienne des Andes. Le premier Sapa Inca est mythique, Manco Capac, fondateur de la capitale du « Nombril » et de la dynastie de Cuzco qui régnera pendant plusieurs siècles sur un territoire immense en Amérique du Sud.

                                                     Histoire  de l'empire  Inca

 À leur arrivée dans la région de Cusco, les Incas ne sont qu'une tribu parmi d'autres dans une confédération locale, occupant dans un premier temps un rang subordonné .Leur position de chefs militaires dans la confédération leur permet de gagner progressivement de l'influence lors des règnes successifs de Sinchi RocaLloque YupanquiMayta Capac et Capac Yupanqui. Finalement, à la mort de Capac Yupanqui, Inca Roca s'empare du contrôle de la confédération.

 Yahuar Huacac puis Viracocha Inca étendent la domination inca. Néanmoins, le territoire inca ne dépasse pas un rayon de 40 km autour de Cuzco. En 1438, lors d'une guerre avec la tribu voisine desChancas, Viracocha abandonne la capitale, mais son fils Pachacutec la défend avec succès et défait les Chancas. C'est le début de l'expansion extrêmement rapide de l'empire
 
Le fils de Pachacutec, Tupac Yupanqui et son fils après lui, Huayna Capac, repoussent les frontières de l'empire du Chili au Sud de la Colombie. L'empire est à son apogée
 
En 1532, 180 conquistadors espagnols débarquent et commencent la conquête de l'empire inca. Bien que peu nombreux face aux armées incas de plusieurs dizaines de milliers de soldats, cette conquête est très rapide.
 
Les Incas se rebelleront tout de même plusieurs fois, notamment en 1536 sous le commandement deManco Inca. La ville de Vilcabamba devient le centre d'un noyau de résistance inca qui y subsistera jusqu'en 1572.La résistance aura un sursaut aux XVIIe et XVIIIe siècles ; le plus important épisode sera celui de Túpac Amaru en 1780, toujours avec l’objectif avorté de restaurer l’empire inca.
 
 
L'empire Inca comprenait de nombreux peuples différents et jusqu'a plus de 700 langues différentes furent parlées sur son territoire .
 
 
L'Inca est à la fois chef de son clan et souverain de tout l'empire. L'organisation communautaire est à la base de la structure de l'empire. Dans de nombreux cas, l'Inca conquérant veille à ne pas bousculer l'organisation traditionnelle des populations à assimiler et laisse en place les autorités traditionnelles et leur confie des instructeurs du clan inca pour les informer des lois de l'empire et les instruire dans la religion officielle. Ces autorités locales étaient donc encadrées et rendaient comptes à des supérieurs hiérarchiques qui tous étaient membres du clan Inca.
 
 D'une manière générale, il existait trois classes : la classe laborieuse constituée des paysans et artisans, la classe de gouvernance locale et, au sommet, la classe dirigeante de souche inca qui tenait les rênes de l'empire. Cette classe dirigeante était organisée comme un clan ordinaire dont les membres étaient appelés aux plus hautes fonctions au sein de l'empire, qu'elles soient religieuses, militaires ou administratives.
 
Cette société était donc basée sur un système de castes et on ne pouvait que très difficilement et exceptionnellement changer de rang.Un individu de la classe laborieuse pouvait accéder à la classe dirigeante suite à un exploit militaire ou grâce à quelque autre mérite. Il arrivait, dans un but politique, que des dirigeants coopératifs de peuples vaincus obtiennent des postes à responsabilités, souvent celui de Kurakas.
 
Le groupe social de base est formé par la famille constituée des parents et des enfants célibataires. L'homme travaille aux champs, et pratique éventuellement de l'artisanat, tandis que la femme s'occupe de la cuisine et de l'entretien de la maison. L'entraide entre familles est très fréquente, notamment au moment des récoltes. Les personnes invalides sont généralement soutenues par l'ensemble de la communauté.
 
L'empire atteignit son étendue maximale sous le règne du fils de TúpacHuayna Cápac (v. 1493-1525).
En 1525, le territoire contrôlé par les Incas comprenait la partie la plus méridionale de la Colombie, l'Equateur et le Pérou, jusqu'à la Bolivie en incluant une partie de l'Argentine et du Chili du Nord.L'empire s'étendait sur près de 3 500 km du nord au sud et sur 800 km d'est en ouestOn estime que le nombre d'habitants de cette immense région, issus de peuplements très divers, était de l'ordre de 2,5 à 16 millions.
 
 
 Au XIIe siècle, ils commencèrent à se déplacer dans la vallée de Cuzco, où ils soumirent les peuples voisins et leur imposèrent un tribut durant trois siècles.Il fallut attendre le milieu du XVe siècle pour que les Incas entreprennent de consolider et d'étendre leur domination sur la région. Avant cette date, leur plus grande avancée les avaient amenés à environ 30 km au sud de la capitale Cuzco, sous le règne du sixième empereur Inca Roca, qui vécut au XIVe siècle.L'expansion commença véritablement sous le règne du huitième empereur,Viracocha, qui vécut au début du XVe siècle.
 
 
~1350 - ~1380 : Inca Roca 
                                   
       
 
 
 
 
 
 
 Les origines des tribus mayas les plus anciennes se perdent dans la nuit des temps. Les manuscrits indigènes du XVIe siècle ont oublié l'emplacement du berceau de la civilisation maya, que ce soit dans le Chilam Balam(écrits dans la péninsule du Yucatán), ou dans le Popol Vuh des Quichés, la branche des indiens mayas du Guatemala. Et même le premier chroniqueur espagnol des mayas, le frère Diego de Landa(1566), n'a pu en mentionner clairement la situation.
 
                                                              
                     
 
                                            Histoire empire  Maya    
 
 L’écriture maya apparaît à partir de 300 av. J.-C. À en juger par les documents dont nous disposons, l’écriture maya passe assez rapidement d’une forme logographique
     Les Mayas utilisaient 800 signes individuels
L’écriture maya est actuellement décodée à environ 80%
Les Mayas écrivaient avec des pinceaux faits en poils et plumes d’animaux.
lls utilisaient de l’encre noire et rouge, d’où le nom donné au territoire maya par les Aztèques : « Le pays du rouge et noir 

Les scribes avaient une position sociale très importante, les fresques montrent souvent les puissants avec du matériel d’écriture..

 Comme les autres civilisations mésoaméricaines, si les Mayas étaient par certains aspects en retard sur l’Europe, ils étaient en revanche très avancés dans d'autres secteurs. Leur connaissance de l’astronomienotamment surprend encore les scientifiques actuels.
 
 Leurs réalisations architecturales sont également remarquables. Les Mayas avaient créé un type de voûte particulier que l’on peut observer àUxmal.
 
 Leurs édifices exploitent par ailleurs leurs connaissances astronomiques pour créer des effets saisissants à partir de jeux de lumière (cf. Chichén Itzá).
 
 

  Bien qu’il soit souvent affirmé que les Mayas et les autres peuples mésoaméricains ne connaissaient pas la roue[22], les découvertes réalisées sur certains sites archéologiques (entre autres à Palenque) montrent le contraire. Néanmoins, les seuls objets dotés de roues qui ont été retrouvés en Mésoamérique sont des jouets et de petits chariots ; les archéologues ont expliqué cette limitation de l'usage de la roue par l'absence d'animaux de trait en Mésoamérique, en particulier pour les transports, ainsi que par le caractère sacré attribué à la roue, comme dans d'autres civilisations (au Tibet, par exemple                                    

 

                                          Époque préclassique

L'Époque préclassique s'étend de 2600 avant Jésus-Christ à 250 apr. J.-C. À partir de -2000, c'est l'essor de la civilisation olmèque, dont sont issus de nombreux aspects de la civilisation maya. Cette période préclassique est mal connue. Les premiers villages d'agriculteurs des Basses-Terres ont été datés de -1200 au Belize(Cuello)[3].

Des preuves archéologiques montrent que l'architecture cérémonielle maya démarre vers 1000 av. J.-C. Il est très difficile de faire la différence entre la culture pré-maya et la civilisation olmèque, chaque culture s'étant influencée mutuellement.

Vers 300 av. J.-C., on assiste à la multiplication des sites et à une activité architecturale intense, signe d'un fort accroissement de la population, particulièrement dans les cités de El MiradorNakbe,KomchénCerros et Tikal. Chaque site se développe de façon autonome; néanmoins, signe d'une indéniable unité culturelle, on utilise partout la même céramique rouge et noire.

Entre 150 et 200 de l'ère chrétienne, période souvent dénommée « protoclassique », des tensions apparaissent; crise de croissance ou invasion, nul ne le sait[4]. Certains sites disparaissent, tels que Cerros, El Mirador ou Komchén, tandis que d'autres s'imposent comme Tikal.

 
 
 
                                                           Époque classique

L'Époque classique s'étend de 250 apr. J.-C. à 900 apr. J.-C. Dans les Basses-Terres du sud, elle est dominée par deux grandes métropoles : Tikal et Calakmul. Tikal joue un rôle prédominant dans la première partie de l’Époque classique qui marque l’apogée de la culture maya. Les débuts de l'histoire de Tikal sont mal attestés. La Stèle 29 porte la première date en compte long de cette cité. Son rôle semble être renforcé par les liens qui l'unissent à la grande métropole du Mexique central,Teotihuacán. Ces échanges se manifestent dans l’architecture, la céramique et la sculpture.

Vers le milieu du VIe siècle, Tikal est vaincue par Calakmul. On note alors un ralentissement des activités, qui se traduit par l’interruption de l’érection de monuments datés dans cette cité. Cet arrêt marque la fin du classique ancien.

Un renouveau s’opère bientôt organisé autour de cités-États qui rivalisent de prestige. La culture maya des Basses-Terres du sud atteint son apogée : il durera jusqu'au IXe siècle.

Dans les Basses-Terres du nord, au Yucatán, d'autres centres prennent le relais: les cités Puucd'UxmalLabnáKabáhSayil, etc. Leur épanouissement est bref: elles sont également désertées auXe siècle.

                                         L'effondrement maya

Les années 800 à 900 marquent l’effondrement des cités-États des Basses-Terres du sud, l'arrêt des constructions monumentales et des inscriptions associées. La dernière inscription connue datée sur un monument remonte à 822 pour Copán (au sud-est), 869 pour Tikal (au centre) et à 909 pour Tonina(ouest)[5].

La cause du dépeuplement quasi total des puissantes cités mayas à l'aube du IXe siècle reste mal connue. Des hypothèses ont été avancées pour expliquer la chute brutale de la civilisation maya classique en plein âge d'or, les spécialistes n'étant toujours pas d'accord sur les causes d'un bouleversement aussi radical. Guerres, désastres écologiques, famines ou une combinaison de ces facteurs sont les raisons généralement avancées pour expliquer ce déclin. Les centres mayas sont abandonnés entre la fin du VIIIe siècle et le début du Xe siècle[6], puis recouverts par la forêt. Ce n'est qu'au cours de la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe qu'ils ont été découverts et restaurés

 
 La civilisation maya est une civilisation précolombienne du groupe mésoaméricain, s’étalant sur tout ou partie du MexiqueBelizeGuatemalaHonduras et Salvador actuels. Apparue à la fin du IIIemillénaire av. J.-C., elle connut son apogée entre le VIe siècle et le IXe siècle de notre ère avant d’entrer en décadence et de disparaître lors de la conquête espagnole au XVIe siècle. Avec lesAztèques et les Incas, elle fait partie des trois grandes civilisations ayant marqué le Nouveau Mondeavant l’arrivée des Européens. Son héritage est principalement architectural, comme en témoignent les imposantes ruines de palais et temples pyramidaux dispersés à travers la jungle. Elle est aussi connue pour avoir développé d’impressionnants savoirs en mathématiques et en astronomie, ainsi que le seul système d'écriture intégral de l’Amérique précolombienne. L’apport culturel du monde maya, bien que non négligeable d’un point de vue scientifique, reste néanmoins peu visible du grand public.

Les premiers explorateurs à approcher les vestiges de la civilisation maya au XIXe siècle ont contribué à lui forger une image romantique mais bien différente de la réalité : « qui n’a pas entendu parler, par exemple, d’un ancien Empire maya, véritable âge d’or durant lequel un peuple laborieux et éminemment pacifique se serait adonné, dans le calme de ses cités protégées par la forêt dense, à la seule contemplation des astres ? » [1]. De nos jours l’évolution des connaissances a permis de renverser cette vision simpliste et sans nuance. Car si les anciens Mayas étaient bâtisseurs, artistes et savants, ils n’en étaient pas moins résolument guerriers. Du fait de leur organisation politique en cités rivales, la comparaison des Mayas classiques avec les cités grecques de l’époque classique ou avec les cités italiennes de la Renaissance n'est pas inappropriée[2].

 

                    Contraintes archéologiques

Pour des raisons à la fois environnementales et historiques, la connaissance et la compréhension de cette civilisation sont encore très fragmentaires. De larges zones d’ombre subsistent toujours malgré les efforts entrepris depuis sa redécouverte au XIXe siècle.

  • L’aire civilisationnelle maya recouvre dans sa plus grande partie des terres situées en milieu tropical (les Basses-Terres du sud). Cet environnement sauvage et peu hospitalier n’a pas aidé à la conservation des ruines léguées par les anciens Mayas. Bien au contraire, la jungle envahissante a systématiquement repris possession des espaces dégagés. Les racines s’immisçant entre les blocs, la poussée végétale a fait exploser les bâtiments, réduisant souvent temples et palais en amoncellements de pierres. Les Hautes-Terres et les Basses-Terres du nord ont globalement été plus épargnées par ce phénomène. De surcroît le climat chaud et humide a semblablement contribué à faire disparaître les constructions en matériaux organiques et autres objets périssables qui auraient pu considérablement nous renseigner.
  • Pendant longtemps et jusqu’à l’actualité la plus récente, le pays maya a été secoué par des troubles politiques qui ont régulièrement perturbé et ralenti le travail des archéologues. L’histoire agitée de l’Amérique latine dans la deuxième moitié du XXe siècle a eu des répercussions dans le pays maya. La guérilla marxiste et les revendications des peuples mayas contemporains n’ont pas facilité l’exploration et la fouille des sites archéologiques. Toutefois la remise du prix Nobel de la paix à Rigoberta Menchu Tum a relancé les espoirs de paix. Le Mexique tente aujourd’hui de réhabiliter son héritage précolombien et un musée consacré à la civilisation maya a été créé à Chetumal.
  • De plus il faut prendre en compte que de nombreux et précieux témoignages ont été irrémédiablement perdus lors de la conquête espagnole. Suivant les conquistadores et cautionnant ainsi leur action, les missionnaires chrétiens ont cherché à éradiquer toute trace de culte païen parmi les Amérindiens. Les archives mayas, les fameux codex recelant des données inestimables concernant l’histoire et la science de la civilisation maya, ont été détruites lors d’autodafés comme celui de Maní en 1562.

                             Aire culturelle maya

Principaux sites mayas

L’aire culturelle maya antique doit être distinguée de la zone de peuplement maya actuelle. Elle se définit comme étant le territoire couvert par les anciennes cités mayas, soit une surface globale d’environ 340 000 km² (approximativement la superficie de l’Allemagne).

Elle comprend :

On la divise traditionnellement en trois grandes régions, selon des critères climatiques et géologiques :

  • la côte Pacifique
  • les Hautes-Terres
  • les Basses-Terres (du nord et du sud)

Curieusement on pourrait observer que ces zones écologiques correspondent à des zones culturelles. L’évolution de la culture maya aurait ainsi suivi un déplacement géographique, du littoral Pacifique et Hautes-Terres au sud (ère préclassique) vers les Basses-Terres du sud (ère classique) puis les Basses-Terres du nord (ère postclassique). Il serait néanmoins hâtif de céder à la tentation dudéterminisme géographique car chacune de ces zones a participé à sa manière au développement de la civilisation maya. Au sein même de ces régions le rythme d’évolution a pu être très différent d’une cité à l’autre.

                                            Le littoral Pacifique

Le littoral Pacifique est une longue bande d’une soixantaine de kilomètres de large qui s’étend de l’isthme de Tehuantepec à l’Ouest jusqu’au Salvador à l’Est. Coincée entre l’océan Pacifique et les montagnes de la Sierra Madre orientale, cette plaine humide dispose des conditions idéales à l’établissement humain. Outre des facilités de communication, axe de passage et de migration, elle offre de nombreuses ressources naturelles telles qu’une terre fertile, un climat chaud et des pluies abondantes, du poisson, du sel et la possibilité de récolter le cacao (ressource qui jouera un rôle particulier dans toute la Mésoamérique).

                                            Les Hautes-Terres

Les Hautes-Terres se situent à sune altitude supérieure à 800 mètres. Elles regroupent la chaîne devolcans courant parallèlement à la côte Pacifique et les plateaux voisins. Dans cette zone se rencontrent deux plaques tectoniquessubduction dont il résulte une forte activité sismique etvolcanique. Le climat est cependant tempéré, le sol riche en phosphore (véritable engrais naturel) et le sous-sol recèle des gisements d’obsidienne, de basalte et de pierre verte comme la jadéite ou laserpentine.

                          Les Basses-Terres (du Nord et du Sud) ]

Les Basses-Terres drainent une grande diversité écologique. On passe d’une forêt tropicale dense au Sud à une sorte brousse en remontant vers le Nord. Dans la jungle très humide les arbres atteignent entre 40 et 70 mètres de hauteur. La faune et la flore sont très variées. On y trouve notamment lejaguar et le quetzal, très recherchés, des cerfs, des dindons, des alligators… Les fleuves et rivières sont nombreux, le plus important d’entre eux étant l’Usumacinta. Ils servent à la fois de source d’eau potable et de voie de communication. Plus on progresse vers le Nord, plus l’eau et la végétation se font rares. Le sol remonte peu à peu vers le plateau calcaire du Yucatan et les pluies s’infiltrent profondément dans la terre, ne persistant pas à la surface. Sur la péninsule du Yucatan l’eau n’est donc accessible qu’à travers les cenote, trous vastes de plusieurs dizaines de mètres de diamètre s’ouvrant directement sur la nappe phréatique. Ces puits revêtiront une fonction rituelle spécifique comme lieux de passage vers l’Inframonde.

                                                                                                         Les        faits 

On constate l'arrêt progressif de toute activité de construction dans les cités mayas des Basses Terres du sud, au Guatemala et au Mexique actuels à partir de la fin du VIIIe siècle (on prend généralement en compte la dernière date en compte long retrouvée sur chacun des sites, de 780 àPomona jusqu'à 909 à Toniná[7]). Ce phénomène correspond à l'effondrement du système politique de la royauté divine qui caractérise le monde maya classique[8]. Une forte baisse de la démographie a été constatée mais les causes en restent obscures, et cela ne suffit pas à expliquer pourquoi les survivants ont quitté les cités et leurs splendides constructions.

En réalité, la chute ne fut pas brutale. Les ruines mayas ne sont pas des villes détruites mais des cités abandonnées. On ne trouve pas non plus de trace d'hécatombes, charniers ou fosses communes, résultats d'épidémies comme celles qui, introduites par les conquérants espagnols, décimeront plus tard les populations indiennes. Des dissensions affaiblissent les Mayas qui deviennent incapables de résister aux agressions : leurs voisins, à l'ouest et au nord, profitent de la situation.

                                                              Les hypothèses

  • Les guerres : du fait des traces d’abandon brutal, les activités quotidiennes ayant été apparemment délaissées en quelques jours (constructions encore en chantier), plusieurs spécialistes ont favorisé la thèse de guerres et d'affrontements violents entre cités.
Cependant, les guerres, bien qu'effectivement courantes, ne peuvent à elles seules expliquer un phénomène d’une telle ampleur. La notion de conquête ne semblait pas exister en tant que telle chez les Mayas. Les guerres ne visaient pas à exterminer l'adversaire, mais à faire des prisonniers pour mettre à profit leur force de travail, exiger une rançon ou les sacrifier aux dieux.
  • Les catastrophes naturelles : de terribles tremblements de terre ou de fortes perturbations climatiques auraient pu décimer la population. Une très importante diminution des pluies sur une longue période (corroborée par plusieurs études géologiques et par des études menées autour des conséquences du phénomène El Niño et La Niña[réf. nécessaire]) aurait ainsi pu entraîner de mauvaises récoltes, des famines, des épidémies, des rébellions, etc.
Une des faiblesses de cette hypothèse est d'abord sa durée dans le temps : un changement climatique se produit sur plusieurs décennies et ses conséquences sont progressives. De plus des études pluviométriques ont démontré que des variations de pluie n’auraient rien changé ou, au contraire, amélioré les récoltes. Enfin, aucune autre civilisation n’a disparu des suites d'une épidémie ou d’une catastrophe naturelle (les bâtiments ne montrent d'ailleurs par exemple aucun signe de violent séisme).
  • La peur : cette thèse se fonde sur la religion maya elle-même, prépondérante dans les cités dont la naissance va de pair avec la construction de grands centres cérémoniaux. La création des arts et des sciences était toujours intimement liée à la religion. Or, celle-ci se basait sur des observations astronomiques qui avaient donné naissance à deux calendriers complexes (voir calendrier maya) qui organisaient toute la vie de la cité et avaient profondément marqué leur cosmogonie. Les Mayas distinguaient ainsi cinq cycles dans l’histoire de l’Univers se terminant tous par la destruction du monde précédent ; celle correspondant à l'Humanité était la quatrième, et le calcul basé sur le croisement des deux calendriers indique que cette période devait s'achever au Xe siècle[réf. nécessaire]. Ainsi, les prêtres ayant prédit l'approche imminente de l'apocalypse, ce peuple fervent aurait soudain été pris de panique et se serait enfui...
Cette hypothèse très controversée a été avancée au milieu des années 1970 par Pierre Ivanof. Elle ne permet pas d'expliquer la forte baisse démographique constatée par les chercheurs ; on ne comprend pas non plus pourquoi les Mayas ne seraient pas retournés vivre dans les cités après s'être rendu compte que les prévisions des prêtres étaient erronées.
  • Une catastrophe écologique : ce serait la cause profonde. L'appauvrissement et l'érosion du sol causés par le déboisement massif auraient été aggravés par des années de sécheresse. Les récoltes ne suffisant plus à nourrir une population très importante, les famines auraient entraîné une baisse de la natalité et des guerres entre les cités pour accaparer les réserves en eau et les terres cultivables disponibles. La baisse démographique, conjuguée à la nécessité vitale de s'éloigner de régions de plus en plus arides pour retrouver un environnement plus humide et plus fertile (forêt tropicale au sud, eaux souterraines plus faciles à capter au nord), apportent une explication à l'abandon des cités.
Cette hypothèse qui est retenue par la plupart des chercheurs se base sur une accumulation de conditions défavorables[9]. Les thèses évoquées précédemment ne seraient pas des causes primaires mais seulement des conséquences (guerres) ou des facteurs aggravants (années séches).

                                             Époque postclassique

Le Postclassique Maya assiste à la montée en puissance de l'influence des Nahuas du Mexique central, tant dans les Hautes Terres du sud que dans le nord du Yucatan. Cette influence se caractérise par l'introduction de styles nouveaux, de nouvelles techniques comme la métallurgie, et par de grands changements dans l'organisation sociale et politique. Les causes de cette montée en puissance des Nahuas sont incertaines. Il semblerait que l'affaiblissement du monde maya ait entraîné des mouvements de populations chichimèques et par là même un renouveau du pouvoir nahua, dorénavant aux mains des Toltèques, centrés sur Tula (ou Tollan). Ces derniers étendent leur influence à toute la Mésoamérique, jusque dans le nord du Yucatan, apportant des traits nahuas aux Mayas.

Les quelques cités mayas qui avaient perduré pendant l'Épiclassique et le Postclassique ancien, notamment les cités Puuc comme Uxmal, Sayil, Labna, K'abah, Yaxuna, et d'autres cités déjà anciennes comme EdznaCoba ou Dzibilchaltun, après un âge d'or entre le IXe et le Xe siècleav. J.-C., connaissent une grave crise et se dépeuplent pour la plupart. Seule Chichen Itza continue de prospérer : les Toltèques, menés par Kukulkan selon la légende, y ont fondé une dynastie et y ont importé des cultes mexicains, comme celui de Quetzalcoatl (Kukulkan), Tlahuizcalpantecuhtli(Tawizcal dans le codex de Dresde), Cactunal... Cependant, au XIIIe siècle, Chichen Itza décline à son tour au profit de Mayapan, dirigée par Hunac Ceel ; Mayapan deviendra donc le nouveau centre du monde maya des Basses Terres, une cité prospère, fortement mexicanisée, gouvernée par des lignées aristocratiques. Puis au XIVe siècle, des rivalités entre ces lignées et la dynastie régnante des Cocom entraîneront une longue période de guerres civiles, qui aboutira à la chute de Mayapan.

Le Postclassique dans les Hautes Terres du sud présente aussi de grands changements et une mexicanisation importante. Les anciens centres du pouvoir classiques, comme Kaminaljuyu ou les cités de la vallée de Chuyub, sont abandonnés. S'ensuivent de vastes mouvements de populations, des intrusions mexicaines, un morcellement ethnique et politique, qui aboutissent à la création d'une mosaïque de centres régionaux et d'États indépendants. Parallèlement à ces changements, on assiste à l'introduction de traits culturels nahuas, tels que les temples jumeaux et les Tzompantli, les cultes d'origine mexicaine (Quetzalcoatl sous le nom de Kukumatz, le Tohil des K'iche, Xipe Totec...), la métallurgie, de nouveaux types de céramiques (fine orangecomalesmolcajetes...). Le pouvoir est aux mains d'ethnies telles que les K'iche, les Kaqchikel, les Mam, les Pokomam, les Tz'utuhil, les Q'eqchi', qui fondent des royaumes expansionnistes et bien défendus, comme le royaume des K'iche qui, centré sur Chi Izmachi puis Q'umarkaaj (Utatlan), sera intégré à l'Empire aztèque sous Ahuizotl, comme celui des Kaqchikel, d'abord vassal des K'iche, puis centré sur Iximche, celui des Pokomam centré sur Mixco Viejo, de Rabinal centré sur Cayuup... Ces États sont dérigés par des lignées (Ilocab, Nihaib, Kawek, Tamub...) qui disent tenir leur pouvoir des Toltèques. Les conflits politiques qui agitent la région tout au long du Postclassique sont connus grâce à des documents de l'époque coloniale écrits en langues indigènes, tel que le Popol Vuh des K'iche, El Titulo de Totonicapan, les Annales des Kaqchikel, le Memorial de Solola...

L’écriture hiéroglyphique maya continue à être utilisée dans les codex, faits de longues bandes de fibre végétale recouvertes de chaux et pliées en accordéon. Quatre d’entre eux ont survécu : ceux deDresde et de Paris, le Codex Troano de Madrid et le Grolier.

Après avoir vaincu les Aztèques en 1521, les Espagnols se lancèrent à la conquête des territoires mayas. Grâce à leur supériorité technologique et aux antagonismes entre royaumes mayas des Hautes-Terres du Guatemala, qu'ils poussèrent à se monter les uns contre les autres, ils les écrasèrent rapidement en 1524[10]. Les Mayas du Yucatán, en revanche, opposèrent aux envahisseurs une résistance farouche. Les deux premières tentatives de conquête par Francisco de Montejo, en 1527-28 et ensuite de 1531 à 1535, échouèrent. En 1541, son fils, Montejo le jeune, profitant de l'hostilité entre les clans Cocom et Xiu, parvint à s'implanter dans la région et fonda Méridaen 1542. Protégé par son relatif isolement dans la jungle du Petén, le dernier État maya, le royaume itzá de Tayasal, ne succomba aux Espagnols qu'en 1696-97[11].

Les maladies importées d'Europe par les Espagnols et inconnues des indigènes ne furent pas étrangères à la défaite des Mayas. Dès 1521, une épidémie de variole emporta le tiers de la population des Hautes-Terres du Guatemala[12]. Il en alla de même au Yucatan. À leur arrivée, les Espagnols firent face à des adversaires déjà affaiblis.

                  Organisation politique et sociale

Noble offrant des fèves de cacao

La société maya est divisée en classes : nobles, religieux, militaires, artisans, commerçants, paysans (la majorité) et l’équivalent des serfs. Elle est dirigée par des chefs héréditaires, de filiation patrilinéaire, qui délèguent leur autorité sur les communautés villageoises à des chefs locaux. La terre, propriété de chaque village, est distribuée en parcelles aux différentes familles.

La structure sociale est complexe, elle est fondée sur une organisation familiale patrilinéaire, une division sexuelle du travail et une répartition par secteurs d'activité. Les agriculteurs, c'est-à-dire la majeure partie de la population, se divisaient en paysans, serviteurs et esclaves. L'élite, de son côté, se répartissait en guerriers, prêtres, administrateurs et dirigeants. L'élite et le peuple ne formaient pas des catégories antagonistes, car des liens de parenté ou d'alliance unissaient dirigeants et serviteurs, chefs et paysans. Ainsi, les nouvelles découvertes montrent l'existence d'une classe fort importante de commerçants-guerriers, notamment à partir du Ve siècle à Tikal et il y aurait eu un partage du pouvoir entre l'ancienne aristocratie chargé des affaires intérieure de la cité et religieux; et la nouvelle classe de commerçants-guerriers.

Il semble que les Mayas aient vécu selon un système de cités-États. Cette indépendance relative des communautés a d'ailleurs été un facteur facilitant la conquête par les Espagnols qui n'eurent pas à affronter un peuple présentant un front uni.

Les plus puissants rois qui surent conquérir et régner sur plusieurs cités se faisaient appeler Ahau ce qui signifie « Grand Roi ». Cependant, le titre le plus répandu des rois mayas fut Halac vinic ou Hulach Uinic. Le Roi concentre tous les pouvoirs religieux, militaires et civils. Il choisit au sein des nobles lesbatabs, qui sont des chefs locaux ou de villages dont la principale responsabilité était de veiller à la bonne perception du tribut et à l'exécution des ordres. Mais il est souvent fait mention d'un conseil autour du roi.

Le clergé constitue également une classe nombreuse. Les prêtres (ah kin) se succèdent de père en fils et leur savoir ne se transmet qu'à l'intérieur de la famille. Cela est compréhensible puisque le savoir maya était fort étendu : de l'écriture à la chronologie, des almanachs sacrés à la médecine, des cérémonies à la formation des jeunes prêtres. Parmi les prêtre se distingue le chilam, spécialement chargé de recevoir les messages des dieux et d'énoncer les prophéties. Leur influence et la grande religiosité des mayas expliquent les nombreux jeûnes très sévères pratiqués par le roi et la noblesse ainsi que les mortifications et automutilations  puisque la religion maya donne au sang une très grande valeur magique.

En bas de l'échelle se trouve le peuple. C'est à lui qu'incombe la tâche de fournir les aliments et les vêtements, la main d'œuvre pour les travaux publics. Ces ouvriers mayas ne disposent que d'outils en pierre ou en bois ; ils ne connaissent ni le métal, ni la traction animale, ni la roue. Le seul moyen de transport connu s'effectue à dos d'homme. Enfin, les esclaves constituent une classe à part. Les délinquants de droit commun sont condamnés à l'esclavage. Les prisonniers deviennent souvent des victimes sacrificielles.

                                  Économie

Pour des raisons diverses, les archéologues ont longtemps négligé l'étude des modes de production et de distribution chez les anciens Mayas: les textes mayas de l'Époque classique sont quasiment muets sur le sujet; pour l'Époque postclassique, nous disposons des observations d'auteurs espagnols, sensiblement plus rares pour les Mayas que pour les Aztèques, notamment la Relación de las Cosas de Yucatán de Diego de Landa; par ailleurs les techniques archéologiques se sont considérablement affinées ces dernières années ( photos aériennesactivation neutronique, fluorescence des rayons X, analyse pollinique, ...) .

Les ressources étaient variables selon l'environnement local, sensiblement différent dans les Hautes-terres, les Basses-terres du sud et du nord.. Pour assurer leur subsistance, les Mayas pratiquaient la chasse et la pêche, l'élevage et l'agriculture. L'élevage était limité à quelques espèces, dindon et chien. Pour palier cette carence en protéines, les Mayas chassaient une variété d'animaux, tels que le cerf, le pécari, le tapir, l'agouti, le paca ou encore deux espèces de singes, sans compter diverses espèces d'oiseaux.

Champ contemporain chez lesQuiché du guatémala: maïs et haricots: les courges ne sont pas visibles

Les Mayas tiraient le plus gros de leur subsistance d'une agriculture sur brûlis : on brûle les broussailles - la cendre constitue un excellent engrais - avant d'ensemencer au moyen d'un bâton pointu. La découverte de Cerén, un petit village maya enseveli par une éruption volcanique au VIe siècle, a permis aux archéologues d'observer in situ comment les Mayas de l'Epoque classique cultivaient sur une même parcelle maïs[13], haricots et courges[14]. Les grands arbres étaient laissés en place et contribuaient à la régénérescence de la parcelle. Après une ou plusieurs années, les éléments nutritifs contenus dans la cendre étant épuisés, il fallait laisser la parcelle en jachère pendant une période qui variait selon la qualité du sol: jusqu'à vingt ans dans le nord du Yucatán[15]. Sauf dans les Hautes-Terres, où le sol volcanique des vallées est très riche, le rendement était relativement faible dans les Basses-Terres où la couche d'humus est généralement mince. Pour nourrir des populations de plus en plus nombreuses, les Mayas valorisaient des terres moins fertiles en pratiquant l'agriculture en terrasse pour contrecarrer l'érosion. Les archéologues ont constaté que cette forme d'agriculture avait été particulièrement pratiquée dans la région de Rio Bec- près de 150 000 hectares - et dans la région de Caracol[16]. Les anciens Mayas connaissaient également une autre forme d'agriculture intensive: dans des zones marécageuses appelées «bajos», ils aménageaient des champs surélevés: on creusait des canaux de drainage et on mettait en culture les monticules formés par les remblais de boue contenant des éléments nutritifs. De cette manière on peut obtenir plus d'une récolte par an. Par ailleurs, on peut obtenir une ressource supplémentaire en faisant de la pisciculture dans les canaux.

Les Mayas pratiquaient l’apiculture. Les outils en métal n’existaient pas. Les Mayas utilisaient des meules en pierre appelées metate.

Les différents peuples mayas entretenaient de nombreuses relations commerciales avec des cités lointaines. Les fèves de cacao et les clochettes en cuivre servaient de monnaie d’échange: le cuivre était aussi utilisé à des fins décoratives, comme l’or, l’argent, le jade, les coquillages et les plumes dequetzal.

                                      Culture

                                Architecture

Temple Kukulcan de Chichén Itzá
Temple de Tikal

La forme la plus emblématique de l'architecture maya est la pyramide à degrés. Le peuple maya aurait adopté l'architecture verticale pour se rapprocher de ses dieux.

L'apogée de la culture maya a coïncidé avec l'émergence de grandes cités, centres de pouvoir religieux, commercial et politique, comme Chichen ItzaTikal et Uxmal. L'observation du style de l'architecture maya est une des clés pour comprendre cette civilisation.

                                                                   Les villes

L'emplacement des villes mayas ne semble pas être planifié; elles se déploient en effet un peu au hasard sur tous types de terrains des plaines du nord du Yucatan aux collines de l’Usumacinta. La péninsule du Yucatan, où rayonna la civilisation maya, est un bas plateau calcaire qui ne s'élève guère au-dessus du niveau de la mer, couvert d'une jungle épaisse. Sous ce climat tropical, la végétation envahit les pierres et masque les œuvres de ce peuple ancien.

Au cœur de la cité maya se trouvent de larges places où se concentrent les bâtiments officiels, temples, acropole royale, stade, etc. Une attention particulière est portée à l'orientation des temples et des observatoires afin de respecter la cosmogonie maya. Dans un deuxième cercle autour de ce centre rituel se concentrent les demeures des nobles, les temples mineurs. Enfin, en dehors de ce centre urbain se déploient les modestes maisons du peuple.

L’architecture classique maya peut se résumer en une division de l’espace en deux : un espace public monumental, urbanisé et un espace privé relégué au second plan. C’est seulement à la fin de l’ère post classique que les cités se fortifient, détruisant les larges places de l’ère classique.

              

                         

                         Aztèques

 

Aire maximum approximative des territoires tributairesde la triple alliance aztèque.
La vallée de Mexico à l'arrivée des conquistadors, au début duXVIe siècle.

Les Aztèques, ou Mexicas (du nom de leur capitale, Mexico-Tenochtitlan), étaient un peuple de langue nahuatl qui s'était définitivement sédentarisé dans la vallée de Mexico, sur une île du lac Texcoco, aux environs du XIVe siècle 

        Au début du XVIe siècle, ils avaient atteint un niveau de civilisation parmi les plus avancés d'Amérique et dominaient, avec les autres membres de la Triple alliance,  le plus vaste empire deMésoamérique

Triple alliance est le nom communément donné, y compris par les mésoaméricanistes, à une ancienne institution politique préhispanique et supraétatique du centre de l'actuel Mexique, qui était appelée en nahuatl « Excan Tlatoloyan »[1] (signifiant « tribunal des trois sièges »)[Cette institution remonte au moins à l'époque toltèque, si l'on en croit Chimalpahin[4]. Elle aurait été alors le fruit d'une alliance entre TulaCulhuacan et Otompan

Aztèques et l'absence d'écriture alphabétique[

Le système d'écriture aztèque, utilisant des logogrammes appelés plus couramment glyphes

les Aztèques revendiquaient une double origine nordique, à la fois chichimèque et toltèque, qui leur conférait le prestige à la fois de la vaillance guerrière des chasseurs-cueilleurs et de l'héritage culturel des fondateurs de Tula

 Les Aztèques partageaient effectivement avec ces peuples la même langue (le nahuatl), les croyances astrales, la pratique des sacrifices humains et une organisation militariste de la société

Il semble que les Nahuas avaient commencé à quitter le nord du Mexique actuel au VIe siècle de notre ère pour s’installer en Mésoamérique, au centre de l'actuel Mexique, et avaient fini par se mélanger avec les populations locales.

Pendant l’époque postclassique, ils aménagèrent à Tula, à l'époque du développement de la civilisation toltèque. Il semble que c’est au XIIe siècle que les derniers Chichimèques, dont les Aztèques, ont immigré dans la vallée de Mexico, qui était alors dominée par les Tépanèquesd'Azcapotzalco.

Le peuple aztèque s'est lui-même désigné, dans sa langue (le nahuatl), par plusieurs ethnonymes différents :

  • Azteca (« ceux d'Aztlan ») a servi à désigner, selon les chroniques indigènes et espagnoles, le peuple aztèque jusqu'à son départ d'Aztlan et même pendant au moins une partie de sa migration[1]. Ce terme pouvait être accompagné d'autres noms en rapport avec les territoires traversés pendant leur migration, comme Chicomoztoca[2] (« de Chicomoztoc ») ouTeocolhuaca[3] (« de Teocolhuacan »).
  • Mexitin (« ceux de Mexitl ») fut, selon les légendes retranscrites dans les codex et les chroniques indigènes, le nom que leur donna leur dieu tribal Huitzilopochtli pendant leur migration d'Aztlan à Mexico[4].
  • Mexica Tenochca (« ceux de Mexico-Tenochtitlan »), ou plus généralement Mexica[5], servit à les désigner à partir de leur sédentarisation définitive à Mexico 

D'un point de vue géographique, la Mésoamérique s'étend de la vallée de Mexico à la péninsule de Nicoya, au Costa Rica

L'arrivée des Espagnols menés par Hernán Cortés en 1519 scella la fin de leur règne : après l'exécution de leur dernier empereur en 1524,

l'absence d'écriture alphabétique

Le système d'écriture aztèque, utilisant des logogrammes appelés plus couramment glyphes    Unlogogramme (du grec λόγος, « parole », ici « mot », et γράμμα, « caractère, lettre ») est un uniquegraphème notant un lemme (mot (mot) entier et non seulement une partie de ses phonèmes.Legraphème est l’unité fondamentale d’une écriture donnée Selon le type d’écriture, le graphème se réalise visuellement et phonétiquement de diverses manières. Voici un modèle théorique :

 

                                 Déclin démographique (période coloniale)
                      
                    En 1520-1521, une épidémie de variole toucha les habitants de Tenochtitlan et fut l’un des principaux facteurs de la chute de la ville au moment du siège.En effet, on estime entre 10 à 50 % la part de la population de la cité serait morte à cause de cette maladie en deux semaine. Deux autres épidémies affectèrent la vallée de Mexico : la variole en 1545-1548 et letyphus en 1576-1581.Il est difficile de dresser avec exactitude un bilan démographique auXVIe siècle, mais il est certain que les maladies apportées par les Européens et pour lesquelles les Amérindiens n’étaient pas immunisés ont provoqué des millions de morts.
                    D'après Mark Nathan Cohen, en 1618, un siècle après le début de la conquête de l'Empire aztèque, la population totale du Mexique était passée de 20 millions à seulement 1,6 million[42], soit une diminution de l'ordre de 90 %.

                    Comme dans les autres civilisations mésoaméricaines, l'organisation socio-politique aztèque était structurée principalement sur trois niveaux : la famille, le calpulli et l'altepetl.

                    Le calpulli (du nahuatl « calpōlli » signifiant « grande maison » ; autre mot : tlaxilacalli) était l'unité politique de base, composée de plusieurs groupes familiaux formant un réseau social.

                    L’altepetl était une sorte de cité-État regroupant plusieurs calpollis et dirigée par un tlatoani

                    C'était le titre du plus haut dirigeant militaire et religieux d'un altepetlcité-État de laMésoamérique nahua.

                    une école appelée telpochcalli dans laquelle les jeunes garçons s’entraînaient aux arts martiaux

                     

                    Moctezuma II était huey tlatoani depuis 17 ans lorsque le conquistador Hernán Cortés débarqua sur les côtes mexicaines au printemps 1519. Ce dernier conclut une alliance avec la confédération de Tlaxcala qui était depuis longtemps ennemie des Aztèques.Les Espagnols et leurs alliés amérindiens arrivèrent devant Tenochtitlan le 8 novembre 1519. Moctezuma les accueillit d’abord pacifiquement ; puis la méfiance et l’hostilité s’installèrent pour culminer avec le massacre du Templo Mayor et la mort du chef aztèque.Les conquistadores durent fuir la ville le 1er juillet 1520 après les affrontements de la Noche Triste (« la nuit triste).Ils revinrent pour assiéger Tenochtitlan avec leurs alliés amérindiens au printemps 1521.Le 13 août, ils entrèrent dans la cité et la réduirent à néant.

                      Après la mort de Moctezuma II, l’empire aztèque tomba entre les mains d’empereurs affaiblis comme Cuitláhuac,

                     puis il fut dirigé par des chefs fantoches comme Andrés de Tapia Motelchiuh, choisi par les Espagnols. L'exécution de Cuauhtémoc en 1524 marque la fin de l'Empire aztèque.

                    Le déclin de l’empire aztèque provoqua la libération des autres cultures amérindiennes du centre du Mexique.

                    Les dignitaires aztèques furent considérés comme des nobles par les conquérants et furent respectés comme tels.Les guerriers Tlaxcalans restèrent fidèles aux Espagnols et participèrent aux autres conquêtes menées par Cortés et ses hommes.

                                                                 

                                                              Les causes de la défaite

                     

                    La rapidité de la conquête espagnole s’explique par diverses causes. Tout d’abord, lesconquistadores possédaient un armement supérieur : cuirassesépées et lances d'acier,arbalètesarquebuses et canons (en faible quantité), cavalerie.Les Aztèques se battaient avec des armes en obsidienne et en silex, des boucliers et des protections légères ornées de plumes.Les Espagnols étaient ensuite très supérieurs tactiquement : en effet, les conquistadors sont pour une grande partie d'entre eux des vétérans des guerres d'Italie.Ils ont une solide expérience des combats, en dépit de leur méconnaissance du terrain et de leur faible nombre (compensé en partie par leurs alliés totonaquestlaxcaltèquesotomis, mécontents de la domination mexica).

                    Ces derniers avaient des règles et des rituels précis liés à la guerre. Chaque faction prévenait l'autre de son attaque prochaine et lui fournissait même des armes (souvent en quantité plus symbolique qu'utile). D'ailleurs une guerre ne se terminait jamais par un massacre généralisé ou un asservissement total. Les gagnants et les perdants discutaient ensemble des conditions de soumission, des tributs à payer, etc

                                                                     Période impériale

                    Tenochtitlan devint alors progressivement l’État le plus puissant sur le plateau central du Mexique, réussissant à imposer sa domination sur la vallée de Mexico puis à étendre progressivement son influence jusqu'au golfe du Mexique à l'est et au littoral du Pacifique au sud et à l'ouest.

                    Deux souverains de Texcoco surent garder son influence à la troisième ville de la Triple Alliance qui devint la capitale intellectuelle de l'empire : Nezahualcoyotl, protecteur des arts et des sciences et Nezahualpilli, qui mit en application les idéaux de son père Nezahualcoyotl.

                    . Après les règnes d'Itzcoatl et de Moctezuma Ier, puis la mort de Nezahualcoyotl en 1472, les souverains mexicas héritèrent d'un véritable empire[

                    Les deux principaux architectes de l’empire aztèque furent les demi-frères Tlacaelel etMoctezuma I (1440-1469), qui étaient aussi les neveux d’Itzcoatl.

                    Moctezuma I succéda à Itzcoatl comme Hueyi Tlatoani en 1440 ; il étendit la domination aztèque sur les états actuels de GuerreroPuebla et Oaxaca.

                    L’empire aztèque connut son apogée sous le règne d’Ahuitzotl entre 1486 et 1502[

                    En moins de 200 ans, l’humble peuple nomade chassé par plus puissant que lui était devenu le maître de la vallée de Mexico et de ses environs.



                  MULTICULTURAL & CROSS-CULTURAL UNDERSTANDINGS:    NAHUA & UKRAINIAN COMPARATIVE SEX & GENDER STUDIES


                  http://www.uiowa.edu/uiowapress/interamerican/current+i2.html

                   
                   
                  in the motifs of the vagina dentata and ghost pursuit” (85), it also discusses, in a more general way, the issue of sexuality in Nahua culture.
                  “The Vagina Dentata Motif in Náhuatl and Pueblo Mythic Narratives: A Comparative Study.” New Scholar 8 (1982): 85-101.
                  Although his study focuses primarily on “the parallels found.
                  http://www.uiowa.edu/uiowapress/interamerican/current+i2.html   (11940 words)
                    
                   


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                  Donnie Lawrence,
                  Jul 26, 2010, 9:09 AM
                  ć
                  Donnie Lawrence,
                  Jul 26, 2010, 9:06 AM
                  ć
                  Donnie Lawrence,
                  Jul 26, 2010, 9:08 AM
                  ć
                  Donnie Lawrence,
                  May 19, 2010, 9:00 PM
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