Rapport Deltas de sédiments 2010 et 2017

MISE EN CONTEXTE ET MANDAT

Les cours d’eau transportent des sédiments de manière naturelle par l’érosion de leur lit et de leurs berges
et par les apports provenant du bassin versant (feuilles, branches, insectes, etc.). Les matières en
suspension dans l’eau sont transportées plus ou moins loin selon leur grosseur. Les sédiments les plus
grossiers se déposent généralement à l’embouchure du tributaire dans le lac ou dans la rivière située en
aval. Les sédiments fins sont transportés plus loin. L’accumulation de matériel à l’embouchure des cours
d’eau est appelée delta de sédiments. La vitesse d’accumulation sédimentaire au niveau du delta dépend
de plusieurs caractéristiques naturelles comme la pente, la nature du sol, le débit du cours d’eau, etc. Elle
peut également être affectée de manière significative par les activités humaines qui occurrent dans le
bassin versant du cours d’eau. Les deltas de sédiments peuvent, dans certains cas, avoir des impacts
considérables sur le milieu tels que la modification de l’habitat aquatique, des contraintes à la navigation,
des risques d’inondation, etc. Ces impacts se font principalement ressentir lorsque l’accumulation
sédimentaire est causée par des problèmes d’érosion des sols situés dans le bassin versant d’origine
humaine.
La municipalité d’Eastman est préoccupée par la présence et par l’expansion de ces deltas. En 2010 et
2011, la municipalité a mandaté le RAPPEL afin de réaliser un premier inventaire de dix deltas de
sédiments aux lacs d’Argent, Orford, Parker et Stukely. En 2017, elle a mandaté le RAPPEL pour réaliser
les relevés topographiques de 12 deltas jugés problématiques, dont 9 avaient déjà fait l’objet d’une
caractérisation en 2010 ou en 2011. Ces relevés s’accompagnent de la localisation des deltas, de la mesure
de leur superficie, des mesures d’épaisseur des sédiments, de la caractérisation du type de substrat
présent et de l’identification des plantes aquatiques présentes.
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Danielle Bergeron,
4 nov. 2018, 11:14
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Danielle Bergeron,
4 nov. 2018, 11:11
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