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Gazette n°18 - Décembre 2019


É D I T O R I A L

La crise, c’est ce qu’on a trouvé de mieux pour s’adapter à un monde qui change.
Il faut dire qu’actuellement, on est plutôt bien servi : crise du commerce mondial sous les coups de boutoir de Donald Trump, crise écologique qui monte grâce au court-termisme de certains responsables…
crise de la gouvernance démocratique, crise financière annoncée, crise de la mobilité automobile, crise sociale en France (et ailleurs…), crises chez Renault.
Comme aurait pu le dire Jacques Chirac : les crises, ça vole en escadrille…
L’histoire montre qu’il y a trois types d’actions pour éviter les risques mortels lors d’une crise :
– à très court terme, éviter la faillite par assèchement de la trésorerie,
– à court et moyen terme, changer très rapidement ses produits et sa gouvernance pour tenir le temps de la crise,
– à plus long terme, changer profondément son business model pour s’adapter au nouveau marché qui suit la crise.
C’est souvent ce dernier risque qui s’avère le plus mortel !
L’histoire nous montre aussi que notre capacité à surmonter les crises n’est pas indépendante de notre regard sur elle et de notre volonté d’action. Là aussi, l’histoire de Renault est riche d’exemples féconds (par exemple en 1985).
Comme le disait à peu près Antonio Gramsci : « Il faut préférer l’optimisme de l’action au pessimisme de l’intelligence ».

Yves Dubreil
Président de RENAULT HISTOIRE