La fête 1900, le premier dimanche d’août, connaît depuis plus de 27 ans un succès qui ne se dément pas.Tout commence pour les plus jeunes par le bal du samedi soir sous chapiteau : ambiance, danse , tout y est. Pour
les moins jeunes ,tout commence plus raisonnablement le dimanche matin à 10h30
par la messe sous chapiteau . L’apéritif
vous conduit ensuite au repas servi à l’assiette et à table. Au menu : salade et terrine -frites maison , saucisse de Morteau - fromage, dessert ( fruit ou glace) La saveur de nos frites est incomparable. Déjà , elles sont pleines des saveurs de l’amitié et de l’entraide…. Ainsi le samedi après-midi, c’est tout le village qui se retrouve pour éplucher 1,3 t de pommes de terre. Et comme chez les irréductibles gaulois, ça finit par un goûter multigénérationnel autour d’un verre, d’un gâteau, d’un fromage. Vous
comprenez donc le pourquoi de leur parfum d’amitié. Hé oui, , à Laviron, on se
sent des âmes de poètes, même devant une patate ! Au
service , vous serez choyés par des serveurs en tenue 1900. Nous poussons même
le vice par nous costumer en cuisine, pour faire tout de même partie de la
fête ! Vers 14h , c’est le défilé qui part du village vers la salle des fêtes. Sur
notre nouveau char « La veillée », les anciens jouent aux cartes, d’autres filent,
retraçant pour les spectateurs un peu du charme de la vie hivernale d’autrefois " Se succèdent les très vieilles voitures avec des conducteurs pas si vieux que ça ! Les motos pétaradent et nécessitent parfois une petite poussée.Plus silencieux, mais non moins fougueux, suivent les chevaux attelés à des landaus, des charrettes de foin, diligence, chariot… Quand arrive l’attelage de comtois tintinnabulant et tirant un immense tronc , on se sent vraiment tout petit devant ce spectacle.Les vieux métiers défilent avant de regagner leur stand sur la fête. Et pas question d’oublier chèvres , poules, lapins et bœufs !Le mariage s’avance avec un Monsieur le curé plein de gaieté qui bénit à tout va… Derrière, voilà les élégantes tenues des invités. S’il fait chaud (mais même parfois s’il pleut…) , méfiez vous de ces mutins de pompiers qui avec leurs lances et leurs seaux pourraient être tentés de vous rafraîchir.Tout ce petit monde se disperse sur le site de la fête pour vous montrer alors la vie quotidienne. Sur la fête, une guinguette accueille les danseurs sur un air d’accordéon.Pour vous reposer, asseyez-vous et dégustez une soupe aux pois cuite au chaudron. Sinon, flânez de stands en stands. Laissez les enfants flatter les animaux de la petite ferme et utilisez les cabinets à l’ancienne creusés par Louis et Maurice. Pour alimenter le chemin de fer en moisson, les hommes et les enfants sont allés chercher les épis à cheval dans les champs de la Joux. Ils ont poussé le réalisme jusqu’à les couper à l’ancienne les jours précédant la fête. Les scieurs de long escaladent leur arbre et commencent à le débiter. Avec un peu de courage, vous pourrez vous essayer avec eux à la scie.Les lavandières passent leur après-midi à laver à la cendre dans leurs bacs moult chemises, robes, corsages, culottes…. Une fois sec , le linge est repassé grâce à des fers remplis de braises. C’est un des stands où les femmes sentent le mieux les bienfaits du progrès… Les tisseuses et fileuses s’activent derrière le rouet et le métier à tisser. En 27ans, jamais une belle ne s’y est piquée et n’est tombée endormie pour mille ans.. On veut bien être romantiques mais on reste réalistes….. Les trois fours à bois fument : des centaines de gâteaux de ménage y sont cuits. Et comme pour les frites, on y retrouve un parfum subtil d’amitié. S’y ajoute un doux arôme de crème de fruitière ( une crème à faire s’évanouir d’effroi un nutritionniste et se pâmer de délice un épicurien). Impossible de quitter Laviron sans goûter notre gâteau de ménage, il vous manquerait un peu de l’âme de notre village. En plein air, une fromagerie reconstituée nous instruit : le comté depuis le lait cuit dans le chaudron, jusqu’au fromage . Vous pourrez goûter le comté de Laviron, délicatement fruité . un vrai fromage de terroir. Nous dégusterons ce fromage fait sous vos yeux , en février en regardant le film tourné à la fête. Un bouilleur de cru distille un peu d’eau de vie de pruneaux . Son alambic crache le breuvage qui corsait les cafés les jours de grands froids. A l’école , c’est l’heure de la dictée. « participe passé ! 4 et 4 font 8 ! Leçon de français, de mathématiques ! » Les enfants tirent la langue en s’appliquant à ne pas faire de taches. Ce n’est pas si facile d’écrire à la plume. Vous pourrez vous y essayer. Mais gare au bonnet d’âne ! La morale écrite au tableau nous fait sourire. Les vieux outils sont remplacés aujourd’hui par l’électronique : chaîne d’arpenteur pour mesurer, boulier pour compter, guide chant pour accompagner les chants…. Les
anciens mangent la bonne soupe autour d’une grande table. Pot au feu au menu.
En digestion, ils joueront au tarot. Menuisier,
dentellière, sabotier, s’activent au son des orgues de barbarie et
limonaires.
Le spectacle a fait pleurer de rire de nombreux spectateurs avec des numéros dignes des plus grands music-halls . … Enfin, nous , on trouve…. Ce sont les habitants de Laviron, des plus jeunes aux plus vieux qui s’allient pour des tableaux de danses variés, avec une pointe de dérision si grivoise… Grivois ? olé olé ? Que nenni ! grivois est le nom des habitants de Laviron !
Un morceau d'anthologie: « La cloche
sonne » |





