Culture musicale

  New York Voices (source Wikipédia anglais)  est un groupe vocal de jazz fondé en 1987 par Peter Eldridge, Caprice Fox, Sara Krieger, Darmon Meader et  Kim Nazarian. Tous, à l'exception de Krieger, étaient membres d'un groupe d'anciens étudiants du Ithaca Collège qui a effectué une tournée en Europe en 1986. 



 Giulo CACCINI (source Wikipédia ) né le 8 octobre 1551 à Tivoli et mort le 10 décembre 1618 à Florence) est un compositeur italien de la fin de la Renaissance et du début de la période baroque. Il est le frère du sculpteur et architecte Giovanni Battista Caccini.
Giulio Caccini entre au service des Médicis en 1565. Il compose des madrigauxsonnets et airs de style polyphonique, puis s'oriente vers un style monodique dans lequel l'intelligibilité du texte prime: une seule voix chante le texte, les autres voix sont confiées à des instruments. Il introduit dans ses compositions des ornements à l'origine de la virtuosité vocale et du bel canto.

Ses travaux musicaux sont en liens avec la Camerata fiorentina, un cénacle d'artistes actif à la fin du xvie siècle, dont il est membre avec son collègue Jacopo Peri. Le mot d'ordre de ce cénacle est de faire revivre le modèle antique grec, en s'appuyant sur des traités antiques. L'objectif de la musique ainsi composée est de représenter l'âme humaine, de transformer et d'élever l'homme.

C'est dans ce contexte qu'il publie en 1601 un recueil de madrigaux intitulé Le nuove musiche. Un recueil caractéristique de l'esprit révolutionnaire de Caccini puisque les madrigaux qu'il propose sont des monodies accompagnées alors qu'à l'époque un madrigal est par définition polyphonique. De plus ce recueil structure deux genres piliers de l'époque baroque : le récitatif et l'aria.

Le grand public connaît Caccini par une œuvre qui lui est pourtant totalement étrangère : ce que l'on nomme couramment L'Ave Maria de Caccini n'est en fait qu'un pastiche, enregistré en 1970 par Vladimir Vavilov comme « Ave Maria - auteur inconnu du xvie siècle » et qui est fort éloigné du style musical de Caccini.


 Jacques (Jacob) OFFENBACH source Wikipédia est un compositeur et violoncelliste d'origine allemande, né le 20 juin 1819 à Cologne et mort le 5 octobre 1880 à Paris. (Son père, Isaac Judas Eberst, adopte le patronyme d'Offenbach vers 1810 en vertu du décret napoléonien du 28 juillet 1808). 
Le jeune Jacob révèle très jeune ses dons pour le violoncelle, ce qui conduit son père à lui faire poursuivre dès 1833 ses études musicales à Paris, seule ville où un artiste juif peut à l'époque faire carrière.
 Offenbach est admis à titre dérogatoire au Conservatoire de Paris, dans la classe de violoncelle d'Olivier-Charlier Vaslin. Indiscipliné, il quitte l'établissement au bout d'un an pour rejoindre l'orchestre de l'Ambigu-Comique, puis celui de l'Opéra-Comique. Ayant francisé son prénom en « Jacques », il mène parallèlement une carrière de soliste virtuose. En 1847, il devient directeur musical de la Comédie-Française, grâce à la notoriété acquise par ses mélodies. Il crée en 1855 son propre théâtre, les Bouffes-Parisiens, situés sur les Champs-Élysées, afin d'y faire exécuter ses œuvres. Il travaille entre autres avec les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy et y engage ses interprètes fétiches, Hortense Schneider et Jean Berthelie.
 il est le créateur de l'opéra bouffe français, que l'on confondra par la suite avec l'opérette, genre dans lequel il excelle également mais dont on doit la paternité à son rival – et néanmoins ami – le compositeur-interprète Hervé. Parmi la centaine d'œuvres qu'il compose en 40 ans d'activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, d’Orphée aux Enfers (1858), son premier grand succès, grâce notamment à son « galop » infernal4, aux Contes d'Hoffmann (1881), en passant par La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-duchesse de Gérolstein (1867) ou Les Brigands (et le fameux « bruit de bottes » des carabiniers qui arrivent « toujours trop tard ») (1869). Son succès populaire est l'objet de nombreuses jalousies et critiques. C'est ainsi que Théophile Gautier propage son image de jettatore (jeteur de sorts) qu'il avait lui-même créée.

L’immense succès que rencontra La Belle Hélène marque le début de « L’Offenbachiade », mot dont l’invention est attribuée à Alphonse Daudet pour désigner l’apogée de la carrière du compositeur. De cette irrésistible parodie des héros de l’épopée homérique, créée en 1864, jusqu’à la chute du Second Empire en 1870, il n’y eut guère de soirée à Paris sans représentation d’une œuvre d’Offenbach. La Belle Hélène fut le résultat triomphal de la première collaboration entre ceux qui allaient devenir d’inséparables complices : le musicien, Offenbach, ses deux talentueux librettistes Ludovic Halévy et Henri Meilhac, et l’inoubliable Hortense Schneider qui créa le rôle. Nietzsche comptera parmi les admirateurs de ce qui est considéré comme le chef-d’œuvre d’Offenbach. Le désopilant récit parodique de l’enlèvement d’Hélène par le berger Pâris, origine de la fameuse Guerre de Troie, permet d’entreprendre une critique décapante de la société du Second Empire, dénoncée dans son absence de moralité et son goût effréné des plaisirs.



 Giuseppe VERDI source Wikipedia  Giuseppe Fortunino Francesco Verdi, né Joseph Fortunin François Verdi l 10 octobre 1813 aux  Roncole et mort le 27 janvier 1901 à Milan, est un compositeur romantique italien. Son œuvre, composée essentiellement d’opéras, unissant le pouvoir mélodique à la profondeur psychologique et légendaire, est l'une des plus importantes de toute l'histoire du théâtre musical.

Ses œuvres sont fréquemment jouées dans les opéras du monde entier et, dépassant les frontières du genre, certains de ses thèmes sont depuis longtemps inscrits dans la culture populaire comme « La donna è mobile » de Rigoletto, le « Brindisi » de La traviata, le « Va, pensiero » de Nabucco ou la « Marche triomphale » d'Aida. Les opéras de Verdi dominent encore le répertoire de l'art lyrique un siècle et demi après leur création.

Visionnaire et engagé politiquement, il demeure, aux côtés de Garibaldi et Cavour, une figure emblématique du processus de réunification de la péninsule italienne, le Risorgimento.

I Lombardi alla prima crociata, (Les Lombards à la première croisade) ou, plus communément, I Lombardi, est un opéra de Giuseppe Verdi, sur un livret de Temistocle Solera créé au Teatro alla Scala de Milan le 11 février 1843.


  Guillaume BOUZIGNAC source Musicologie.org Né en Languedoc à la fin du xvie siècle vers 1587, mort après 1643.

Sa famille, dont certains membres ont été prévôts et consuls, s'est établie à Saint-Nazaire-d'Aude.

Il étudie à la cathédrale Saint-Juste de Narbonne.

En 1604, il reçoit une rémunération (est-il sous-maître ?).

Il quitte la maîtrise de la cathédrale de Narbonne à 17 ans et mène une vie de maître de chapelle vaguant.

Il est à la cathédrale d'Angoulême (en 1634, le supérieur en fera l'éloge dans une lettre à Marin Mersenne).

En 1708 il revient «au pays» pour payer ses dettes passées.

En 1609, il est maître de musique à la collégiale Saint-André à Grenoble, mais n'y reste que trois mois et semble alors avoir quitté la France.

En 1624, il est maître de musique à la cathédrale de Bourges où il est ordonné prêtre.

En 1625, il fait un séjour à Paris en espérant y faire quelque fortune, et quitte Bourges en 1626.

En 1628, il sert peut-être Henry, le duc de Montmorency et gouverneur du Languedoc, service auquel se rattacherait ses motets célébrant la chute de La Rochelle.

En 1629-1632, maître de musique à la cathédrale de Rodez. Il est peut-être à Tours en 1641. En 1643 il est maître des enfants de chœur à la cathédrale de Clermont-Ferrand.

Rien de sa musique n'a été imprimé. Elle est conservée dans deux manuscrits [ms. 68, Tours, Bibliothèque municipale, et ms. Rés. Vma 571, Paris, Bibliothèque nationale de France].

Son style à la fois inspiré de l'Italie et de la Catalogne ont fait penser à des voyages en Italie ou en Espagne. Il était apprécié de Mersenne, Gantez et Dom Jacques  Le Clerc, prieur à Vendôme, auteur en 1665 d'un traité resté manuscrit [ms. 19103, Paris, Bibliothèque Nationale de France, f 101]

Si on ne peut lui attribuer directement, avec certitude, que 11 œuvres, Martial Leroux peut dresser un catalogue de 140 pièces essentiellement contenues dans les deux manuscrits cités.

Ecce Homo (voici l'Homme), 
Pilate présenta ainsi Jésus à la foule hostile; hier encore, elle le portait en triomphe, aujourd'hui, elle lui préfère Barabbas.





 Gioachino ROSSINI source Wikipedia Gioacchino Rossini pour certains auteurs francophones et Giovacchino Antonio Rossini pour l'état civil— est un compositeur italien né le 29 février 1792 à Pesaro (alors dans les États pontificaux) et mort     l13 novembre 1868 à Paris.

Comptant parmi les plus grands compositeurs du xixe siècle, par l'importance et la qualité de son répertoire, son nom se rattache surtout à l'opéra : ses œuvres les plus populaires sont encore de nos jours Le Barbier de SévilleLa Cenerentola (d'après Cendrillon), La Pie voleuseL'Italienne à Alger et Guillaume Tell. Il a aussi laissé des œuvres de musique sacrée, notamment un Stabat Mater et une Petite messe solennelle composée dans ses dernières années.

Bon vivant et gastronome à la table réputée, il a composé des pages culinaires, leur donnant le nom de ses opéras (« bouchées de la Pie voleuse », « tarte Guillaume Tell ») et baptise ses Péchés de vieillesse selon son inspiration gourmande (Hachis romantiquePetite valse à l'huile de ricin). Le « tournedos Rossini » est une recette célèbre nommée en son honneur, dont certains auteurs lui attribuent la paternité.

La Petite messe solennelle est une œuvre de musique sacrée (messe), à l'origine écrite pour quatre solistes, chœur mixte, deux pianos et un harmonium de Gioachino Rossini. Elle fut créée le 14 mars 1864 à Paris.

C'est à la demande du comte Alexis Pillet-Will, pour son épouse Louise, que Gioachino Rossini compose en 1863 dans sa maison de campagne de Passy, la Petite messe solennelle. Rossini a alors 71 ans et a officiellement pris sa retraite depuis 34 ans. Il adresse au « Créateur » une dédicace en forme de boutade :

« Bon Dieu. La voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? J'étais né pour l'opera buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde moi le Paradis. »



 Orlando DI LASSO source Wikipedia (ou Roland de Lassus, ou encore Roland Delattre), né à Mons en 1532 et mort à Munich le 14 juin 1594, est un compositeur de l'école franco-flamande, vers la fin de la Renaissance.

Dès son plus jeune âge, Roland de Lassus étudie la musique. Il est d'ailleurs très vite inscrit comme «enfant de chœur» et donc comme élève de la maitrise de l'église Saint-Nicolas-en-Havré, à Mons en Belgique. Il y étudiera le chant, et plus généralement la musique, jusqu'à l'âge de 12 ans. Le niveau de ces écoles était élevé: c'était en quelque sorte les ancêtres des conservatoires. Les enfants y recevaient aussi un enseignement général.

Roland de Lassus est l'un des compositeurs les plus prolifiques, polyvalents et universels de la Renaissance tardive. Il a écrit plus de 2000 œuvres dans tous les genres en latin, français, italien et allemand. Il s'agit notamment de 530 motets 175 madrigaux italiens et vilanelles, 150 chansons françaises et 90 lieder allemands. On n'a pas de traces de musique strictement instrumentale : une absence intéressante pour un compositeur par ailleurs si ambitieux et prolifique, à une époque où la musique instrumentale était devenue partout en Europe, une forme importante d'expression. Ses œuvres complètes ont été publiées par Breitkoft (21 volumes 1894-1926).

 


 Henryk Mikołaj GORECKI sources Wikipédia (né le 6 décembre 1933 dans le village de Czernica, gmina Gaszowice, voïvodie de Silésie, au sud de la Pologne et mort le 12 décembre 2010 à Katowice).
Marié à la pianiste Jadwiga Ruranska, il a eu deux enfants : sa fille Anna est pianiste et son fils, Mikolaj, compositeur.

Même si son père et sa mère étaient deux musiciens amateurs de talent, Henryk Mikołaj Górecki ne commence vraiment à étudier la musique (violon, clarinette, piano) qu'à partir du milieu des années 1950, à l'académie de musique de Katowice (auprès de Bolesleslaw Szabelski). Il reçoit son diplôme en 1960 . Il termine ses études musicales à Paris au début des années 1960 ; il y a l'occasion d'entendre Anton Weber, Olivier Messian et Karlheinz Stockhlausen . Ensuite, il passera la plupart de son temps en Pologne, à enseigner la musique à l'Académie de Katowice de 1968 à 1979  et surtout à composer une œuvre profondément marquée par la culture et l'âme de son pays, bien qu'extrêmement avant-gardiste.

Son œuvre la plus connue est la Symphonie n° 3 pour orchestre et soprano, op. 36 (1976), dite des chants plaintifs

TOUS TUUS fut écrit par Górecki en mai 1987 pour la troisième visite du pape Jean-Paul II dans son pays natal à qui elle est dédiée. Totus tuus qui signifie en latin  « Tout à toi » (Marie) est en réalité la devise que s'est choisi Karol Wojtyla  en 1958 lorsqu'il est nommé évêque.



Sir Edward ELGAR, sources Wikipédia (né à Lower Broadheath, près de Worcester, le 2 juin 1857 – mort à Worcester le 23 février 1934), 1erbaronnet Elgar de Broadheath, est un compositeur et chef d'orchestre britannique dont les œuvres sont entrées dans le répertoire classique international. Les Variations Enigma, les marches Pomp and Circumstance, son concerto pour violon, son concerto pour violoncelle et deux symphonies font partie des pièces les plus connues de son répertoire. Il a également composé des œuvres chorales, dont l'oratorio The Dream of Gerontius, des chants et de la musique de chambre. Il est nommé Master of the King's Music en 1924.


CARL ORFF / source biographie_celebrite_carl_orff
Artiste, Compositeur et Musicien (Allemand) - Né le 10 juillet 1895 - Décédé le 29 mars 1982 (à l'âge de 86 ans)
 
Carl Orff, fils de deux bons musiciens, fait vite preuve dans sa jeunesse d'intelligence et de curiosité. Plus tard, il ne rencontre pas de difficultés dans ses études musicales bien qu'il ne supporte pas l'académisme de certains de ses professeurs. Il préfère improviser pour maitriser le piano plutôt que de jouer des pièces des maîtres du passé. En 1912, il entre à l'académie de musique de Munich. Là encore, il ne s'entend pas toujours avec ses professeurs, néanmoins ces années d'études seront fécondes. Il compose un opéra, Gisei, tiré d'une pièce japonaise et fortement influencé par Claude Debussy.
En 1914, il prend encore des leçons d'interprétation avec Hermann Zilcher . En 1916, Il est nommé chef d'orchestre et directeur musical des Münchner Kammerspiele. Il prend part à la guerre en 1917 mais est démobilisé pour blessure. Au retour, il est nommé directeur musical et chef d'orchestre des opéras de Mannheim et Darmstadt. Après la guerre, désireux d'associer le texte, la musique et le mouvement, il se consacre à l'étude et à la composition. Il abandonne ses fonctions à l'opéra de Darmstadt. En 1920, il épouse Alice Solscher dont il aura une fille, Godela, en 1921. Il se mariera en fait quatre fois, sa dernière épouse étant Liselotte Schmitz.

Après avoir étudié Claudio Monteverdi, il éprouve une passion pour la renaissance italienne et fera de nombreuses adaptations d'Orfeo. En 1924, il fonde une école de danse : la Güntherschule, avec Dorothee Günther, une danseuse. En 1937, il compose son plus grand succès : Carmina Burana, œuvre inspirée de poèmes du Moyen Âge retrouvés dans l'Abbaye d'Ottobeuren. Le compositeur a trouvé sa voie et en 1939 il écrit Der Mond (La lune) et Die Kluge (L'épouse sage).

En 1943, il compose les Catulli Carmina et, pour compléter ce triptyque païen, le Trionfo di Afrodite en 1953. Par la suite il n'écrit plus que pour le théâtre musical des pièces telles que Antigone ou De temporum fine comoedia, sa dernière œuvre, qui reviennent aux formes du théâtre sacré avec des danses rituelles. En 1961, il fonde son école au Mozarteum de Salzbourg puis donne des conférences pour présenter sa méthode pédagogique. Il eut comme élève le compositeur néo-zélandais Edwin Carr (1926-2003)dans les oeuvres duquel on remarquera l'empreinte de son maître.

Considéré par tous, Carl Orff s'éteint le 29 mars 1982. Il a été marqué par la musique de son temps. Attiré par Arnold Schoenberg ou Richard Strauss, il n'éprouvait cependant rien pour la musique atonale.

Orff n'est cependant connu de nos jours que pour Carmina Burana. Il suscite parfois de la méfiance, peut-être du fait d'être resté en Allemagne et d'avoir composé durant le troisième Reich, bien qu'il n'ait jamais adhéré à ses idées.



 Wilhelm Richard WAGNER, Source Wikipedia. Né le 22 mai 1813 à Leipzig et mort le 13 février 1883 à Venise, est un compositeur, directeur de théâtre, polémiste et chef d'orchestre allemand de la période romantique, particulièrement connu pour ses quinze opéras et drames lyriques. Il est aussi auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages philosophiques et théoriques. Occupant une place importante dans l'histoire de la musique occidentale, Richard Wagner compose en général lui-même à la fois la musique et le livret de ses opéras, en particulier Tristan und Isolde, considéré comme le point de départ des principales avancées que connaîtra la musique au xxe siècle1 et L'Anneau du Nibelung, festival scénique en un prologue et trois journées, dont la conception bouscule délibérément les habitudes de l'époque pour aller, selon ses propres termes, vers un « art total » : spectacle complet, mélodie continue et emploi du leitmotiv.
Sa vie bohème et fantasque lui fait endosser de multiples habits : révolutionnaire sans le sou, fugitif traqué par la police, homme à femmes, confident intime du roi Louis II de Bavière, critique et analyste musical, intellectuel travaillé par l'antisémitisme de son époque qui sera récupéré, après sa mort et dans un contexte différent, par les nazis ; son comportement et ses œuvres laissent peu de gens indifférents. Aussi doué pour nouer des amitiés dans les cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitiés, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, il suscite des avis partagés et souvent enflammés de la part de ses contemporains. Ses conceptions artistiques avant-gardistes ont eu une influence déterminante dans l'évolution de la musique dès le milieu de sa vie.

À l'égal de Giuseppe Verdi, né la même année, mais au style radicalement différent, il est considéré comme l'un des plus grands compositeurs d'opéras du xixe siècle.








    
 Camille SAINT SAENS [kamij sɛ̃sɑ̃ː], Source Wikipedia : né à Paris le 9 octobre 1835 et mort à Alger le 16 décembre 1921 est un pianiste, organiste et compositeur français de l'époque post-romantique.

Il a écrit douze opéras, dont le plus connu est Samson et Dalila (1877), de nombreux oratorios, cinq symphonies, cinq concertos pour piano, trois pour violon et deux pour violoncelle, des compositions chorales, de la musique de chambre et des pièces pittoresques, dont Le Carnaval des animaux (1886).

De plus, il occupe une place particulière dans l'histoire du septième art, puisqu'il est, en 1908, le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L'Assassinat du duc de Guise.



 

  


 Piotr Ilitch TCHAÏKOVSKI (en russe : Пётр Ильич ЧайковскийPrononciation), Source Wikipedia : orthographié aussi Tchaïkovsky, est un compositeur russe de l’ère romantique né le 25 avril/ 7 mai 1840  à Votkinsk et mort le 25 octobre / 6 novembre 1893 à Saint-Pétersbourg.
Tchaïkovski est un compositeur éclectique. Son œuvre, d'inspiration plus occidentale que celle de ses compatriotes contemporains, intègre des éléments occidentaux ou exotiques, mais ceux-ci sont additionnés à des mélodies folkloriques nationales. Tchaïkovski compose dans tous les genres, mais c'est dans la musique d'orchestre comme les symphonies, les suites, et les concertos qu'il déploie toute sa science et donne la mesure de son sens mélodique inspiré. C’est également lui qui donne ses lettres de noblesse à la musique de ballet, ajoutant une dimension symphonique à un genre auparavant considéré comme mineur. Il incarne la figure dominante du romantisme russe du xixe siècle dans toute sa vitalité populaire et généreuse et sa profonde sincérité.



 
 
 
 
 Samuel Osborne BARBER (9 mars 1910 - 23 janvier 1981) est un compositeur américain. (source Wikipedia)
 
Biographie

Né à West Chester (Pennsylvanie), il commence à composer dès l'âge de sept ans. Il étudie au Curtis Institute of Music à Philadelphie avant de devenir élève de l'Académie américaine de Rome en 1935. L'année suivante, il écrit son quatuor à cordes en si mineur, dont il arrangera plus tard le second mouvement — à la suggestion d'Arturo Toscanini — pour orchestre à cordes sous le nom Adagio for Strings, puis pour chœur sous le nom d'Agnus Dei. Ce mouvement est devenu très populaire : il est utilisé pour les funérailles d'État et les services commémoratifs publics des États-Unis depuis la mort de Franklin Roosevelt. On peut l'entendre dans la scène finale du film Elephant Man de David Lynch; il fut repris et arrangé par Georges Delerue, comme thème principal du film Platoon d'Oliver Stone; on le retrouve dans le jeu vidéo Homeworld développé par Relic Entertainment et édité par Sierra. Le compositeur est mort à New York en 1981.

  Style musical

La popularité de son Adagio a quelque peu occulté le reste de son œuvre. Aucune de ses autres pièces n'a connu le même succès, mais certaines sont régulièrement jouées et enregistrées. Toutefois, Barber est considéré comme l'un des plus talentueux compositeurs américains du XXe siècle. Il a évité les expérimentations de ses contemporains, préférant des harmonies et des formes plus traditionnelles. Son œuvre est mélodique et souvent décrite comme néo-romantique, bien que certaines de ses œuvres ultérieures, notamment le Third Essay for Orchestra et la Medea's Dance of Vengeance, fassent montre d'une utilisation magistrale d'effets percussifs, de modernisme et d'effets néo-stravinskiens.


 Wolfgang Amadeus MOZART
 (source : Wikipédia)
 
 Le Requiem en ré mineur composé en 1791, est la dernière œuvre de Wolfgang Amadeus Mozart. Bien qu'elle ne soit qu'environ au deux tiers de la main de Mozart, elle reste une de ses œuvres les plus appréciées. Mozart mourut durant sa composition. Comme il s'agissait d'une commande, elle dut être complétée par Joseph Eybler et Franz Xaver Süßmayr, élèves de Mozart, à la demande de Constance Mozart, veuve du compositeur. On a longuement débattu sur l'origine et la qualité des compléments ultérieurs. La manière insolite par laquelle la commande a été passée, ainsi que le contexte chronologique de ce Requiem, ajoutés à la mort prématurée de Mozart, ont fait foisonner les légendes.
si vous souhaitez en savoir plus cliquer ici
 
 Ave verum corpus est une prière catholique adressée à Jésus-Christ. Son titre latin signifie Salut, vrai corps en français reconnaissant sa Présence réelle dans le pain et vin consacrés au cours de la messe. On rencontre parfois la forme plus courte Ave verum.

Le motet de Mozart fut composé le 17 juin 1791 pour la fête du corps du Christ. Il l'a adressé à son ami Anton Stoll, qui était aussi l'ami de Josef Haydn. Ce motet de quarante-six mesures seulement est simplement écrit en sotto voce pour un chœur, des cordes et un orgue.

Quand il l'a écrit, Mozart travaillait sur la Flûte enchantée, il visitait sa femme Constanze enceinte de son sixième enfant près de Bade et il lui restait moins de six mois à vivre. Mozart mourut juste avant son trente-sixième anniversaire, le 5 décembre 1791. Tchaïkovski a repris cette pièce de Mozart dans son Mozartiana, et le chœur des garçons de Vienne a fait des enregistrements notables du même Ave verum corpus. 
 
  


 Jean RACINE (source : Wikipédia)
 
Le Cantique de Jean Racine (Opus 11) est une pièce vocale composée en 1864 par Gabriel Fauré, alors âgé de 17 ans.
Écrite à l'origine pour chœur (soprano, alto, ténor et basse), quintette à cordes et harpes, puis dans une version avec piano ou orgue, cette pièce se situe dans la tonalité de ré bémol majeur. Cette œuvre présente un caractère solennel.
 
Après une introduction jouée au piano (ou à l'orgue), le chœur entre pupitre par pupitre.
 
A la quarantième mesure, après un pont instrumental, une partie centrale modulante intervient en la bémol majeur (puis si bémol mineur), où l'œuvre atteint son plus haut niveau expressif. Par un retour lent et solennel, la pièce évolue vers son caractère initial.
 
Le texte  de Jean Racine (1639-1699) est en fait une traduction de l'hymne Consors paterni luminis datant du Moyen Age.

 
 

 
  
Georges Friedrich HAENDEL, compositeur allemand, naturalisé anglais en 1726 (Halle 1685 - Londres 1759). (extraits du Larousse de la Musique et Wikipedia)
 
Son nom peut se trouver sous plusieurs graphies : en allemand, Händel peut (en transcription du umlaut) aussi s'écrire Haendel (orthographe souvent préférée en français) et, après son installation en Angleterre, lui-même l'écrivait sans tréma : Handel, qui est la manière retenue par les anglophones.
 
 
En résumé, Haendel personnifie, au côté de Bach, l'apogée de la musique baroque. Né et formé en Saxe, installé quelques mois à Hambourg avant un séjour initiatique et itinérant de trois ans en Italie, revenu brièvement à Hanovre avant de s'établir définitivement en Angleterre, il réalisa dans son œuvre une synthèse magistrale des traditions musicales de l'Allemagne, de l'Italie, de la France et de l'Angleterre.
 
 
Un parcours initiatique riche en rebondissements !
 
- Il montra très tôt des dons exceptionnels que seules sa mère et sa tante semblaient avoir devinés. Ayant décidé de faire de lui un juriste, son père, homme tenace et sévère, refusa que le duc de Saxe, vers 1694, puis le roi Frédéric 1er de Prusse, rencontré à Berlin en 1696, prissent soin de son éducation musicale.
 
- Il accepta toutefois de confier l'enfant à Zachow, remarquable musicien de Halle, qui lui enseigna fugue, contrepoint, composition, ainsi que la pratique de plusieurs instruments, clavecin, orgue, violon, hautbois, peut-être violoncelle. Sachow lui fit surtout découvrir les maîtres contemporains, allemands et italiens (Froberger, Kerll, Ebner, Alberti, Strungk, Kriegger.)
- Après avoir résilié son contrat d'organiste de la cathédrale de Halle (1702-1703), il fut au contact des milieux musicaux et cultivés de l'époque dans la ville de Hambourg où il se rendit et où il fut introduit par Mattheson notamment auprès du  consul d'Angleterre.
 
- Il tint également  l'orgue à la Cathédrale Sainte Marie Madeleine, et surtout à l'orchestre de l'Opéra, où, après avoir joué comme violoniste et claveciniste, il produisit peu après une "passion selon St Jean" récemment attribué à G. Böhm ou à Mattheson, puis son premier opéra "Almira", (8 janvier 1705) ; suivi de "Nero" (25 février 1705).
 
- Mécontent du l'échec de sa pièce et de la situation musicale à Hambourg, il se rendit, à Florence, puis à Rome, où il se lia à l'élite intellectuelle à l'Académia d'Arcadia. De cette période datent de nombreuses compositions religieuses ou profanes (une centaine d'admirables cantates italiennes).
 
- Il alla ensuite à Naples puis à Venise où il composa plusieurs œuvres, puis à Londres où il obtint un large triomphe ; il devint alors grâce à des oeuvres profanes qu'il écrivit, le compositeur officiel de la couronne. (1713) où il fondit une académie la "Royal Academy" chargée de monter des opéras. Après un bref retour à Hanovre, il revint en Angleterre où il fut naturalisé en 1726. 
 
- Dès lors la vie d'Haendel devint l'histoire de ses succès et de ses revers, de ses luttes pour imposer, moderniser, harmoniser l'opéra, en faire , parfois contre l'avis même du public, une oeuvre totale où la musique exprimait, dans un langage d'une exceptionnelle force évocatrice, le drame vécu par des personnages d'exception, placés dans des situations d'exception...

Canticorum jubilo
Paroles et adaptation chorale : F. Van OMMESLAEGHE. Ce morceau est extrait de "Josua" (1748)
 
Voilà la traduction du texte en latin :
 
Canticorum jubilato Regimagno psallite            
Chantez pour le grand Roi des cantiques joyeux
Iam resultent musica, unda, tellus, sidera       
Que désormais les échos de votre musique résonnent par ondes, de la terre et les astres
Personantes orga personantes organis, Jubilate, plaudite
Faites partout sonner vos instruments, chantez et rythmez votre joie.
 
  

 

 Johann Sebastian BACH (21 mars 1685 - 28 juillet 1750), en français Jean-Sébastien Bach, est un compositeur, claveciniste, violoniste et organiste allemand. (Source Wikipédia )

Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée, il eut une influence majeure et durable dans le développement de la musique occidentale ; de grands compositeurs, tels que Mozart et Beethoven, reconnurent en lui un maître insurpassable.

Son œuvre est remarquable en tous points : par sa rigueur et sa richesse harmonique,(harmonie tonale élémentaire) mélodique (succession de hauteurs) ou contrapuntique (contre point rigoureux), sa perfection formelle, sa maîtrise technique, sa pédagogie, la hauteur de son inspiration et le nombre de ses compositions. Elle échappe à la gradation traditionnelle avec la formation, la période de maturité puis le déclin : la qualité des œuvres de jeunesse égale celle des compositions plus tardives.

Il fut un musicien complet qui maîtrisait la facture des instruments tout autant que la technique instrumentale, la composition comme l'improvisation, la pédagogie comme la gestion d'une institution musicale.

Reconnu de son vivant comme organiste et improvisateur, sa musique fut toutefois vite oubliée après son décès, car passée de mode ; son œuvre, à de rares exceptions près, manuscrite et jamais publiée, dispersée et en partie perdue, fut redécouverte et étudiée par les romantiques.


 

La passion selon St Jean de Jean-Sébastien Bach
(Sources : Wikipédia / Festival Mozart 2001) Passion écrite pour le Vendredi saint de 1724.

La Johannes-Passion connut quatre versions. La première mouture fut présentée en 1724, la seconde, l'année suivante. Le deuxième remaniement pourrait avoir été effectué entre 1728 et 1731. La date de la dernière révision est également incertaine, mais on pense qu'elle vit le jour en 1746 ou 1747. Malheureusement, une seule partition complète nous est parvenue. Seuls les dix premiers des quarante-six feuillets qui la composent sont autographes. Ceux-ci dateraient de 1738 ou 1739, époque pendant laquelle l'oeuvre ne semble pas avoir été exécutée. En comparant cette partition aux divers groupes de parties séparées (tous incomplets), qui correspondent chacun à une version de l'œuvre, nous relevons des différences, mais seulement dans les dix premiers numéros. Il faut néanmoins souligner qu'aucune des quatre versions ne peut prétendre porter le titre de « version définitive ».  

A l'instar de nombreuses œuvres de ce compositeur, les différents matériels ne constituent pas des étapes qui mènent à un modèle définitif, mais représentent un état s'adaptant aux possibilités offertes à un moment donné. Si la succession des morceaux est identique dans les versions extrêmes (1724 et 1746-47), il n'en est pas de même dans les deuxième et troisième arrangements.


 
 1. « Christus, der uns selig macht » (Christ qui nous rend heureux). (21 Choral)
 
L'ouverture de cette seconde partie qui prend place  après le sermon, tient également en un simple choral louangeur harmonisé en la mineur. Il s'agit de la première strophe d'un lied de Michael Weisse (1531)
Le texte est chanté en allemand  à 4 voix, et sa traduction en français est :
 
  • Jésus, qui nous donne la félicité,
  • N'a fait aucun mal,
  • Pour nous, pendant la nuit,
  • Comme un voleur il fut pris,
  • Conduit devant des gens sans Dieu,
  • Et faussement accusé,
  • Raillé, honni, de crachats souillé,
  • Comme le dit l'Ecriture.


  2.  Herliebster Jesu, was hast du verbrochen"
 
Le second morceau de la passion que nous interprétons à 4 voix est également chanté en allemand.
 
Voilà sa traduction :
 
Hélas, grand roi, grand pour tous le temps.
Comment répandrai-je suffisamment cette foi ?
Aucun coeur d'homme ne saurait encore imaginer

Ce qu'il pourrait t'offrir

Mon esprit ne saurait trouver

De comparaison à ta miséricorde.
Comment restituer dans mes oeuvres

Tous tes actes d'amour ?

 

 
 De Giovanni Pierluigi da PALESTRINA (source : freescores.com)  Giovanni Pierluigi da Palestrina (né à Palestrina (Praeneste) près de Rome,  le 1er février 1525 - mort le 2 février 1594 à Rome) est un compositeur italien. Il est le représentant de la Renaissance le plus  connu des compositeurs musicaux catholiques. Palestrina a eu un énorme impact sur le développement de la musique religieuse  catholique, et ses travaux peuvent être interprétés comme un résumé de la polyphonie de la Renaissance


  •  Ave Maria est un chant pour 5 voix mixtes A Capella : Soprano (Cantus), Alto (Altus), Tenor (Tenor et Quintus), Bass (Bassus).

 
Dimitri BORTNIANSKI, compositeur ukrainien (Gloukhovo, Ukraine, 1751 - Saint Pétersbourg 1825).
 
Choriste à la Chapelle Impériale, il travailla à Saint Petersbourg avec Baldassare Galuppi (1765-1768) et suivit ce dernier à Venise. Il se perfectionna aussi à Bologne avec le padré Martini, puis à Rome et à Naples. Il rentra en Russie en 1779, et fut nominé directeur de la Chapelle impériale de Paul 1er en 1796.
 
Il composa des œuvres pour la scène, puis se consacra à la musique religieuse. Il préconisa une étude attentive des chants neumatiques des XIIè et XIIIè siècle, qui devaient, selon lui, "contribuer à la naissance d'un style nouveau, d'une école foncièrement russe". C'était là un langage neuf, qui annonçait les théories de Glinka.
 
Tchaïkovski étudia les partitions de Bortnianski et en dirigea la réédition. Les œuvres vocales (mélodies religieuses à 3 ou 4 voix, psaumes orthodoxes, 35 concerts à 4 voix, 10 concerts pour 2 chœurs, une messe, etc.) remplissent 10 volumes et furent publiées, à Moscou, aux alentours de 1880. Bortnianski écrivit aussi 3 opéras - tous trois crées en Italie -, 4 opéras-comiques de style français, des sonates et une symphonie.

 

Tebe Poem  - Bortniansky (source : Le Larousse de la Musique auteur J.-J R.)
 
 est une Liturgie orthodoxe slave, a capella, à 4 voix mixtes.


 
  hébraïque et, au contraire, son exclusion des offices de deuil ou des temps de pénitence.
 
En outre, il est employé substantivement, en latin comme en grec (Apocalypse, XIX) avec le sens de "chant de louange joyeux". D'où ses deux acceptions distinctes, comme exclamation complétive et comme genre liturgique.
 
1. Comme exclamation de joie, l'Alleluia est employé en s'insérant au début, au milieu ou à la fin de textes dont il reste indépendant. (...)
 
2. En tant que morceau autonome, l'Alleluia semble avoir été d'abord l'un des principaux supports du chant responsorial fournissant un refrain facile à faire répéter à l'assistance. (...)
 
3. L'introduction de l'lleluia dans la messe, où il deviendra un genre musical d'une importance particulière, a été attribuée à saint Ambroise au IV siècle. (...)