critères de consensus :version française

 

 

l'Encéphalomyélite Myalgique -  Critères du Consensus International

 

Résumé:

 

Le label «Syndrome de fatigue chronique" (SFC) a persisté pendant de nombreuses années en raison du manque de connaissances des agents étiologiques et du processus de la maladie. Compte tenu des recherches plus récentes et l'expérience clinique qui a fortement signalé l’existence d’une l'inflammation généralisée et d’une neuropathologie multi systémique, il est plus précis et plus correct d'utiliser le terme «encéphalomyélite myalgique» (E.M.), car elle indique une pathophysiologie sous-jacente. Il est également compatible avec la classification neurologique de l’EM en conformité avec la classification internationale de l'Organisation mondiale de la santé en matière des maladies (CIM G93.3).

 

Par conséquent, un panel de consensus international, composé par des cliniciens, chercheurs, enseignants et un défenseur des patients indépendants a été formée dans le but de développer des critères basés sur les connaissances actuelles. Treize pays et un large éventail de spécialités sont ici représentés. Collectivement, les membres réunissent environ 400 ans d’expérience clinique ainsi que dans le domaine de l’enseignement, ils ont réalisé des centaines de publications dans des revues, diagnostiqué ou traité environ 50.000 patients atteints d’EM et plusieurs membres ont été co-auteurs des critères précédents.

 

L'expertise et l'expérience des membres du comité ainsi que de PubMed et d'autres ressources médicales ont été utilisées dans une progression des suggestions / projets / critiques / révisions. Les auteurs, libres de tout organisme sponsor, ont atteint un consensus à 100% grâce à un processus du type Delphi.

 

La portée de ce document se limite aux critères concernant l'EM et à leur application. Par conséquent, ces critères reflètent la symptomatologie complexe de cette maladie. Les notes opérationnelles améliorent la clarté et la spécificité en fournissant des conseils au sujet de l'expression et de l'interprétation des symptômes. Les directives d'application clinique et de recherche ont pour objectif celui de promouvoir la reconnaissance optimale de l’EM par les médecins généralistes et tout autre professionnel de la santé, d’améliorer la cohérence du diagnostic chez les adultes et les enfants atteints, au niveau international, et enfin, lesdites directives ont aussi pour but faciliter une identification plus claire des patients pour les études de recherche.

 

Introduction

 

L’Encéphalomyélite myalgique (EM), également connue dans la littérature médicale sous le nom du syndrome de fatigue chronique (SFC), est une maladie complexe impliquant une profonde dérégulation du système nerveux central (SNC) [1-3] ainsi que du système immunitaire [4-8] ; ceci implique également une dysfonction au niveau du métabolisme de l'énergie cellulaire et du transport des ions [9-11], ainsi que des anomalies cardio-vasculaires [12-14]. La pathophysiologie sous-jacente produit des anomalies mesurables concernant les fonctions physiques et cognitives du patient et fournit une base pour la compréhension de la symptomatologie. Par conséquent l'élaboration des critères du consensus international qui intègrent les connaissances actuelles devraient faire progresser la compréhension de l'EM par les médecins généralistes, ainsi que bénéficier à la fois le médecin et le patient dans un contexte clinique ainsi qu’aux chercheurs.

 

Le problème qui pose l’utilisation des critères larges pour le diagnostic [15-16] est lié au fait qu'ils ne permettent pas de sélectionner des groupes homogènes de patients. Les estimations concernant la prévalence évaluée par les Centers for Disease control (CDC) montrent une augmentation de dix fois plus, de 0.24% si les critères de diagnostic Fukuda [17] sont utilisé jusqu’au 2.54% si les critères empiriques de Reeves [16] sont utilisés. Jason et al [18] suggère la présence de failles dans la méthodologie Reeves, car il est possible de répondre aux critères empiriques pour l’EM sans présenter des symptômes physiques et ces critères ne font pas la différence entre les patients atteints d’EM / SFC et ceux qui sont atteints d’un trouble dépressif majeur. Les groupes de patients qui ne sont pas atteints d’EM donneront des résultats faussés pendant lors des études, les traitements seront, par conséquent, inadéquats, et les fonds pour la recherche de la maladie seront minimes [19].

Certains symptômes des critères Fukuda chevauchement avec la dépression alors que les critères du consensus canadien [20] pour le diagnostic de l’EM font une différence entre les patients déprimés et ceux qui sont réellement atteints de la maladie ; ces critères permettent également identifier les patients qui sont le plus affaiblis physiquement avec des déficiences cognitives et fonctionnelles bien marquées. [21].

   

Les Critères du Consensus International

 

Les critères du consensus canadien ont été utilisés comme un point de départ, mais des modifications importantes ont été effectuées. La période de six mois d'attente avant le diagnostic n'est plus nécessaire. Aucun critère concernant d'autres maladies ne nécessite que le diagnostic soit retenu jusqu'à ce que le patient ait souffert pendant six mois.  Néanmoins, la période de recherche clinique peut être prolongée et le diagnostic sera posé lorsque le médecin traitant soit convaincu que le patient est atteint d’EM au lieu d’avoir un diagnostic basé sur un critère de temps. Le diagnostic précoce peut susciter de nouveaux aperçus sur les premières étapes de la pathogenèse, lorsque le diagnostic est précoce et le traitement est mis en place rapidement, ceci peut réduire la gravité et l'impact de la maladie. 

   

En utilisant le nom «fatigue» pour nommer une maladie, ceci met l’accent exclusivement sur un des symptômes et il s’est avéré d’être le critère qui porte le plus à confusion avec un usage abusif. Aucune autre maladie ne présente pas le nom de « fatigue chronique »  attaché à son propre nom (par exemple: cancer / fatigue chronique; Sclérose en plaques / fatigue chronique) sauf l’Encéphalomyélite Myalgique : EM / SFC. La fatigue dans d'autres conditions est généralement proportionnelle à l'effort ou à la durée de ce dernier avec un rétablissement rapide, et celui-ci se reproduira dans la même mesure avec le même effort ou la même durée le jour même ou le lendemain. Le seuil pathologique bas de la fatigabilité qui concerne l'EM décrit dans les critères suivants se produit souvent avec un effort physique ou mental minime, et avec une capacité réduite à entreprendre la même activité pendant le même jour ou les jours qui suivront.

   

Les Critères du consensus International identifient les groupes de symptômes caractéristiques, distinctifs et uniques de l’EM. Le large éventail des symptômes constitue une alerte pour les médecins vers des domaines de la pathologie et permet identifier les symptômes critiques avec plus de précision [18-20]. Les annotations opérationnelles qui suivent chaque critère, fournissent des conseils concernant l’expression des symptômes ainsi que l’interprétation contextuelle. Ceci constitue un guide pour le médecin traitant au niveau de l’identification et le traitement des patients atteints d’EM dans le cadre des soins primaires.

  

Des critères soutenus par la recherche

 

Les Critères concernant les symptômes sont soutenus par une étude de plus de 2.500 patients. Cette étude a permis de déterminer quels sont les symptômes présentant la plus grande efficacité pour mieux identifier les patients atteints d’EM [22]. L’enquête sur l'expression et la structure des gènes [23-27] permettent de soutenir davantage lesdits critères au niveau moléculaire, y compris des anomalies causées par l’augmentation du stress oxydatif [4, 28], la modification de la signalisation immunitaire et adrénergique [29, 30] ainsi que de l'expression des récepteurs d'œstrogènes [31]. En outre, les preuves à l'appui d'une prédisposition génétique à l’EM montrent qu’il existe des modifications  au niveau des gènes transporteur de la sérotonine [32, 33] du gène récepteur des glucocorticoïdes [34], ainsi qu’au niveau de l'implication des antigènes HLA de classe II [35]. Les effets potentiels combinatoires de ces modifications ont été objet dune attention limitée [36, 37]. Certaines des premières études réalisées à grande échelle se caractérisent par un manque de constatations objectives telles que l’association avec le génotype HLA [38]. Une étude sur des patients provenant d'un registre jumeau a suggéré que les facteurs environnementaux peuvent primer sur toute prédisposition génétique dans de larges populations de patients [39].

 

Les problèmes sous-jacents qui concernent les résultats contradictoires dans le cadre de la recherche ont été identifiés [40, 41] et incluent le besoin de réaliser des études basés sur des échantillons de population plus importants avec un phénotype défini d’une manière plus claire, en particulier la reconnaissance de l’existence probable de sous groupes significatifs au sein de la population des patients atteints. Dans une étude base sur les critères empiriques de Reeves [16], Jason et al [18] ont rapporté l’existence de 38% souffrant d’un trouble dépressif majeur ayant été diagnostiqués à tort comme atteints du SFC et seulement 10% des patients ont été identifiés comme souffrant de véritablement d’E.M. Par conséquent, le objectif primaire de ce rapport de consensus est celui d'établir un ensemble plus sélective des critères cliniques qui permettraient d'identifier les patients qui présentent un épuisement d’origine neuro-immunitaire avec un seuil pathologiquement bas de fatigabilité et qui présentent également une exacerbation des symptômes en relation à l’effort.  Cela permettra à ces patients d’être diagnostiqués et inscrits dans des études de recherche clinique au niveau international sous une définition de cas qui est acceptable par les médecins et les chercheurs du monde entier. 

   

A-    Epuisement Neuro-Immunologique Post-Effort (en anglais : « Post-Exertional Neuro Immune Exhaustion » (PENE)

 

«Malaise - un vague sentiment de malaise ou de fatigue» [42] est un mot inexact et insuffisant pour décrire le seuil bas de fatigabilité pathologique et les poussées des symptômes suite à l’effort. La douleur et la fatigue constituent des symptômes tel qu’une bioalarme ; ceux-ci indiquent aux patients de modifier leurs habitudes afin de protéger leurs corps et de prévenir des dommages majeurs. L'épuisement neuro-immunitaire suite à l’effort fait partie de la réponse de protection globale de la part de l’organisme, et celui-ci est associé à un dysfonctionnement concernant l’équilibre en matière de régulation des systèmes nerveux, immunitaires, endocriniens, ainsi que leur interaction de ces derniers tout comme les métabolismes cellulaires et le transport des ions [43-47]. Le cycle normal d’activité / repos, qui implique la réalisation d’une activité, devenir fatigué par la suite et faire du repos afin que l’énergie soit rétablie devient dysfonctionnel. 

 

De nombreux articles expliquent la réponse biologique anormale suite à la réalisation d’un effort, tels que les effets revigorants de l’exercice [20], le seuil de la douleur diminué [48-50], une diminution de l'oxygénation cérébrale et du débit sanguin [51-54], une diminution de la fréquence cardiaque maximale [50], un apport déficient d'oxygène aux muscles [56], des taux élevés de métabolites de l'oxyde nitrique [57], ainsi qu’une aggravation du reste des symptômes [58]. Les patients atteignent le seuil anaérobique et l’effort maximal avec un niveau de consommation d'oxygène beaucoup plus faible [59]. Les effets des efforts prolongés ont montré une signalisation sensorielle élevée au sein du cerveau [60] qui se traduit en douleur et fatigue [61], un niveau élevé des cytokines [62], un retard au niveau de l'activation des symptômes [63] et une période de récupération d'au moins 48 heures [58]. Lorsqu’un test d'exercice a été réalisé en deux jours consécutifs, certains patients ont présenté une chute de jusqu’à 50% de leur capacité à produire de l'énergie sur la deuxième évaluation [64]. L’exercice sous-maximal tout comme l’exercice autolimité physiologiquement ont entraîné une malaise post-effort [49].

 

B-    Les troubles neurologiques  

 

Certains virus ainsi que des bactéries peuvent infecter les cellules du système immunitaire et nerveux et provoquer une inflammation chronique. Les anormalités structurales et fonctionnelles d’origine d’origine pathologique [3] au niveau du cerveau et de la moelle épinière suggèrent l’existence d’une dérégulation du système de contrôle du système nerveux central et du réseau de communication [64], ce qui joue un rôle crucial concernant les déficiences cognitives et les symptômes neurologiques [20]. La neuro-inflammation des ganglions de la racine dorsale, des portiers de l'information sensorielle périphérique voyageant au cerveau, a été observée dans les autopsies de la moelle épinière (Chaudhuri A. Société royale de la réunion de Médecine 2009). Les protéomes du liquide céphalo-rachidien qui ont été identifiés, ont permit de faire une distinction entre les patients sains et ceux qui avaient été traité pour la maladie de Lyme [65].

 

Les études de neuro-imagerie ont montré l’existence de lésions irréversibles ponctuelles [66], une réduction approximative de 10% du volume de la matière grise [67, 68], hypoperfusion [69-74] et un hypo métabolisme du tronc cérébral [1]. Des niveaux élevés de lactate au niveau du ventricule latéral sont compatibles avec une diminution du débit sanguin cortical, un dysfonctionnement mitochondrial et la présence du stress oxydatif [75]. La recherche suggère que la dérégulation du système nerveux central et autonome modifie le traitement de la douleur et les entrées sensorielles [48, 61, 76, 77]. La perception des patients d’avoir besoin d’un effort substantiel pour les tâches mentales les plus simples est appuyée par des études utilisant le scan du cerveau qui a indiqué une activité source plus importante et plusieurs régions du cerveau sont utilisées pour traiter les informations auditives et spatiales ainsi que les informations cognitives [78-80]. La faible capacité d'attention et de mémoire de travail sont au premier plan des symptômes invalidants [20, 78, 81].

 

 

C-    Les troubles immunitaires

 

La plupart des patients présentent au début une infection aiguë avec des symptômes grippaux et / ou respiratoires. Une large gamme d'agents infectieux ont été signalés dans certains sous groupes de patients, y compris ceux atteints du rétrovirus xénotropique de la leucémie murine (connu sous le sigle XMRV en anglais) [82] ainsi que d'autres virus de leucémie murine (MLV en anglais)[83], des entérovirus [84-86], du virus Epstein-Barr virus [87], du virus de l’Herpès Humain 6 et 7 (HHV6/HHV7) [88-90], Chlamydia [91], Cytomégalovirus [92], parvovirus B19 [B93] et Coxiella burnetii [87]. Une infection stomacal chronique par entérovirus ainsi que des niveaux anormaux d’acide lactique D produisant des bactéries dans le tractus gastro-intestinal ont été étudiés [85, 94]. Probablement l’infection initiale affecte le SNC ainsi que le système immunitaire provoquant une dérégulation profonde et une réponse anormale aux infections [4]. Certains publications décrivent une diminution de la signalisation et de la fonction des cellules tueuses naturelles, des profils de facteurs de croissance anormaux, une diminution des éclats respiratoires des neutrophiles et de Th1 avec une évolution vers le profil Th2 [4-8, 95, 96]. L’activation immunitaire chronique [27], l'augmentation des cytokines pro-inflammatoires et les allèles pro -inflammatoires [4-8, 95, 96], les chimiokines et les lymphocytes T, ainsi que la dérégulation de la voie de l'antiviral Ribonucléase L (RNase L) [64, 100-103] peuvent jouer un rôle dans l'apparition de symptômes grippaux, qui empirent de façon aberrante en réponse à l'effort [5, 95].

 

 

D-    La production d’énergie / le troubles du transport

 

Le tableau Clinique cohérent concernant le déficience profonde en matière d’énergie suggère la présence d’une dérégulation du métabolisme mitochondrial et cellulaire de l’énergie et du transport des ions, ainsi qu’une canalopathie [9, 11, 103, 104]. Un cycle biochimique de rétroaction positif appelé «NO/ONOO- cycle» peut jouer un rôle dans le maintien de la nature chronique de l’EM, la présence du stress oxydatif [105-107], l'élévation des cytokines inflammatoires, [97-99] et le dysfonctionnement mitochondrial [108-111] donnent lieu à une réduction du flux sanguin et à une vasculopathie [109-110].

 

Les résultats qui témoignent la présence d'un cœur de « petite taille» présentant une chambre ventriculaire gauche petite avec une mauvaise performance cardiaque chez des patients appartenant à un certain sous groupe [112, 113] soutiennent les rapports précédents sur la dysfonction ventriculaire cardiaque gauche [114-116], qui prédisposent à  une intolérance orthostatique [14, 117].

Une pression artérielle basse avec des variations pendant la journée peut peut être le résultat d’une régulation artérielle anormale [118].

Un contrôle altéré et une réduction de la production du cortisol pendant et suite à l’exercice peuvent être impliqués. L'intolérance orthostatique est associée à une insuffisance fonctionnelle et à la sévérité des symptômes [119]. Les anomalies vasculaires susceptibles d’être mesurées suggèrent que le cerveau ne reçoit pas suffisamment de volume sanguin circulant lorsque le patient se trouve ne position verticale [12, 117] ; ceci est intensifié lorsqu’il se trouve debout dans un endroit tel qu’une épicerie, par exemple, en train de faire la queue. Une réduction significative dans du rythme cardiaque pendant le sommeil est associée à la mauvaise qualité du sommeil et suggère un état généralisé de hyper vigilance nocturne du système nerveux sympathique [120].

   

Critères d’application

 

Les critères de diagnostic présentent deux fonctions nécessaires mais divergentes – la première concerne le diagnostic des patients dans un contexte clinique et la seconde concerne l’identification de l’ensemble des patients dans le but de mettre en place des études c'est-à-dire pour des fins de recherche.

 

A.Application Médicale

1-      Considerations générales

a-      Déterminer si les  caractéristiques de l’ensemble des symptômes sont conformes à ceux causés par un dysfonctionnement d’un système de causalité sous-jacente.

b-      Les symptômes interagissent d’une façon dynamique au sein d’un groupe stable parce qu’ils ont une causalité en commun. Les observations contextuelles du patient sont essentielles pour déterminer l’expression de l’interaction des caractéristiques des symptômes et de la gravité de leur impact.

 

c-      L’Impact de la gravité des symptômes doit aboutir à une réduction de 50% ou plus du niveau d’activité pré morbide avant de poser un diagnostic d’encéphalomyélite myalgique. Pas sévère: environ 50% de réduction de l’activité du patient.. Modéré: la plupart du temps le patient est confiné à la maison. Sévère: la plupart du temps le patient est alité et Très Sévère: le patient est alité et dépendant de l’aide des autres pour les moindres fonctions physiques.

 

d-      La hiérarchie de la gravité des symptômes devra être déterminée périodiquement afin d’aider à orienter vers un traitement et surveiller ledit traitement.

 

e-      Critères pour les sous-groupes: L’épuisement neuro immunitaire post-effort est la caractéristique principale. Ceci peut être utile pour grouper les patients afin que chaque groupe soit mieux représenté selon les autres symptômes caractéristiques les plus sévères : neurologiques, immunitaires, métabolisme et transport de l’énergie, ou éclectique (les symptômes sont distribués largement parmi les sous-groupes).

 

f-       Faire la distinction entre les symptômes primaires, les symptômes secondaires et les aggravants.  Faire la différence entre les symptômes primaires et complexes causés par un processus d’une maladie et les effets secondaires de faire face à la maladie, tels que l’anxiété survenue à cause des problèmes financiers. Déterminer les effets et le fardeau provoqué par les aggravants et les Exhausteurs de stress tels qu’un environnent stressant et l’exposition aux toxines.

g-      Déterminer le fardeau qui représente la maladie en évaluant l’impact de la sévérité des symptômes, son interaction et l’impact global.  Prendre en considération tous les aspects de la vie du patient – les activités physiques, occupationnelles, académiques, sociales et personnelles de la vie quotidienne.  Les patients qui sont en mesure de donner un niveau de priorité à chaque activité seront probablement capables de réaliser une activité importante en éliminant ou réduisant fortement les activités qui concernent d’autres aspects de leurs vies.

 

h-     L’échelle internationale d’évaluation des symptômes. Elle ne devrait pas faire partie de l’évaluation Clinique initiale parce que ceci pourrait perturber la pondération et la signification des résultats obtenus pour un patient individuel. Lorsqu’elle est utilisée régulièrement, elle peut aider à évaluer la gravité de la maladie chez un patient en particulier au sein d’un groupe de patients, elle peut aussi être utile pour orienter le programme de traitement et surveiller son efficacité.

   

2-      Considérations pédiatriques

 

a-      Si possible, interrogez l’enfant avec ses deux parents, parce que chacun peut se souvenir des symptômes différents ou des événements interactifs qui peuvent aider à déterminer le moment de l’apparition de la maladie et quand celle-ci a commence à interférer avec le quotidien du patient.

 

b-      Les enfants ne sont pas en mesure de juger leur quotidien avant et après l’apparition de leur maladie. Evaluez l’impact en faisant une comparaison entre les activités ludiques, éducatives, sociales et sportives auxquelles l’enfant participait avant sa maladie avec le niveau d’activité actuel.

 

c-      Les enfants expriment de l’irritabilité quand on leur demande de faire quelque chose quand ils se sentent épuisés. D’autre part, ils vont souvent faire du repos quand la fatigue survient, ce qui peut être mal interprété comme étant paresseux.

 

d-     Phobie scolaire: les enfants passent la plupart du temps au repos alors que les enfants avec une phobie scolaire vont utiliser le temps en dehors de l’école pour participer à des activités sociales parmi d’autres. Néanmoins, il est possible que la phobie scolaire soit un symptôme secondaire, la conséquence des difficultés rencontrées à l’école dû à la maladie telles que l’intimidation de la part d’autres enfants ou des difficultés académiques en raison de leur maladie.

 

e-      Cours naturel: les enfants peuvent être gravement touchés par cette maladie mais ceux dont les symptômes sont d’une intensité légère à modérée sont généralement plus susceptibles d’avoir une rémission que les adultes malades. Le pronostic ne peut pas être connu avec certitude.

 

 

B-Son application dans la Recherche :

 

Un diagnostic clinique doit être confirmé avant que le patient puisse fournir des informations générales sur la maladie. Les informations obtenues auprès des patients permettront de réaliser des observations et des hypothèses significatives qui devront être testées et par la suite confirmées ou réfutées.

 
 

1.Considérations Générales:
 

a-      Les patients doivent répondre à la totalité des critères pour des fins épidémiologiques. En cas d’inclusion de sous-groupes ou bien de patients atteints d’Encéphalomyélite Myalgique atypique, ceci doit être clairement spécifié.

 

b-      Spécificité: C’est grâce à que les symptômes critiques sont obligatoires, qu’une correcte sélection des patients est ainsi assurée... Les principales directives opérationnelles renforcent la clarté et la spécificité. Le classement de la hiérarchie des symptômes les plus gênants peuvent être utiles dans certaines études.

 

c-      Fiabilité: Les symptômes ne devront pas être considérés comme une liste nominale. Les critères du Consensus international se concentrent sur des symptômes caractéristiques, ce qui pour but augmenter la fiabilité. L’échelle internationale des Symptômes assure la cohérence dans la façon dont les questions sont posées et augment encore plus la fiabilité des données recueillis dans des endroits différents. Les patients doivent remplir l’échelle international des symptômes avant d’être admis dans une étude de recherché..

 

2.Considérations Optionnelles  
 

La classification par sous-groupes de patients afin de permettre la comparaison des patients ayant reçu un diagnostic d’EM peut s’avérer utile pour certaines études.

a.Apparition des symptômes : par infection aigue ou apparition graduelle.
b.Gravité de l’apparition: peut constituer un bon moyen de prédire la gravité de la maladie dans sa Phase Chronique.
c.Gravité des symptômes: léger, modéré, sévère, très sévère.
d.Sous groupes selon les critères: neurologique, immunologique, transport/métabolisme de l’énergie, ou bien éclectique.
(Voir l’application Clinique de la gravité des symptômes et les sous groupes selon les critères)

 

Conclusions

 

Les Critères du Consensus International ont pour but un meilleur encadrement du diagnostic de l’Encéphalomyélite Myalgique avec une cohérence liée aux caractéristiques d’un dysfonctionnement pathophysiologique émergeant de résultats publiés,  de la recherche réalisée et de l’expérience médicale.  Les types de symptômes interagissent de façon dynamique parce qu’ils sont liés pour la plupart.  Ceci a été confirmé formellement par quelques investigateurs qui ont utilisé des techniques statistiques multivariées et bien établies, telles que le facteur commun ou l’analyse du composant principal afin d’identifier les symptômes gênants.  [121, 122].

 

D’autres ont étendu l’utilisation de telles méthodes pour guider l’analyse des profiles d’expression génique [28] et pour définir les sous-groupes de patients [123]. Conformément à cette approche, le comité est en train de développer l’échelle de Symptômes du Consensus International (ICSS en anglais) qui sera fondé sur ces interactions sous-jacentes. Cependant, une première étape nécessaire pour établir un score pour tout élément de diagnostic est constitué par une spécification des facteurs mesurables qui sont les plus pertinents à la maladie. Etablir de tels critères a été l’objectif principal de ce travail et nous soutenons que les critères du Consensus international contribueront à éclaircir les caractéristiques de l’EM.  Il est important de savoir qu’actuellement l’évaluation clinique est primordiale, avec une sélection de sujets de recherche à avoir lieu plus tard. Pour cette raison, le comité est en train de développer des directrices pour les médecins qui vont inclure un protocole de diagnostic basé sur les critères du Consensus International ainsi que des directrices pour le traitement qui reflètent les connaissances actuelles.

Les individus répondant aux critères du Consensus International recevront un diagnostic d’encéphalomyélite myalgique et devront être écartes des critères empiriques de Reeves et le National Institute for Clinical Excellence (NICE) pour le Syndrome de Fatigue Chronique.  Ces directives ont été conçues spécifiquement pour être utilisées par le médecin traitant dans l’espoir d’améliorer le diagnostic et pour que le patient puisse rapidement avoir accès à un traitement fourni par les services médicaux.  Ceci peut entraîner la création d’une version abrégée supplémentaire qui s’appuierait sur les relations liant les symptômes afin de formuler un protocole de dépistage abrégé.  Pour la première fois, des applications cliniques en matière de pédiatrie et de recherché sont fournis, ce qui aidera à la compréhension de l’encéphalomyélite myalgique et améliorera la cohérence en matière de diagnostic au niveau international. Les critères critiques obligatoires permettent que des données comparables soient recueillis dans des diverses endroits et ceci peut aider au développement des bio marqueurs cohérents et donner un éclairage supplémentaire sur le mécanisme et l’étiologie de l’encéphalomyélite myalgique.


Financement

 Le document du Consensus est libre de parrainage. Tous les auteurs ont contribué avec leur temps et leur expertise sur une base de volontariat et aucun n’a reçu un règlement quelconque pour son travail.

 
Conflit d’intérêts

Tous les auteurs du present document ont divulgué les conflits d’intérêts potentiels et tous les members déclarent qu’ils n’ont aucun intérêt divergent.

 

Remerciements

Le comité souhaiterait remercier la participation et le support des patients et de leurs familles dans la recherché décrite dans le présent document et sur laquelle les directives seront conçues.

 

Contributions des Auteurs:

Contributions des auteurs, coediteurs - conception, versions et révisions : B.M. Carruthers, M.I. van de Sande.

Initial suggestions and subsequent critical reviews: K.L. De Meirleir, N.G. Klimas, G. Broderick, T. Mitchell, D. Staines, A.C.P. Powles, N. Speight, R. Vallings, L. Bateman, B. Baumgarten- Austrheim, D.S. Bell, N. Carlo-Stella, J. Chia, A. Darragh, D. Jo, D. Lewis, A.R. Light, S. Marshall- Gradisbik, I. Mena, J.A. Mikovits, K. Miwa, M. Murovska, M.L. Pall, S. Stevens.

Approbation final du consensus: il y a eu 100% de consensus de la part des auteurs sur le document final.  B. M. Carruthers, M. I. van de Sande, K.L. De Meirleir, N.G. Klimas, G. Broderick, T. Mitchell, D. Staines , A.C.P. Powles, N. Speight, R. Vallings, L. Bateman, B. Baumgarten-Austrheim, D.S. Bell, N. Carlo-Stella, J. Chia, A. Darragh, D. Jo, D. Lewis, A.R. Light, S. Marshall-Gradisbik, I. Mena, J.A. Mikovits, K. Miwa, M. Murovska, M.L. Pall, S. Stevens.

Coordinatrice du Consensus: M. van de Sande

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Dr. Broderick: Division of Pulmonary Medicine, Department of Medicine, University of Alberta, WMC 2E4.41 WC Mackenzie Health Sciences Bldg, 8440 – 112 Street, Edmonton, Alberta, T6G 2R7, Canada. gordon.broderick@ualberta.ca

Dr. Mitchell: Lowestoft, Suffolk, NR32 5HD, United Kingdom. terry@gerken.org.uk

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Dr. Bateman: Fatigue Consultation Clinic , 1002 East South Temple, Suite 408, Salt Lake City, Utah 84102, USA. fcclinic@xmission.com

Dr. Baumgarten-Austrheim: ME/CFS Center, Oslo University Hospital HF, Pb 4956 Nydalen, N- 0424 Oslo, Norway. uxbaba@ous-hf.no

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Dr. Chia: Harbor-UCLA Medical Center, University of California, Los Angeles, CA 90024; EV Med

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Dr. Miwa: Miwa Naika Clinic, Shintomicho 1-4-3, Toyama 930-0002, Japan. k-3wa@pm.ctt.ne.jp

Dr. Murovska: A. Kirchenstein Institute of Microbiology and Virology, Riga Stradins University, Ratsupites St. 5, Riga, Latvia, LV-1067. modra@latnet.lv

Dr. Pall: Dept. of Biochemistry and Basic Medical Sciences, Washington State University, 638 NE 41st Ave., Portland, OR 97232 USA. martin_pall@wsu.edu

Ms. Stevens: Pacific Fatigue Laboratory, Department of Sport Sciences, University of the Pacific, 3601 Pacific Avenue, Stockton, CA 95211, USA. sstevens@pacific.edu

 
Ce texte qui a été revu et validé par les pairs, approuvé pour publication au Journal of Internal Medicine, est en cours de relecture et correction.  Merci de citer cet article comme un «article accepté »; doi: 10.1111/j.1365-2796.2011.02428.x
 
traduit de l'anglais par : Alexandra Maclachlan
 

 

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