Monika Smaz, 2013

Étant alors une étudiante à la maitrise en science politique à l’Université de Montréal, le voyage fut pour moi une occasion de redécouvrir mes origines familiales et culturelles. Ayant des grands-parents polonais-allemands et des parents polonais, le Daad-Study Tour à la frontière germano-polonaise m’a permis de renouer avec les liens du passé.

Au fur et à mesure des divers échanges avec les intervenants des sociétés germano-polonaises, j’ai su apprécier la valeur des conversations qui m’ont ouvert les yeux sur la réalité locale, tant celle de la population générale et celle des personnes marginalisées par la société. La visite la plus étonnante et percutante fut sans aucun doute celle du centre de réhabilitation de prisonniers ayant commis des crimes lourds. Une autre rencontre fort appréciée fut celle de Joanna Lesniak, une dame fort sympathique qui nous a
fait part de sa vocation, qui est celle de venir en aide aux travailleuses du sexe venant de l’Est de l’Europe. Enfin, la visite de la mine à ciel ouvert Vattenfall

fut pour ma part le coup de choc du voyage. Debout au fond de la mine, jamais je ne me suis sentie si petite. Cela m’a amenée à reconsidérer toute notre société de consommation et l’impact que nous avons sur la nature.

Ainsi, les rencontres dans le cadre du Daad-Study Tour furent l’occasion de confronter nos perceptions et nos croyances sur divers enjeux et réalités vécus à la frontière germano-polonaise. Ce fut une occasion en or de démentir nos opinions préconçues, voire nos idées reçues.

Le Daad-Study Tour fut une expérience exceptionnelle et inoubliable, qui m’a permis de me découvrir et de grandir.

Monika Smaz, étudiante au doctorat en Science politique à l’Université de Montréal

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