Les parties des armes à feu

 
On sait maintenant comment la balle part, suite à la pression de la détente. Mais il ne suffit pas d’appuyer dessus pour que çà parte, comme par magie. Il y a tout un mécanisme assez complexe qui permet à la balle de partir, à une autre d’arriver dans la chambre puis d’être éjectée…

Alors, comment une arme à feu est-elle faite ?

 

Tout d’abord, il faut savoir que chaque arme à un mécanisme différent mais que chacun se ressemble à peu près. Par contre, selon le type d’arme, cela change vraiment beaucoup bien qu’il y ai de nombreuses concordances. Un revolver sera différents d’un pistolet semi-automatique car il a un barillet et n’a pas de mécanisme permettant de faire entrer la munition dans le canon…

 

A) LES DIFFERENTS TYPES D’ARMES

 

        1. Le pistolet semi-automatique

 

Le pistolet semi-automatique est né aux environs du début du 20e siècle, et sa popularité n'a cessé d'augmenter depuis.  Les militaires furent les premiers à l'utiliser, puis vinrent alors les civils et les policiers.  Aujourd'hui, c'est le type d'arme de poing le plus populaire, plus particulièrement pour la défense, le tir à la cible et les compétitions.

 

Les pistolets sont chambrés pour des cartouches allant du .22 LR au .50 AE.  En tant qu'arme de défense, ils ont deux avantages comparés aux revolvers : ils contiennent plus de coups et se rechargent plus rapidement : Le pistolet semi-auto typique contient de 7 à 17 coups (jusqu’à trente pour certains chargeurs), comparé à 6 pour le revolver moyen et son mécanisme du pistolet éjecte automatiquement la douille vide à chaque cycle; lorsque le tireur a besoin de recharger, il enlève le chargeur vide et en insère un plein.  Cela est plus rapide que de faire basculer le barillet du revolver, éjecter les douilles manuellement et insérer 6 cartouches à l'intérieur. Une arme à feu semi-automatique charge, tire et éjecte une cartouche à chaque pression de la détente.  La détente doit être pressée puis relâchée pour que le cycle s'accomplisse.

                                                                                                  

2. Mitrailleuse

 

Une mitrailleuse est usuellement une arme automatique d'un calibre de carabine, ou plus gros, opérée par plusieurs soldats et alimentée par des bandes de cartouches.  Traditionnellement, une mitrailleuse d'un calibre de carabine est déployée pour chaque unité de 8 personnes.  Des mitrailleuses plus lourdes, telles que la Browning M2 de calibre .50, sont utilisées lorsque montées sur des véhicules, hélicoptères ou sur trépied.

Une arme à feu automatique charge la prochaine cartouche et, dans quelques cas, la tire sans l'intervention du tireur à part le fait de presser la détente.  Des armes qui tirent aussi longtemps que la détente est pressée et qu'elle est alimentée en cartouches sont des armes automatiques ou des mitrailleuses.

Quelques armes automatiques ont des modes de tir où elles tirent un seul coup ou une rafale de deux ou trois coups (comme le Famas).  Dans le premier mode, elles opèrent de façon semi-automatique, tirant une cartouche pour chaque pression sur la détente.  Dans l'autre cas, elles opèrent de façon entièrement automatique, tirant par exemple 3 cartouches à chaque pression de la détente.

Le but principal du tir en rafale est d'augmenter les chances d'atteindre la cible.  Ceci dit, plus de coups pour un seul point de mire et une seule pression sur la détente améliorent les chances de frapper la cible, assumant que le point de mire peut être maintenu de façon relativement stable lors du tir.  Toutefois, le mécanisme qui compte les coups augmente le côté mécanique, l'entraînement et la complexité d'opération. On doit toutefois savoir qu'avec un entraînement approprié et de la pratique, les utilisateurs d'armes entièrement automatique ne présentant aucun mode de tir en rafale peuvent tirer de courtes rafales seulement avec une manipulation délicate de la détente.

 

        3. Le fusil d’assaut

Un fusil d’assaut typique est une arme automatique de la taille d'une carabine et tirant une cartouche de puissance moyenne, comme le 7,62x39mm ou le .223 Remington.  Des exemples courants d'une mitraillette sont l'AK-47 et la M16.  Notez que les fusils d’assauts sont les versions militaires entièrement automatiques, et non pas les versions semi-automatiques que l'on rencontre sur le marché aujourd'hui.
 

 

4. Revolver

Les revolvers possèdent tout de même des avantages sur les pistolets.  Ils sont plus sécuritaires, plus solides et peuvent chambrer une plus grande variété de cartouches, incluant un nombres de calibres magnums et puissants.

 

Les revolvers viennent en deux types de base : simple action (SA) et double action (DA).  Généralement, la forme du châssis et de la crosse des deux types est différente.  Le simple action est le revolver de style western, alors que le double action est celui de style policier.
 

Le principe d'un revolver est très simple.  On insère les cartouches dans un barillet (cylindre de métal percé de trous destinés à recevoir les cartouches) préalablement ouvert, on referme le barillet et on est prêt à tirer.  Pour éjecter les douilles vides, on ouvre le barillet, on actionne une tige métallique située à l'avant du barillet et les douilles tombent par terre.

Un revolver peut tirer de deux façons : en simple ou en double action.  Un revolver simple action signifie que le chien doit être armé manuellement avant chaque coup.  Dans le cas d'un revolver double action, le chien est armé automatiquement lorsqu'on appuie sur la détente.  La plupart des revolvers double action peuvent aussi tirer en simple action.  Il existe des revolvers où l'on ne peut tirer qu'en double action; on appelle ces revolvers des revolvers double action seulement.

 

 

 

         5. Derringer

 

Les derringers furent inventés, ou du moins popularisés, par un dénommé Deringer (notez le simple "r").  Le Deringer original fut un pistolet petit, compact, à un seul canon de calibre .41 à percussion qui pouvait facilement être dissimulé.  Lorsque les autres manufacturiers voulurent capitaliser la popularité de ces petits pistolets, ils les renommèrent derringers, et c'est de là que provient le "r" supplémentaire.

Les derringers ne sont pas des armes à répétition : si plus d'un coup est désiré, plus d'un canon est requis.  Il y a déjà eu des derringers à 4 canons.  Les derringers sont conçus pour un maximum de discrétion lorsque portés.  Ils sont petits et plats et ont de petits canons (habituellement moins de 3 pouces).

Probablement le type de derringer le plus populaire est le design Remington à canons superposés, qui fut plus tard largement copié et qui est toujours commun aujourd'hui.  Ce fut, et est encore, un pistolet à simple action avec de courts canons superposés (attachés par le dessus, et non par le bas), une poignée à tête d'oiseau et aucun pontet.  C'est ce à quoi la plupart des gens pensent en entendant le mot derringer.

 

            6. Fusil

  

Un fusil est une arme d'épaule.  La plupart ont des canons dont l'intérieur est lisse et tirent des charges contenant plusieurs billes de plomb ou d'acier.  Les fusils servent principalement à la chasse et au tir sportif, mais on les retrouve aussi dans des applications militaires, policières et de défense personnelle.  Ils peuvent aussi tirer des balles rayées (un seul projectile, mais plus gros) à partir de canons lisses ou rayés.  Les billes de plomb ou d'acier sont efficaces jusqu'à environ 40 mètres (tout dépend du calibre). Les balles rayées sont efficaces jusqu'à 100 mètres ou moins.  Les fusils sont habituellement utilisés dans le plus court de ces distances.

 

7. Carabine


Une carabine est également une arme d'épaule, mais tirant un projectile unique à une vitesse relativement élevée.  Elle est capable de tirer précisément à plusieurs centaines de mètres.

Contrairement au fusil, la carabine a un canon rayé.  Ces rayures sont des spirales formées à l'intérieur du canon.  Dès que le projectile touche aux rayures, celles-ci lui communiquent un mouvement de rotation.  Cette rotation stabilise le vol du projectile une fois qu'il a quitté le canon, lui donnant une meilleure précision sur de plus grandes distances.  Les canons rayés furent un développement militaire important ayant débuté avant les années 1800.  On retrouve les carabines principalement dans la chasse au petit, moyen et gros gibier, et aussi dans le tir à la cible et les compétitions.
 

 

B) LES PARTIES DES ARMES

 

                         

 

1. Revolvers

 

 


                        2. Fusils d’assauts

 

 C) DEFINITIONS DES DIFFERENTES PARTIES

 

1.      Le canon  

Le canon est un tube à partir duquel le projectile est projeté.  La pression des gaz propulsant le projectile peut facilement atteindre 50 000 livres par pouce carré et la température, environ 2 200 degrés Celsius.  Cela monte et tombe durant les quelques millièmes de seconde pendant lesquelles le projectile est dans le canon.  Ainsi, les stress à la fois mécaniques et thermiques affectent le canon

 

Les canons sont habituellement rayés (voir page 10).  Les exceptions à la règle sont les fusils, qui tirent plusieurs petites billes de plomb à chaque coup, et les armes anti-char qui tirent des projectiles légers et sous-calibrés.  Ces derniers sont tirés à partir de chars d'assaut avec des canons à canon lisse (sans aucune forme de rayures).
 

2.     La chambre 

La chambre est la portion (ou l'extension) du canon qui contient la cartouche au moment du tir.
 

3.     La détente  

Elle peut être activée par la pression du doigt, ou par une devise électromécanique.  Dans quelques systèmes, la chaîne de tir au complet est électrique, par exemple dans la plupart des canons de 20mm et plus et quelques carabines de compétition de calibre .22.  Dans ces systèmes, la détente est un interrupteur ou un relais électrique.
 

4.     La gâchette  

La gâchette est la portion du mécanisme de détente qui tient et relâche directement le verrou ou le percuteur.  Elle agit directement ou indirectement avec la détente.
 

5.     Le percuteur  

Le percuteur est habituellement une petite tige ou un marteau qui vient frapper l'amorce de la cartouche, débutant ainsi la chaîne d'allumage du propulsif.  L'ensemble du percuteur consiste quelquefois de multiples pièces telles qu'un marteau qui frappe à son tour une barre de transfert ou un percuteur.
 

6.     Le châssis  

Le châssis est le corps de l'arme qui retient le canon, la crosse, et dans lequel le verrou opère.  Celui-ci glisse quelquefois sur des rails ou des tiges à l'intérieur du châssis.  Le châssis est quelquefois divisé en plusieurs parties afin de faciliter le nettoyage, l'élimination des enrayages ou autres opérations.  Le châssis et les parties opérationnelles à l'intérieur sont aussi appelées l'action.
 

7.     Le verrou  

Le verrou ou la culasse contraint la cartouche de telle sorte que les gaz à haute pression générés lors du tir sont conservés dans la douille et le canon.  Cela permet à la pression de tomber à un niveau sécuritaire avant que l'action ne soit ouverte afin de charger la prochaine cartouche ou arrêter le tir.
 

8.     Le transporteur de verrou  

Plus spécialement dans les designs qui utilisent le verrouillage rotatif, le verrou et le transporteur de verrou peuvent être des objets séparés.  Le verrou engage les têtes de verrouillage dans le châssis ou la chambre et le transporteur de verrou retient le verrou.  Le transporteur de verrou est habituellement plus large et plus massif que le verrou.
 

9.     Les composants d'alimentation : le magasin  

Les magasins détachables avec les ressorts à l'intérieur et le plateau sont communs sur la plupart des armes à feu individuelles.  De tels chargeurs peuvent être transportés dans une condition pré chargée, prête et pouvant être changés rapidement.  Les magasins détachables sont quelquefois faits d'un baril avec un trajet d'alimentation circulaire ou en spirale.  Les magasins fixes sont généralement considérés plus fiables.
 

10. l'alimentation  

L'alimentation est le fait d'amener une cartouche dans la chambre du canon.  Pour les armes alimentées par magasin, l'alimentation est habituellement un seul mouvement linéaire qui consiste à pousser la cartouche à partir du chargeur jusqu'à une rampe menant à la chambre.

Pour les armes alimentées par ceinture, la cartouche a besoin d'être retirée de celle-ci par l'arrière, puis poussée vers l'avant dans la chambre.  Dans les armes alimentées par ceinture qui n'ont pas de moteur tirant la ceinture vers le mécanisme, celui-ci doit lui-même avancer la ceinture d'une cartouche à la fois.  Dans les armes à magasin, le ressort du magasin avance la cartouche.
 

11.  Le verrouillage  

Le verrouillage permet de restreindre la cartouche de sorte que cela aide à sceller les gaz dans la chambre lorsque la pression est élevée.  Pour les cartouches de pistolet, la seule force du ressort et la masse du verrou est quelquefois nécessaire afin de rencontrer ce besoin.  Lorsque ce n'est pas suffisant, différents mécanismes ont été créés afin de retarder l'ouverture de la culasse ou pour aider à la masse en mouvement.  Une façon d'augmenter la masse en mouvement est de permettre au canon de se déplacer, attaché avec le verrou ou la glissière en mouvement.

Les plus hautes pressions rencontrées dans les cartouches de carabine requièrent habituellement une méthode solide et positive pour verrouiller le verrou au canon.  La façon la plus commune d'accomplir cela est de créer un verrou qui pivote, provoquant les têtes de verrouillage du verrou d'engager les rails correspondantes derrière la chambre ou l'extension du canon.
 

12. L'armement  

L'armement est la préparation de la chaîne de tir pour la prochaine cartouche.  Dans les systèmes avec un marteau rotatif, l'armement est généralement une façon de faire presser le verrou sur l'arrière du marteau lors du mouvement vers l'arrière du verrou.  Dans les systèmes avec un percuteur alimenté par ressort, la gâchette attrape le percuteur ou le verrou alors qu'il a atteint sa limite arrière et commence à revenir vers l'avant.

Dans les armes entièrement automatiques avec un percuteur et un verrou séparé, un mécanisme particulier doit être fourni afin de relâcher le percuteur lorsque la cartouche est entièrement chambrée.
 

 

13. La fenêtre d'éjection

La fenêtre d'éjection d'une arme à feu est la partie qui s'ouvre chaque fois qu'un étui doit être expulsé de la chambre, en particulier lorsqu'un coup vient d'être tiré et que l'étui, étant alors vide puisque la poudre qu'il contenait a explosé pour propulser le projectile, doit laisser sa place à une nouvelle cartouche, afin qu'un nouveau coup puisse être tiré.

Usuellement, l'étui est éjecté sur la droite de l'arme, pour ne pas gêner les tireurs droitiers, ceux-ci étant majoritaires dans la population.

Selon le type d'arme, l'éjection des étuis usagés peut se faire grâce au recul, ou bien manuellement après chaque tir.

Sur les revolvers, le système de barillet ne nécessite pas de fenêtre d'éjection.

Il peut arriver que l'étui soit mal éjecté et se bloque verticalement en travers de la fenêtre : il s'agit d'un incident de tir de type stovepipe. Ceci se produit généralement lorsque l'arme n'est pas tenue suffisamment fermement.
 
 
 
 
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