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Depuis 40 ans, l’association nazairienne AREMORS publie des ouvrages sur l’histoire du mouvement ouvrier à Saint-Nazaire.


Des recherches dans les archives de la ville, à l’Écomusée, chez les particuliers… L’association AREMORS (Association de recherche et d’étude du mouvement ouvrier dans la région de Saint-Nazaire) effectue un véritable travail de fourmi. Et cela fait 25 ans que ça dure [en 2005] ! AREMORS n’a jamais dépassé huit membres. A son origine Pierre Mahé, militant et résistant nazairien. En 1978, des réunions sont organisées. « A l’époque, nous avons constaté qu’il y avait un manque sur l’histoire du mouvement ouvrier à Saint-Nazaire », se souvient Jean Aubin, actuel président de l’association et ancien professeur d’histoire au lycée Aristide Briand. Les pionniers de l’association publient leur premier tome en 1980. Il porte sur le mouvement ouvrier de 1848 à 1920.

Les écrits se multiplient. Les ouvrages (« Le mouvement ouvrier de 1920 à 1939 », « de 1939 à 1945 »), les cahiers (« La grève de Trignac », « Les origines de la Bourse du travail », "La Poche de Saint-Nazaire" , « Témoignages de femmes déportées ») autant de publications qui s’enchaînent et qui entretiennent la mémoire de la ville et des Nazairiens.

« Beaucoup d’entre nous sommes ou avons été des enseignants » fait remarquer Jean Aubin. En 2003, six membres de l’association, Michel Mahé, Robert Gautier, Paulette Mérand, Jean-Yves Martin, Julian Mischi et Jean Aubin publient le 4ème tome du mouvement ouvrier « D’une république à l’autre de 1945 à 1960 », édité aux éditions Nantaises du Petit Véhicule. « Ce tome propose une vue d’ensemble des évolutions sociales et politiques de cette période » précise Jean Aubin. En 600 pages, le livre va de la reconstruction de la ville à l’implantation du Parti Communiste Français. D’autres thèmes sont abordés : le mouvement coopératif, l’émergence des mouvements de la paix, la grève nazairienne de 1955 etc. Chaque auteur a signé son propre chapitre, histoire pour chacun d’assumer sa propre contribution.

Un site internet

L’association projette à moyen terme de se lancer dans l’écriture de son prochain tome : entre 400 et 500 pages sur la période 1962-1975. « Nous venons aussi de créer notre site internet » souligne Michel Mahé, ancien directeur de l’école Jean Jaurès, « on y trouve l’ensemble des publications de l’association, des extraits de nos ouvrages ainsi qu’un forum de discussion. Il sera aussi possible d’y passer des commandes. » AREMORS sur le net, l’occasion aussi pour l’association d’accueillir de nouvelles plumes. L’histoire d’Aremors n’est pas près de s’épuiser…

Site internet : www.aremors.fr

Source : Saint-Nazaire magazine, n°176, Mars 2005.


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