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Adieu, la Dictées des Amériques

5 mai 2010


Habituellement, à cette période de l’année, se tient la Dictée des Amériques. Je n’y participe pas souvent, mais j’aime bien savoir qui sera l’auteur ou l’auteure de la dictée chaque année. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que la Dictée n’existait plus!

 

Télé-Québec a décidé de mettre fin en 2010 à sa Dictée, en raison des coûts élevés de production.  Depuis 1994, cette compétition internationale était télédiffusée à partir de la ville de Québec, sur presque tous les continents. Au Québec, près de 60 000 personnes y participaient chaque année, davantage, semble-t-il, pour le défi personnel que  pour le Prix. Annoncée sans tambour ni trompette, la cessation de la Dictée n’a pas causé grands remous dans la société québécoise, malgré ses retombées visuelles et économiques importantes pour la belle province. À ce sujet, vous pouvez lire la réaction de Steve Bergeron dans Le devoir.

 

Cela m’a amenée à réfléchir sur l’importance de la dictée en classe et en général.

 

Exercice difficile pour plus d’un, la dictée permet de vérifier les performances des élèves en orthographe, grammaire et syntaxe. Bref, un tout-en-un qui aide à comprendre les règles d’usage et de les mettre en pratique sous la forme d’une composition lue à haute voix.

 

Désuète, la dictée? Ceux et celles qui ont usé leur fond de culotte ou leur jupe sur les bancs d’école se souviennent d’avoir fait une dictée quotidienne sous la lecture d’un non-laïc. On l’a peu à peu délaissée sous cette forme, car elle était souvent truffée d’exceptions, de mots rares ou de règles obscures qui rebutaient les plus vaillants. De plus, toute faute était sévèrement notée. À présent, dans les écoles où elle se pratique encore, elle est mieux adaptée à l’élève et à son niveau de scolarité. Les textes choisis se rapportent souvent aux règles et thèmes étudiés en classe.  Particularité, les pays francophones en font davantage usage que les autres pays non francophones.

 

En 2008, la ministre de l’Éducation, madame Michelle Courchesne, a annoncé le « retour en force » de la dictée dans les écoles, déclarant en faire sa priorité. Il semble que cette annonce ait été bien reçue par les acteurs du milieu de l’éducation, avec un grain de sel toutefois concernant les moyens d’appliquer cette mesure.

 

Selon moi, la dictée n’est qu’un moyen parmi d’autres pour apprendre le français. Elle doit être vue comme un complément d’apprentissage et non une méthode d’évaluation punitive.

 

Les dictées en ligne, ça existe aussi : en différentes longueurs, à trous ou à thème, souvent amusantes et variées, avec parfois la version audio et toujours le corrigé. Allez, on s’essaie!

 

· Dictée Éric Fournier (corrigé Antidote)

 

· Dictée Paul Guérin Lajoie (pour les élèves du primaire)

 

· Dictée CCDMD (ciblées ou diagnostiques)

 

· Dictée de l’OFLQ (dictée et texte à trous)

 

· Dictée de ministère de l’Immigration et Communautés culturelles (pour étudiant de français langue seconde, dictée niveau intermédiaire et avancé)

 


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