Présentation rapide

Le Donjon s'étend sur 3 702 hectares sur un plateau de faible altitude : les Basses Marches du Bourbonnais. Ce chef-lieu de canton rural de 1 085 habitants est situé à l’Est du département de l’Allier, sur l’axe routier Lapalisse-Digoin, à une vingtaine de kilomètres de ces deux villes et à une cinquantaine de kilomètres de Vichy, Roanne ou Moulins. Le Donjon fait partie de la communauté de communes Donjon Val Libre.

La région du Donjon a été habitée dès l’Antiquité. On y retrouve un certain nombre de buttes et mottes féodales destinées au ravitaillement des armées de Jules César et à la protection des voies romaines. D’ailleurs au siècle dernier plusieurs découvertes intéressantes ont été faites : un buste d’Hercule en bronze, un aureus (monnaie d’or) à l’effigie d’Auguste, une médaille romaine (ces objets se trouvent au musée de Moulins).

Au Moyen-Âge, le canton était rattaché au duché de Bourgogne d’où le nom de Val de Bourgogne. Il dépendait alors du bailliage de Semur-en-Brionnais. Ce n’est qu’au XIIIe siècle qu’il se sépara de la Bourgogne suite au mariage d’Agnès de Bourbon et de Jean de Bourgogne. Dès 1375, les représentants des Ducs de Bourgogne et de Bourbon décidèrent que tout ce qui était du ressort des châtellenies de Chatelperron, du Donjon et du Pin relèveraient du Duc de Bourbon.

Ainsi naquirent les «Basses Marches du Bourbonnais» formant une zone comprise entre les Monts de la Madeleine et la Loire en comptant 20 paroisses appartenant aux cantons de Dompierre, Jaligny et Le Donjon. Au XIXe siècle, cette région pauvre fut aussi appelée «pays des ventres jaunes» en raison de son sol ingrat.

Prosper Jacques Barthélémy TERRIER, médecin humaniste maire du Donjon en 1847 est élu député de l’Allier en 1848. Il avertit, de Paris, les républicains donjonnais du coup d’État du 2 décembre 1851. Proscrit obligé de partir en exil, il passe 7 ans à Jersey et Guernesey en compagnie de Victor Hugo dont il devient le médecin personnel et l’ami. Bernard Honoré PREVERAUD (beau frère de TERRIER) dirige en décembre 1851, avec d’autres républicains, le soulèvement donjonnais contre le coup d’État de Louis Napoléon BONAPARTE. Condamné à mort par contumace il est contraint à l’exil à Jersey où il se lie d’amitié avec HUGO. Ces deux hommes reposent côte à côte au cimetière du DONJON.

 
 
Lieux et Monuments
 
  • Château de Contresol

Le château de Contresol a été construit entre 1882 et 1891. Les principaux architectes sont René Moreau, Jean Moreau, Jean Bélisaire et Joseph Génermont. Le château est inscrit aux Monuments historiques depuis le 21 mars 2005. Il sera définitivement classé Monument historique le 27 mars 2006. La totalité du château est classée, y compris les décors et les aménagements intérieurs (cuisine, fruitier, chaufferie, monte-charges, hall, escaliers, galerie, office, salle à manger, salons, bibliothèque, chambres avec leurs boiseries, cheminées, tapisseries, toiles peintes) ; le parc avec son système hydraulique et ses fabriques (glacière), la chapelle, le château vieux dit "Vieux Contresol" et les communs.

Visite libre des extérieurs, avec panneau d'information, de cet imposant château néo-gothique en briques bicolores planté dans un parc et entouré d'un site boisé. Il est agrémenté de tours d'angle à lanternon, de lucarnes sculptées, de fenêtres à meneaux et de pinacles. La visite vous entraînera dans le parc, la régie du vieux château, la chapelle et la glacière.

  • Musée du Patrimoine rurale et de la vie d’autrefois

À l'initiative de Guy Coulon naît en 1997 le Musée de la Roue, installé d'abord au domicile de son concepteur, à la sortie du Donjon, route de Digoin. Il présentait toutes les étapes de la fabrication traditionnelle d'une roue. En 2007, le musée, sous couvert d'une association de bénévoles, intègre de nouveaux locaux sur la place du Champ de foire et, élargissant son objet, prend le nom de Musée du Patrimoine rural et de la Vie d'autrefois. On peut y découvrir sous forme de scènes animées par des automates divers épisodes de la vie rurale : la veillée au coin du feu, les lavandières, les scieurs de long, etc...

  • Parc du Plessis

Accès libre. Ancien parc d'un château du XIXe siècle, aujourd'hui siège de l'Hôtel de ville, on y entre par un portail ouvragé remarquable. D'imposants arbres centenaires, ainsi qu'une "mare communale de l'Allier" protégeant faune et flore dans sa roselière en font un lieu de promenade et de repos très agréable. Le regard s'arrêtera sur les deux "champignons", guérites abritant autrefois les châtelains surpris par la pluie au cours de leurs balades. Au sein du parc deux maisons de gardiens ou palefreniers ont été aménagées en deux gîtes.

 

 
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