07. Chronologie détaillée de la période


































































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CHROHOGOGIE 1914-1918

So/vignon

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19 14
1er
août
Ordre de mobilisation générale. Les usines Renault se vident de leur personnel. Vingt ouvriers mis en sursis d'appel poursuivent la fabrication de moteurs d'avion destinés à l'armée. Le soldat de deuxième classe Louis Renault est maintenu à la tête de l'entreprise.
8 août
Le ministre de la Guerre, Messimy, appelle Louis Renault. Il lui fait part de ses inquiétudes au sujet du manque d'obus et lui demande d'examiner la possibilité d'en fabriquer.
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14 aout
Nouvelle entrevue Messimy-Louis Renault. Le ministre demande à l'industriel « s'il n'est pas possible de faire dans l'industrie automo­bile parisienne des obus par procédé de forge ».
• Louis Renault fait don à l'armée de 30 moteurs d'avion.
' .     Formation aux usines Renault de l'Œuvre des mobilisés. Un premier fond de caisse est fourni par la Société de Secours mutuels et l'Amicale des chefs d'équipe.
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18 aout
Louis Renault est affecté à la 1 l e section de l'Aéronautique (Chalais-Meudon), son sursis est prorogé jusqu'au 1er juin 1915. A cette date ce dernier sera transformé en détachement.
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24 aout
De L'AUTO : « Les usines Renault sont presque entièrement militarisées, la construc­tion de véhicules de tourisme a été pratique­ment abandonnée. En revanche on travaille avec une grande activité au montage des véhicules industriels de tous types commandés par l'Armée. »
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25 aout
Devant la menace que fait peser l'armée allemande sur Paris, les usmes Renault sont évacuées sur Lyon dans les usines Rochet­Schneider. 312 wagons seront nécessaires pour assurer le transfert qui se prolongera durant !lne semaine.

6 septembre

Les taxis de Paris sont réquisitionnés par le général Galliéni; parmi eux 1 200 deux­cylindres Renault. Ils transporteront des troupes sur le flanc de l'armée allemande et resteront dans l'histoire sous le nom de (
Taxis de la Marne ».
19 septembre

Millerand, nouveau ministre de la Guerre, informe Louis Renault qu'il .a donné l'ordre d'entreprendre immédiatement la fabrication d'obus en deux parties par décolletage, selon le procédé élaboré par Louis Renault.
20 septembre

Réunion à Bordeaux des représentants du Comité des Forges, des grandes usines métal­lurgiques, sous la présidence de Millerand. Des décisions sont prises pour intensifier la fabrica­tion d'obus. Des groupes régionaux sont créés. Louis Renault devient responsable du groupe de Paris.
19 15
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9 JanVIer

Afin de se conformer à la législation russe, la Société anonyme des automobiles Renault pour la Russie change de dénomination et devient la société Roussky Renault au capital de 1 000 000 de roubles.
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25 JanVIer

Une délégation de la Commission de l'armée visite les usines Renault. Elle est composée des députés Accambray, d'Aubigny, Godet, Henri Paté, Treignier et Voilin. Après une visite des ateliers sous la conduite de M. Duc, une dis­cussion a lieu avec Louis Renault sur les mesures qu'il conviendrait de prendre pour développer les fabrications de guerre.
1er
août

Manifestation de mécontentement des ouvriers tronçonneurs à l'occasion d'une baisse des salaires honoraires de 0,12 et 0,13 franc. Trois ouvriers, délégués par leurs camarades, sont licenciés sur le champ.
19 16
7 mars

Au cours d'une assemblée générale extroardi­naire, les actionnaires de la Société anonyme pour l'Éclairage Électrique des Véhicules, fondée en 1912 par Louis Renault, décident de modifier la raison sociale qui devient (( Société Anonyme pour l'Équipement Électrique des Véhicules )) (S.E.V.).
25 mal

Cinq automobiles amènent les délégués russes aux usines Renault. La délégation parlemen­taire russe se compose de 7 membres du Conseil de l'Empire et de 9 membres de la Douma. Elle est présidée par M. Protopopoff, vice-président de la Douma. Parmi les délégués on note la présence de M. Milioukoff, chef du parti des Cadets (Le Petit Journal).
4 JUIn


Assemblée générale constitutive de la Coopé­rative de Consommation des usines Renault. Le capital est constitué par un versement de 50 francs par coopérateur et un don de 5 000 francs de Louis Renault.


Les (( ouvriers-militaires » demandent un jour de repos par quinzaine au lieu d'un par mois. Satisfaction leur est donnée.


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2 aout

Le roi Nicolas de Monténégro qui réside en France depuis l'invasion de son pays visite les usines Renault. .
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1er

29 septembre novembre 15 novembre
Une mission composée de délégués de pays Mise en construction de l'avion AR Cà moteur Sept délégués de l'Algérie, de Tunisie, du neutres est reçue à Billancourt. Sous la conduite avant Renault). Établi selon les plans du capi­Maroc et de l'Afrique occidentale composent de Louis Renault elle visite longuement les taine Lepère de la Section Technique de la mission musulmane qui rend visite aux différents ateliers. l'Aéronautique, il est destiné à remplacer le usines Renault.
Farman F 40 A2 à moteur arrière.

La délégation des pays neutres arrive dans la cour de la direction.

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CHROHOGOGIE

15 décembre
Louis Renault décide d'établir plusieurs projets de char léger.
26 décembre
Mouvement de grève pour une augmentation de salaires : 38 ouvriers cessent le travail. Le travail reprendra le 5 janvier après le licencie­ment de 35 grévistes.

--30 décembre

Une maquette en bois du char Renault est présentée à une délégation du Comité consultatif de l'Artillerie d'assaut dirigée par le général Mourret. Ce dernier émet des réserves mais, après un vigoureux débat au ministère de l'Armement, le Comité se prononce par 7 voix contre 3 pour une commande immédiate.

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La mission musulmane au cours de sa visite.
CHRONOLOGIE

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4 JanVIer
Le ministre de l'Armement autorise le capI­taine Leisse « à suivre l'étude du char mitrail­leur Renault et à donner à la maison Renault toutes indications utiles concernant la protec­tion du char, l'armement et l'aménagement de ses chambres de tir ».
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13 JanVIer
Albert Thomas, ministre de l'Armement, pour mettre un terme au mécontentement qui agite les milieux ouvriers, propose aux syndicats une rencontre avec Louis Renault. « Nous sommes prêts à discuter avec une délégation patronale, mais nous ne pouvons accepter de le faire avec

--un seul patron », répondent les syndicats.
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15 JanVIer

Au cours d'un entretien avec Louis Renault, Albert Thomas arrête le principe de l'institu­tion des délégués d'atelier.
22 février

Sur les berges de la Seine à Billancourt, Louis Renault essaye son char. A la suite d'un mau­vais réglage de l'embrayage, il ne peut arrêter son engin et manque tomber à l'eau.
1er
mars

Le premier char léger Renault FT 17 sort des ateliers de Billancourt.
20 avril

Une délégation d'officiers anglais visite Billan­court sous la conduite de Louis Renault. Elle assiste à une présentation du char léger.

Le char léger FT Il.
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Louis Renault au milieu de la délégation d'officiers anglais.
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aux facilités de tir à la mitrailleuse et à la
2 l et 22 avril

justesse du tir ». Premiers essais officiels du char à Marly. Le commandant Ferrus constate que « le char Renault paraît bien supérieur au char de 15 mal Saint-Chamond et au Schneider ». _-Le général Pétain est nommé Commandant en chef en remplacement du général Nivelle. Il 1er décide de donner un rôle de premier plan aux
mai

chars de combat et propose de porter à 3 000 Ouverture rue du Point-du-Jour à Billancourt
le nombre de chars légers à fabriquer en 1918. d'un restaurant à prix fixe pour 1 800 per­sonnes, géré par la Coopérative. .
29 mal

Une partie des femmes qui travaillent aux5 mal usines Salmson rue du Point-du-Jour à Billan­Nouveaux essais du char à Champlieu. Les court cessent le travail et envahissent littéra­résultats sont jugés suffisants « grâce aux amé­lement les usines Renault. Elles réussissent à liorations de détail apportées à l'habitabilité, débaucher 2 000 femmes sur un total de 4 000.
La façade du bâtiment C4 quelques semaines après la catastrophe.
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II JUIn

Après une dernière escarmouche à l'atelier 30, l'agitation ouvrière cesse aux usines Renault.
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13 JUIn

Vers 9 heures 45, dans un fracas épouvantable, un des grands côtés du bâtiment C4 s'effondre. Il n'est bientôt plus qu'un « amas de décombres de toute nature où s'emmêlent les pièces de fer des charpentes et l'outillage détruit )) (Le Matin). Sur les 700 personnes travaillant dans ce bâtiment on dénombra 60 tués et 60 blessés. Parmi les tués se trouvait un jeune garçon de 13 ans, Eugène Blary.

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18 JUIn ID aout 1er septembre Obsèques solennelles des victimes de la catas­Visite à Billancourt d'un groupe d'officiers En fin de matinée, Albert Thomas arrive à trophe du 13 juin. A l'entrée du cimetière de américains, parmi eux le futur général Patton. Billancourt. Il est accompagné de trois sous­Billancourt des discours sont prononcés. secrétaires d'État, de fonctionnaires et de
M. Painlevé, ministre de la Guerre, adresse un représentants des Armées alliées. Reçus par
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25 aout
suprême adieu à « ces hommes, à ces femmes Louis Renault, les directeurs et ingénieurs, les et à ces enfants qui, tous, ont été des soldats ». Une mission militaire italienne est reçue à représentants des ouvriers et des organisations Billancourt.
sociales, le Ministre et sa suite font un tour 13 juillet rapide des ateliers. Après un repas au restaurant de l'usine, Albert Thomas s'adresse au per­
Discussion à la Chambre de l'interpellation du 28 août sonnel dans le hall de l'atelier d'artillerie.
député Levasseur sur les causes de la catas­Le règlement définissant le rôle des délégués trophe. « Je crois, dit-il, que si on frappe les d'atelier est signé, en présence d'Albert Tho­coupables, les précautions redoubleront et mas, par Louis Renault et les militants syndi­23 septembre qu'ainsi on évitera des accidents. » calistes Michelet et Bagot. • Formation d'une section Renault de l'asso-
Louis Renault à la tête de la délégation américaine dans une des rues de l'usine.

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ciation « Entre nous » groupant les blessés et membres sociétaires se recrutent uniquement l'usine pour ou contre la grève. Sur un effectif mutilés de guerre employés à l'usine. parmi le personnel de 1'usine. de 13 940 non militaires, 12312 votent pour.
• Fondation du Club Olympique des usines Le travail cesse aussitôt. Il reprendra le Renault (C.O.U.R.). Il a pour but « la pratique 30 septembre.
25 septembre
des exercices physiques de toutes sortes n. Les

--Un référendum s'organise à l'intérieur de

Avant le repas, Albert Thomas et sa suite prennent un temps de repos sur la terrasse du bâtiment A.
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La délégation italienne devant la porte d'entrée de l'usine.
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Le hall de l'atelier d'artillerie pendant le discours d'Albert Thomas.
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13 mal 31 mal
1918
A 9 heures du matin, grève des bras croisés. Premier engagement des chars Renault sur le
A midi, la Direction prend la décision de fermer front dans la région de ül:uvres et Chaudun. 8 avril les ateliers. Le travail reprendra le 18 mai. Raymond Poincaré, président de la République, visite Bi11anc~)Urt.

Le président de la République, Raymond Poincaré, visite l'usine. A ['extrême gauche, Louis Renault.
CHRONOLOGIE

1er
juillet
Création de la Société Musicale des usines Renault. Elle a pour but l'étude de la musique instrumentale, du solfège et des chants d'ensemble, ainsi que l'organisation et la par­ticipation aux concerts musicaux « qui établissent des liens d'amitié et de bonne camaraderie entre les divers membres qui la composent ».
5 juillet
A ce jour, 1314 chars légers sont sortis des usines dont 1 099 reçus à la Commission de réception.
30 juillet
Le général Pétain, Commandant en chef les armées françaises du nord et du nord-est, publie son ordre général nO 114 aux équipages des chars, aux ingénieurs qui ont conçu et mis au point les engins de victoire et aux ouvriers de l'usine qui les ont réalisés. « Vous avez bien mérité de la Patrie. » Cet ordre est transmis à Louis Renault par le général Estienne avec ses félicitations personnelles.
1er
août
Publication du premier numéro du « Bulletin des usines Renault » bimensuel destiné aux agents de maîtrise. Au sOlllmaire : « Le rôle des chefs d'équipe dans les usines modernes ».
A
20 aout
Au cours d'une conférence prononcée devant les agents de maîtrise, des remarques sont faites au sujet des pièces mauvaises d'usinage.
« M . Renault est très désireux que vous ayez une idée exacte de l'importance considérable que préseqte la question des loupés. Tout temps gaspillé, tout objet prématurément détruit, c'est du labeur supplémentaire imposé à l'ouvriel;. C'est délibérément reculer l'appli­cation de cette vérité que vous avez souvent entendu formuler ici : maximum de rendement dans le minimum de temps avec le minimum d'efforts. »


1914-1918

6 septembre
Louis Renault est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur : « A largement contribué, depuis le début de la guerre, au développement de l'armement de nos troupes. Portant succes­sivement son activité sur la fabrication des obus, des canons, des moteurs, des avions, a réussi à imaginer, à mettre au point et à construire en grande série les chars d'assaut légers dont l'arrivée sur le champ de bataille a puissam­ment secondé la vaillance de nos soldats. »
I er
octobre

Ouverture, 39, avenue du Cours, d'une gar­derie d'enfants. Seront admis « les enfants garçons ou filles, ayant trois ans révolus et moins de dix ans, et dont la mère est ouvrière ou employée aux usines ».
29 octobre
Création du Cercle des Chefs de Service sous la présidence de Charles Serre, chef du bureau d'études. Sont membres du Comité : Félix Gourdou, Henri Tresse et Jean Bocognano.
I5 décembre
A l'occasion de l'anniversaire de sa fondation, la société « Entre nous » organise une fête dans la salle du réfectoire, 34, quai de Billancourt. Paul Hugé, vice-président d'honneur, pro­nonce une allocution très applaudie par les 2 000 personnes présentes.

25 décembre

Fête de famille à l'occasion de Noël. 2 400 jouets sont distribués aux enfants du personnel au cours de la journée. Le nombre des entrées a atteint 10000 personnes.
28 décembre

Manifestation en l'honneur de Louis Renault. Un livre d'Or, exécuté entièrement par le personnel de l'usine, contenant plus de 12000 signatures d'ouvriers et employés lui est offert.

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